Al-Azhar menace de poursuites judiciaires ceux qui insultent le prophète

Cette photo, publiée par le bureau des médias de la mosquée égyptienne Al-Azhar le 8 novembre 2020, montre le grand imam d'Al-Azhar cheikh Ahmed el-Tayyeb (à droite) rencontrant le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (à gauche) dans la capitale égyptienne. (AFP)
Cette photo, publiée par le bureau des médias de la mosquée égyptienne Al-Azhar le 8 novembre 2020, montre le grand imam d'Al-Azhar cheikh Ahmed el-Tayyeb (à droite) rencontrant le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (à gauche) dans la capitale égyptienne. (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 10 novembre 2020

Al-Azhar menace de poursuites judiciaires ceux qui insultent le prophète

  • «Nous poursuivrons ceux qui insultent notre noble prophète devant les tribunaux internationaux, même si nous passons toute notre vie à le faire», a déclaré dimanche dernier le grand imam d’Al-Azhar
  • Ahmed el-Tayyeb a décrit Le Drian comme incarnant la «voix de la raison et de la sagesse» et a salué ses déclarations

LE CAIRE: Le grand imam de la plus haute autorité religieuse égyptienne a promis de poursuivre ceux qui insultent le prophète Mahomet.

Cheikh Ahmed el-Tayyeb, qui est la plus haute autorité d'Al-Azhar, a fait cette remarque après avoir rencontré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

« Nous poursuivrons ceux qui insultent notre noble prophète devant les tribunaux internationaux, même si nous passons toute notre vie à le faire », a déclaré dimanche dernier le cheikh. 

« Nous refusons de définir le terrorisme comme venant de l’islam. Tout le monde devrait cesser d'utiliser cette description immédiatement, parce que cela blesse les sentiments des musulmans du monde entier, et c'est une description qui contredit la vérité que tout le monde connaît. »

Jean-Yves Le Drian se rendait en Égypte à un moment de tension accrue, après les commentaires du président français, Emmanuel Macron, sur l'islam. Le dirigeant européen a décrit la religion comme une «foi en crise dans le monde entier» et a défendu la publication des caricatures se moquant du prophète.

Lors d’une conférence de presse avec son homologue égyptien Sameh Choukry, le ministre français des Affaires étrangères a exprimé le «profond respect» de son pays pour l’islam et a souligné le fait que les musulmans de France faisaient partie de l’histoire et de l’identité de la nation.

Lors de sa rencontre avec le cheikh, il a déclaré que la France croyait en l'importance d'Al-Azhar et du grand imam pour appeler à la tolérance et à la modération. « Nous devons lutter avec le grand Al-Azhar contre la haine et les illusions des extrémistes.»

Ahmed el-Tayyeb a décrit Le Drian comme incarnant la «voix de la raison et de la sagesse» et a salué ses déclarations. « Les musulmans du monde entier rejettent le terrorisme qui agit au nom de la religion et affirment l’innocence de l’islam et de son prophète contre tout terrorisme.»

Il a ajouté que les terroristes ne représentaient pas les musulmans et que les musulmans n'étaient pas responsables des actions des terroristes.

« Nous voulions que les responsables en Europe sachent que ce qui se passe ne représente pas l'islam et les musulmans, d'autant plus que ce sont les musulmans qui paient, plus que les autres, le prix de ce terrorisme.»

« Les transgressions existent parmi les adeptes de chaque religion et dans les divers systèmes. Si nous disons que le christianisme n'est pas responsable de l'incident néo-zélandais, alors nous devons également dire que l'islam n'est pas responsable de la terreur de ceux qui combattent en son nom», déclare-t-il, faisant référence aux fusillades de la mosquée de Christchurch en 2019.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a reçu Jean-Yves Le Drian et l'ambassadeur de France au Caire.

Abdel Fattah al-Sissi a souligné la nécessité urgente de défendre les valeurs de coexistence et de tolérance entre toutes les religions et de développer des relations de compréhension.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Short Url
  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Short Url
  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Short Url
  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.