L'Arabie saoudite accorde à l'Unrwa un don vingt-cinq fois supérieur à celui qu'elle s'était engagée à verser

Selon les estimations de l'Unrwa, 1,6 milliard de dollars sont requis pour financer les services vitaux destinés aux millions de Palestiniens vivant au Moyen-Orient. (Photo fournie)
Selon les estimations de l'Unrwa, 1,6 milliard de dollars sont requis pour financer les services vitaux destinés aux millions de Palestiniens vivant au Moyen-Orient. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 25 octobre 2022

L'Arabie saoudite accorde à l'Unrwa un don vingt-cinq fois supérieur à celui qu'elle s'était engagée à verser

  • Le Royaume a versé un don supérieur aux 2 millions de dollars qu'il s'était engagé à fournir, en versant la somme de 50 millions de dollars pour la seule année en cours
  • La communauté internationale n'accorde pas la priorité au sort des Palestiniens; elle préfère répondre à d'autres crises, selon Philippe Lazzarini, commissaire général de l'Unrwa

AMMAN: L'Arabie saoudite s'est imposée depuis des dizaines d'années comme l'un des plus grands donateurs en faveur des réfugiés palestiniens. Elle a accordé des fonds aux camps établis dans les territoires occupés et dans le reste du Moyen-Orient. Le Royaume a également alimenté les caisses des organismes d'aide qui opèrent dans la région.

En effet, des millions de Palestiniens vivent de l'aide fournie par l'Office de secours et de travaux des nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) depuis l'occupation par Israël de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza.

L'Unrwa a annoncé cette semaine avoir reçu une nouvelle contribution à hauteur de 27 millions de dollars (1 dollar = 1,01 euro) de la part de l'Arabie saoudite pour financer des programmes dans la région. Ce don porte ainsi le total des dons consentis par le Royaume à 50 millions de dollars, somme qu'il s'est engagé à verser au cours de cette année.

Au cours des vingt dernières années, l'Unrwa a reçu plus d'un milliard de dollars du Royaume, ce qui place ce pays parmi les principaux donateurs. Les dons qui viennent d'être accordés soutiendront les Palestiniens qui dépendent de l'aide humanitaire et qui sont au nombre de deux millions d’individus, voire plus.

Depuis sa création, en 1949, l'Unrwa a pour mission de soutenir et de protéger les réfugiés palestiniens, en attendant de trouver une solution équitable et durable à leur situation.

Mais l'agence a évolué au fil des ans: elle assure désormais des services d'urgence pour les personnes touchées par l'occupation de 1967, notamment les millions de réfugiés qui vivent en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza.

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C'est en 2018 que l'Unrwa a subi un coup dur en matière de financement. Cette année-là, le gouvernement américain a suspendu ses contributions; il les a rétablies en 2021. (Photo fournie).

 

Par ailleurs, l'Arabie saoudite s'est engagée dans cent huit projets d'aide qui recouvrent divers secteurs: sécurité alimentaire, gestion des camps, éducation et santé. Ces vingt dernières années, elle a versé plus de 5 milliards de dollars par l’intermédiaire du Centre du roi Salmane pour l'aide humanitaire et les secours (KSRelief).

«L'Arabie saoudite se place depuis longtemps en tête des pays qui soutiennent les Palestiniens, qu’ils vivent en Palestine ou ailleurs dans la région. Les nations qui se sont engagées à allouer des fonds doivent tenir leurs promesses», affirme Naïf ben Bandar al-Soudaïri, l'ambassadeur de l'Arabie saoudite en Jordanie, dans un entretien avec Arab News.

«Les réfugiés perçoivent le Royaume comme un pays qui honore ses engagements et mène les efforts humanitaires. Cette approche peut exercer une pression indirecte sur les autres États et les inciter à suivre le mouvement.»

Le montant des aides annuelles que l'Arabie saoudite s'est engagée à verser à l'Unrwa se chiffre à 2 millions de dollars. Le Royaume a donc fait don d'une somme vingt-cinq fois supérieure à ce montant pour la seule année en cours. Selon M. Al-Soudaïri, ces chiffres attestent du soutien indéfectible que le Royaume apporte au peuple palestinien.

C'est en 2018 que l'Unrwa a subi un coup dur en matière de financement. Cette année-là, le gouvernement américain a suspendu ses contributions; il les a rétablies en 2021. Cette décision s'explique par l'attention de moins en moins importante que la communauté internationale accorde au sort des Palestiniens.

«Les défis financiers auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui sont apparus il y a environ dix ans», confie à Arab News le commissaire général de l'Unrwa, Philippe Lazzarini.

«Ces défis financiers ont surgi dans une période marquée par une série d'évolutions: le conflit israélo-palestinien perdait de son importance, une nouvelle dynamique politique émergeait, l'attention portée à cette partie du monde s'amenuisait et l'Unrwa, dans un tel contexte, devenait un accessoire.»

«Nous avons continué à fournir nos services aux millions de réfugiés palestiniens, notamment dans les domaines de l'éducation, des soins de santé primaires et de la protection sociale, conformément au mandat qui nous a été assigné.»

En raison d'une multitude de nouveaux défis, comme l'inflation des prix, «les ressources ont toutefois été bloquées», ajoute-t-il.

Depuis juin 1967, la vie des Palestiniens qui vivent dans les territoires occupés est bouleversée par un ensemble complexe de lois et de règlements qui ont fragmenté l'économie, détruit les maisons, sapé l'agriculture et la vie culturelle.

C'est la suppression des aides étrangères et les répercussions de la pandémie de Covid-19 qui ont fait monter en flèche le nombre de Palestiniens qui vivent sous le seuil de pauvreté. La Banque mondiale estime que ce chiffre est passé à 53% à Gaza.

La Banque mondiale, dans son rapport de contrôle économique de mai 2022, indique que les revenus de 72% des ménages de Cisjordanie et de 57% de ceux de Gaza ont chuté pendant la pandémie. Dans le même temps, l'insécurité alimentaire a grimpé en Cisjordanie (de 9% à 23%) et à Gaza (de 50% à 53%).

«Les conditions économiques et politiques se sont détériorées, ce qui a provoqué une profonde crise budgétaire caractérisée par une série de changements: les dons ont considérablement diminué, le financement s'est affaibli, la dette nationale s'est accrue et les arriérés du secteur privé ainsi que de la caisse de retraire ont augmenté de façon disproportionnée», peut-on lire dans un rapport publié en août par la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement.

Selon l'Unrwa, il faudra consacrer 1,6 milliard de dollars pour financer la totalité des services vitaux offerts aux millions de Palestiniens que compte le Moyen-Orient. Sur ce montant, 806 millions de dollars sont nécessaires pour soutenir l'éducation, la santé, les secours, les services sociaux et la protection, auxquels s'ajoutent 406 millions de dollars destinés à l'aide d'urgence à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

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Au cours des vingt dernières années, l'Arabie saoudite a consacré plus de 5 milliards de dollars à l'aide humanitaire par l'intermédiaire du Centre du roi Salmane pour l'aide et le secours humanitaires (KSRelief). (SPA).

Une somme supplémentaire de 365 millions de dollars s'avère nécessaire pour financer la réponse humanitaire d'urgence en Syrie, au Liban et en Jordanie. Dans ces pays, les réfugiés palestiniens souffrent des crises qui se chevauchent, notamment le conflit prolongé en Syrie, la pandémie de Covid-19, sans oublier les crises politiques et économiques qui secouent le Liban.

D’après M. Lazzarini, le caractère imprévisible des subventions entrave considérablement le travail de l'organisation en raison du peu d'intérêt manifesté par la communauté internationale.

«Cet amalgame de facteurs survient à un moment où les perspectives politiques restent maigres», affirme M. Lazzarini. «Je suis convaincu que la pénurie de fonds peut être aisément palliée si la communauté internationale y accorde l'attention et la volonté nécessaires.»

«Il arrive que le financement soit réduit sous l'effet de certaines considérations politiques; nous recevons parfois moins de fonds de certains donateurs, soit parce qu’ils n'accordent plus la priorité à cette région, soit parce qu'ils ont été contraints de réduire le budget qu'ils consacrent à l'étranger, et cette situation se répercute sur cette région.»

Dans ce contexte, les dons consentis par le Royaume permettront à l'Unrwa de se mobiliser à l'échelle mondiale pour pallier le déficit de fonds, qui atteint cette année des proportions sans précédent.

Grâce au soutien de l'Arabie saoudite et d'autres partenaires, l'agence a ouvert en temps voulu sept cent onze écoles qui accueillent cinq cent trente mille enfants en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, à Gaza, en Jordanie, au Liban et en Syrie.

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Naïf ben Bandar al- Soudaïri, ambassadeur de l'Arabie saoudite en Jordanie, affirme que le Royaume apporte depuis longtemps son soutien aux Palestiniens. (Photo d'Arab News/Abdelrahmane Shalhoub)

Dans le même temps, cent quarante centres médicaux ont poursuivi leurs activités et fourni des soins de santé primaires à trois millions de patients.

«La position du Royaume vis-à-vis de la cause humanitaire des Palestiniens va de pair, à mon avis, avec sa position politique», déclare l'ambassadeur saoudien en Jordanie, M. Al-Soudaïri.

L'Unrwa a pour mission de soutenir et de protéger les réfugiés palestiniens, en attendant de trouver une solution équitable et durable à leur situation.

«Le Royaume est le seul pays à avoir soumis deux initiatives en faveur de la paix sur la base de la résolution 242 des Nations unies. La première a été présentée à Fès par le roi Fahad et la seconde à Beyrouth par le prince Abdallah, qui était alors prince héritier.»

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faysal ben Farhane ben Abdallah, a confirmé dans le discours qu'il a prononcé le mois dernier devant l'Assemblée générale des nations unies que le Royaume place la cause palestinienne au premier rang de ses priorités et qu'il continuera à le faire.

«Le soutien à la Palestine figure au cœur de la politique étrangère du Royaume depuis sa création», a-t-il ajouté.

Le prince Faysal a précisé devant l'Assemblée générale des nations unies que «la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient requièrent une solution équitable et globale pour la question palestinienne».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule «affiliée à l'EI»

Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
  • Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers
  • Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad

DAMAS: Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron.

"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab.

"Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (Etat islamique)".

Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad.

Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit.

L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités.

Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées.

A ce moment-là, le chef d'Etat était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh.

"A vos côtés" 

Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024).

Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite.

Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh.

Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile.

Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Elysée avec cet ancien jihadiste.

Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'Etat islamique.

Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.

Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.


Le Liban annonce qu'une délégation américaine supervisera le début du retrait israélien

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
  • Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause
  • "La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington

BEYROUTH: L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence.

Un accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre le Liban et Israël, en guerre depuis des décennies, prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des zones dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud, sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause relative aux "zones pilotes", selon un communiqué de la présidence.

"La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington.

Il a déclaré que le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) assurerait la coordination avec les deux pays concernant ces zones.

"Nous allons bientôt entamer des discussions avec des partenaires internationaux afin d'aider le gouvernement libanais à rétablir effectivement sa souveraineté dans ces zones, puis plus largement sur l'ensemble de son territoire", a ajouté ce responsable.

Il a confirmé que les discussions prévues à Rome les 15 et 16 juillet entre Israël et le Liban auraient bien lieu, après qu'une source diplomatique eut indiqué plus tôt à l'AFP que le Liban avait exigé un retrait israélien avant de participer aux pourparlers.

Le président libanais Joseph Aoun a de son côté appelé une nouvelle fois les Etats-Unis à "faire pression sur Israël". Il a également souligné, devant des visiteurs, "l'importance de parvenir à mettre fin à l'état d'hostilité" avec son voisin.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir pour l'heure maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix kilomètres de sa frontière.

Il a été conclu à l'issue de cinq cycles de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, à Washington.

Les négociations de Rome seront suivies par une visite de M. Aoun aux Etats-Unis, prévue le 21 juillet selon l'ambassade libanaise à Washington.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars en soutien à Téhéran, est opposé aux négociations directes avec Israël et refuse d'être désarmé.

"Aucune clause de l'accord ne passera", a une nouvelle fois martelé cette semaine le chef du Hezbollah Naïm Kassem.


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.