Turquie: Une médecin arrêtée pour avoir réclamé une enquête sur l'emploi d'armes chimiques

Au moins 20 manifestants et un journaliste ont été arrêtés à Istanbul (Photo, AFP).
Au moins 20 manifestants et un journaliste ont été arrêtés à Istanbul (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 27 octobre 2022

Turquie: Une médecin arrêtée pour avoir réclamé une enquête sur l'emploi d'armes chimiques

  • Une médecin avait réclamé une enquête indépendante sur l'emploi éventuel d'armes chimiques contre les rebelles kurdes du PKK
  • Ankara a dénoncé une campagne de désinformation, et le ministre turc de la Défense a assuré qu'il n'y a pas d'armes chimique dans l'inventaire des forces armées

ISTANBUL: Une médecin turque qui avait réclamé une "enquête indépendante" sur l'emploi éventuel d'armes chimiques contre les rebelles kurdes du PKK dans le nord de l'Irak a été arrêtée mercredi, au lendemain d'un coup de filet visant onze journalistes de médias prokurdes.

"La présidente de l'Union des médecins de Turquie (...) a été arrêtée le 26/10/2022, accusée de faire la propagande d'une organisation terroriste", a indiqué le bureau du procureur général d'Ankara, réclamant son remplacement immédiat.

Des accusations de recours à des armes chimiques, relayées par des médias prokurdes et des membres de l'opposition turque, étaient apparues la semaine dernière, et les combattants kurdes avaient diffusé une liste de 17 noms, accompagnés de photos, présentés comme étant ceux de "martyrs" tués par des gaz toxiques dans le nord de l'Irak.

Ankara a aussitôt dénoncé une campagne de "désinformation", et le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a assuré lundi qu'"il n'y a pas d'armes chimiques dans l'inventaire des forces armées turques".

La présidente de l'Union des médecins de Turquie (TTB), Sebnem Korur Fincanci, avait pour sa part dit avoir "regardé et examiné les images sur les réseaux sociaux" des victimes supposées de "gaz toxiques", appelant à une "enquête indépendante".

Le bureau du procureur général d'Ankara avait annoncé dans la foulée l'ouverture d'une enquête à son encontre.

Contactée par l'AFP, Mme Fincanci avait souligné avoir simplement appelé à une "enquête véritable". "A la place, ils ont ouvert une enquête à mon encontre. Ce n'est pas étonnant. A travers moi, ils intimident la société".

Plusieurs dizaines de manifestants ont convergé mercredi soir dans le quartier de Kadikoy, à Istanbul, pour dénoncer l'arrestation de Mme Fincanci.

Certains ont également protesté contre les interpellations mardi de onze journalistes de médias prokurdes dans plusieurs provinces turques.

Au moins une vingtaine de manifestants et une journaliste ont été interpellés, selon une équipe de l'AFP sur place.

Une manifestation avait réuni plus tôt mercredi à Diyarbakir, la principale ville kurde du pays (sud-est), plusieurs dizaines de personnes, membres des associations et syndicats de la presse, pour dénoncer les arrestations des journalistes de médias prokurdes, a constaté l'AFP.

Pour le reporter Bilal Guldem, ce coup de filet, dans un "dossier vide", "vise à intimider les journalistes et l'opposition kurdes".

Le parti HDP prokurde, deuxième force d'opposition, a également condamné l'arrestation "sous la menace des armes" des onze journalistes "emmenés menottes dans le dos".

"C'est un message à tous les journalistes et employés des médias critiques envers le gouvernement".

"Malheureusement, nous pouvons nous attendre à une hausse de la pression contre les institutions démocratiques représentant l'opposition à l'approche des élections de 2023", ajoute le HDP.

Ces interpellations interviennent une semaine après l'entrée en vigueur d'une loi punissant de prison la divulgation de fausses nouvelles, à huit mois des prochaines élections présidentielle et législatives.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.