L’Arabie saoudite fait don de 27 millions de dollars à l’Unrwa

L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
L’ambassadeur du Royaume en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le sous-secrétaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine signent le protocole d’accord à Amman. (Abdulrahman Shalhoub/ Arab News)
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Publié le Lundi 24 octobre 2022

L’Arabie saoudite fait don de 27 millions de dollars à l’Unrwa

  • Ce don vise à soutenir les activités de l’agence dans les territoires palestiniens
  • Cette contribution fait partie d’un engagement plus large du Royaume pour aider l’agence à continuer de fournir des services essentiels à 5,6 millions de réfugiés palestiniens dans la région

AMMAN: L'Arabie saoudite a fait don dimanche de 27 millions de dollars (1 dollar = 1,01 euro) à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) en vue de soutenir les activités de l'organisation dans les territoires palestiniens.

Le don s'inscrit dans le cadre de la promesse prise par le Royaume en 2018/2019 de soutenir les services de base de l'agence avec un don de 50 millions de dollars. La contribution fait partie d'un engagement plus large du Royaume, qui est l'un des principaux donateurs de l'agence depuis des décennies, pour aider l'Unrwa à continuer de fournir des services essentiels aux 5,6 millions de réfugiés palestiniens dans la région.

Le protocole d'accord a été signé par l'ambassadeur saoudien en Jordanie, Nayef al-Sudairi, le commissaire général de l'Unrwa, Philippe Lazzarini, et le Dr Ahmad Abu Holie, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine et chef du département des affaires des réfugiés.

S'adressant à Arab News, Al-Sudairi a déclaré que la présence saoudienne était et reste au cœur de la cause palestinienne, car la position du Royaume sur la question palestinienne est considérée comme l'une des principales constantes de la politique étrangère saoudienne depuis sa création par le roi Abdelaziz ben Abdelrahmane al-Saoud, qui a été le premier à soutenir et à défendre le peuple palestinien.

«La position ferme de l'Arabie saoudite à l'égard de la cause palestinienne s'est poursuivie jusqu'au règne du roi Salmane et de son prince héritier. Le roi a annoncé la position officielle saoudienne à de nombreuses occasions, qui a été réitérée récemment par le ministre des Affaires étrangères du Royaume, le prince Faisal ben Farhane, lors de la 77e Assemblée générale des Nations unies à New York il y a quelques semaines. Il a affirmé que la question palestinienne était au premier plan des préoccupations du Royaume et que celui-ci soutenait le peuple palestinien pour qu'il obtienne ses droits légitimes, y compris la création de son État indépendant sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale», a-t-il ajouté.

«Le soutien du Royaume et de ses institutions a contribué à la capacité de l'Unrwa à maintenir ses services vitaux pour les réfugiés palestiniens pendant des décennies», a déclaré Lazzarini. Il a ajouté que l'agence a eu des difficultés à maintenir son financement en raison de l'imprévisibilité des donateurs, et qu'au cours de la dernière décennie, «l'attention portée à cette partie du monde a diminué».

Le Royaume a donné plus d'un milliard de dollars à l'Unrwa au cours des dix dernières années, permettant à l'agence de continuer à fournir des services essentiels aux réfugiés palestiniens.

«Ce que l'agence a connu au cours des dix dernières années a fait stagner les ressources globales. Le don nous aidera à maintenir nos activités, mais la lutte continuera», a déclaré M. Lazzarini, ajoutant: «Des événements comme aujourd'hui nous donnent l'espoir de réussir, d’en sortir, mais ce n'est pas une réponse à une solution à plus long terme. Ce que nous devons voir, c'est une réactivation du processus de paix.»

«Ce soutien du Royaume s'inscrit dans le cadre de son engagement envers la cause palestinienne et les réfugiés en Palestine», a indiqué le Dr Abu Holie, ajoutant: «Cette contribution intervient alors que nous avons assisté l'année dernière à une baisse de l'aide de la part de certains pays et d'autres qui ont retiré leurs dons. Le don du Royaume contribuera à la fourniture de services et nous appelons les autres pays à respecter leurs engagements.»

Depuis 1999, les contributions fournies par l'Arabie saoudite et ses entités humanitaires et de développement ont dépassé 5,2 milliards de dollars, y compris le soutien à l'Autorité palestinienne et l'aide directe à divers secteurs, notamment la santé, l'éducation, les infrastructures et plus encore.

«L'Arabie saoudite et la Jordanie se consacrent depuis des décennies au soutien de la cause palestinienne dans divers domaines, par le biais de partenariats avec l'Unrwa, la Jordanie, la Palestine et d'autres parties. La relation historique de coopération avec l'Unrwa vise à réaffirmer notre soutien continu à ses services et notre appréciation de son rôle dans l'aide aux réfugiés palestiniens», a affirmé M. Al-Sudairi.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.