La remarquable participation de la France au forum annuel de la FII

Ludovic Pouille, l’ambassadeur de France en Arabie saoudite. (Photo, Abdulrahman ben Shalhoub)
Ludovic Pouille, l’ambassadeur de France en Arabie saoudite. (Photo, Abdulrahman ben Shalhoub)
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Publié le Mercredi 26 octobre 2022

La remarquable participation de la France au forum annuel de la FII

  • La dernière décennie témoigne d’une coopération constante entre l’Arabie saoudite et la France
  • «Notre contribution au développement touristique de la région d’AlUla, véritable joyau naturel et archéologique, est particulièrement forte»

RIYAD: Dans le cadre du forum annuel de la Future Investment Initiative (FII) et comme chaque année, Riyad réunit des décideurs politiques, chefs d’entreprise, investisseurs et entrepreneurs des quatre coins du monde, pour façonner l’avenir de l’investissement international et de l’économie mondiale. 

La participation de la France à cette édition, intitulée «Investir dans l’humanité: permettre un nouvel ordre mondial», est remarquable.
Elle compte près de deux cent cinquante représentants d’entreprises françaises qui sont présents pour la sixième édition de la FII, dont vingt-cinq intervenants.

En marge du forum, Arab News a rencontré l’ambassadeur de France en Arabie saoudite, M. Ludovic Pouille, qui nous a confié que le gouvernement français contribue de différentes manières à «investir dans l’humanité». 

«Tout d’abord, en investissant fortement dans la décarbonation de son industrie, avec une enveloppe dédiée de 5,6 milliards d’euros du plan France 2030. La Stratégie nationale bas carbone (SNBC) vise une réduction des émissions de gaz à effets de serre de 35 % d’ici à 2030 et de 81 % d’ici à 2050 par rapport à 2015 pour l’industrie», déclare-t-il, en ajoutant que la France vise aussi à devenir un des leaders mondiaux dans l’hydrogène vert, en produisant près de deux millions de véhicules électriques et hybrides, et le premier avion bas carbone.

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Ludovic Pouille, l’ambassadeur de France en Arabie saoudite. (Photo, Abdulrahman ben Shalhoub)

M. Pouille souligne que la France contribue aussi «en augmentant ses financements au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités, principalement en Afrique; la France consacre 0,55 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement en 2022, et s’efforcera d’atteindre 0,7 % du revenu national brut en 2025.»

La dernière décennie témoigne d’une coopération constante entre l’Arabie saoudite et la France, avec d’innombrables investissements à tous les niveaux. Ludovic Pouille explique que «les investissements bilatéraux sont assez asymétriques: le stock d’investissements directs français en Arabie saoudite est estimé à quelque trois milliards d’euros, principalement concentrés dans le secteur de l’énergie et des services, tandis que les investissements saoudiens en France sont eux encore peu développés (six cents millions d’euros), comparés à ceux d’autres pays du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCEAG) tels que les Émirats arabes unis (EAU) et le Qatar. Ces investissements sont concentrés dans l’immobilier résidentiel et l’hôtellerie.»

«Notre contribution au développement touristique de la région d’AlUla, véritable joyau naturel et archéologique, est particulièrement forte compte tenu notamment de cet accord intergouvernemental.» - Ludovic Pouille, ambassadeur de France en Arabie saoudite

Il note également que l’ambition de la France n’est pas seulement d’accroître la présence des entreprises françaises dans l’économie saoudienne, mais aussi d’accompagner les partenaires saoudiens, institutions et entreprises privées, pour qu’ils explorent les opportunités d’investissement dans l’économie française, dans des secteurs stratégiques comme le digital (start-up) ou encore l’industrie du futur.

«La France est un pays d’opportunités d’investissement et vous serez peut-être intéressé de savoir que l’économie française est de plus en plus attractive et conserve même sa première place en 2021 en termes de nombre de projets d’investissements étrangers annoncés en Europe et elle creuse l’écart avec ses principaux concurrents selon le baromètre EY.»

Concernant les activités de la France à AlUla et la vision ambitionnant de mettre en œuvre le nouveau modèle de développement touristique, l’ambassadeur souligne que la France, à travers l’accord intergouvernemental signé entre le président de la république et le prince héritier, Mohammed ben Salmane, en avril 2018, s’est vu attribuer un rôle privilégié dans le développement et la valorisation de la région aux côtés de la Commission royale pour AlUla (RCU).

«Notre contribution au développement touristique de la région d’AlUla, véritable joyau naturel et archéologique, est particulièrement forte compte tenu notamment de cet accord intergouvernemental. Afin de mobiliser largement notre expertise, nous avons créé une agence dédiée, l’Agence française pour le développement d’AlUla (Afalula), composée aujourd’hui d’une cinquantaine de personnes, qui interviennent quotidiennement à la mise en œuvre des projets menés par la RCU dans plusieurs domaines.»

«À travers l’expertise et le savoir-faire qu’elle déploie sur cette zone, l’enjeu pour la France est de jouer un rôle actif dans son développement, mais aussi d’en faire un laboratoire d’excellence, susceptible de faire rayonner l’influence française sur l’ensemble du territoire saoudien.»

Pour M. Pouille, le chantier d’AlUla occupe en effet une place essentielle dans la définition de l’Arabie saoudite de demain à travers son caractère fortement culturel, qui le distingue nettement des autres mégaprojets saoudiens. «L’excellence française déployée au quotidien sur le terrain nous donne les cartes pour placer nos entreprises et notre expertise à long terme. Nous souhaiterions par ailleurs renforcer davantage l’expertise française dans les domaines de la formation qui sont essentiels pour la transformation de la région et plus généralement du pays.»

Au sujet de la facilitation des réglementations pour le visa des ressortissants des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) qui souhaitent visiter la France, l’ambassadeur déclare qu’il y a «un processus en cours auprès de l’Union européenne (UE) concernant l’exemption de visa pour les ressortissants du CCG et la France soutient fortement cette démarche».

«Lors de sa présidence de l’UE au premier semestre 2022, la France a ainsi plaidé pour l’exemption pour les ressortissants de l’ensemble des pays du CCG, dans un esprit de cohérence régionale», conclut-il

 


Macron dans un lycée en Lozère mardi pour la rentrée scolaire

Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende pour échanger sur la généralisation de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée
  • Il visitera ensuite la faculté d’éducation de l’université de Montpellier à Mende pour présenter la réforme de la formation des enseignants, destinée notamment à renforcer le recrutement

PARIS : Emmanuel Macron se rendra au lycée Chaptal de Mende (Lozère) mardi, où il échangera avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, pour la dernière rentrée scolaire de son double quinquennat, a annoncé vendredi l'Elysée.

"Dans la suite de son engagement pour renforcer la protection des mineurs face aux expositions permanentes aux écrans, le chef de l'Etat échangera avec les élèves et les enseignants sur la généralisation de l'interdiction des téléphones portables au lycée, dans la continuité de ce qui est mis en place au collège depuis 2018", a précisé la présidence.

Déjà en vigueur de la maternelle au collège, l'interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée par la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a promulgué ce texte mardi alors que le Conseil constitutionnel a censuré sa mesure phare interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Il se rendra ensuite à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier sur le site de Mende à l'occasion de la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants, "grand engagement du second quinquennat" selon l'Elysée.

Pour répondre à la crise du recrutement, le ministère de l'Education nationale a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.

Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence (bac+3). Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).

Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.

Cette réforme "permet de préparer plus tôt et plus progressivement les futurs enseignants à leur métier, grâce à des programmes rénovés, une formation renforcée et mieux répartie sur le territoire", estime la présidence.

"Elle doit renforcer durablement l'attractivité du métier et élargir le vivier de candidats qui seront rémunérés pendants leurs années de master", ajoute-t-elle.

Le chef de l’Etat échangera avec des étudiants se préparant au professorat des écoles, dont notamment les premiers lauréats du nouveau concours.


Mélenchon aux patrons: "si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession"

Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
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  • Jean-Luc Mélenchon appelle les chefs d’entreprise à augmenter les salaires pour éviter une récession en France
  • Lors du débat du Medef, les principaux candidats ont exposé leurs visions économiques, de la réduction de la bureaucratie à la relance sociale et écologique

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession", en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.

"Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession", a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.

Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central.

Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays.

"Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France", a dit la candidate du Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.

Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à "présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites".

Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du "sang et des larmes", s'est dit "convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur".

Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, "brûler la dette" mettra la France en "interdit bancaire".

"Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe", a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son "nouveau contrat patriotique".

A droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", "paperasse", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui.

L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, "les Ecologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".


Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
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  • Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source
  • José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio

BOGOTA: Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.

Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document.

Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.

José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.

Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.

Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.

Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.