Mort de Steve à Nantes: la mise en examen de l'ancien préfet annulée

La cour d'appel avait été saisie d'un recours formé par les avocats des trois fonctionnaires alors mis en examen dans cette affaire (Photo, AFP).
La cour d'appel avait été saisie d'un recours formé par les avocats des trois fonctionnaires alors mis en examen dans cette affaire (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 29 octobre 2022

Mort de Steve à Nantes: la mise en examen de l'ancien préfet annulée

  • L'ancien fonctionnaire, en poste lors de l'intervention policière controversée qui avait entraîné la mort par noyade du jeune homme, se voit accorder le statut de témoin assisté
  • A ce stade de l'instruction, ce statut intermédiaire entre celui de témoin et de mis en examen ne permet pas à un juge de renvoyer l'ancien préfet devant un tribunal

RENNES: La cour d'appel de Rennes a annulé la mise en examen pour homicide involontaire de l'ancien préfet de Loire-Atlantique Claude d'Harcourt après la mort en 2019 de Steve Maia Caniço à Nantes pendant la Fête de la musique.

L'ancien fonctionnaire, en poste lors de l'intervention policière controversée qui avait entraîné la mort par noyade du jeune homme, se voit accorder le statut de témoin assisté, a précisé le parquet de Rennes dans un communiqué.

A ce stade de l'instruction, ce statut intermédiaire entre celui de témoin et de mis en examen ne permet pas à un juge de renvoyer l'ancien préfet devant un tribunal.

"Je prends acte qu'il a été fait droit à nos demandes", s'est félicité l'avocat de l'ancien préfet, Me Georges Holleaux, joint par l'AFP.

La mise en examen de l'ancien directeur de cabinet de M. d'Harcourt et sous-préfet Johann Mougenot, également pour homicide involontaire, est quant à elle confirmée.

Le commissaire de police Grégoire Chassaing, qui avait dirigé l'opération controversée sur les bords de Loire, reste également mis en examen.

Suite à cette décision, le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc indique qu'il prendra ses réquisitions "dans le courant du mois de novembre". Un juge d'instruction décidera ensuite s'il renvoie les deux mis en examen devant un tribunal ou s'il prononce un non-lieu.

La cour d'appel avait été saisie d'un recours formé par les avocats des trois fonctionnaires alors mis en examen dans cette affaire: le préfet de l'époque, son directeur de cabinet ainsi que le commissaire Grégoire Chassaing.

Les deux premiers demandaient l'annulation de leur mise en examen. Ils contestaient notamment le recours à une agence d'expertise, Index, qui a réalisé une reconstitution vidéo de l'intervention policière versée au dossier d'instruction.

Nullité d'une expertise 

Dans son arrêt rendu vendredi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes a "prononcé la nullité de l'expertise" de l'agence Index, comme le demandaient les trois fonctionnaires.

"Sur le fond, mon client continue de clamer son innocence quant aux faits d’homicide involontaire reprochés", a réagi Me Louis Cailliez, avocat du commissaire.

"Nous attendons désormais les réquisitions du Parquet après avoir produit une note en non-lieu démontrant l’absence de faute caractérisée comme de lien de causalité certain avec le décès accidentel" du jeune homme, a-t-il ajouté.

Me Cécile de Oliveira, avocate de la famille de Steve, a estimé que la décision de vendredi était "satisfaisante pour la famille". "On souhaite que la responsabilité du policier soit établie", la famille ne souhaitant pas particulièrement que le préfet reste mis en examen.

"On ne souhaite pas que les responsabilités soient diluées (….) Il est important qu’on reste dans le sens de la responsabilité du policier", a dit à l'AFP Me De Oliveira.

Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, avait disparu après une opération policière destinée à faire cesser une soirée électro en bord de Loire dans la nuit du 21 au 22 juin 2019. L'analyse des relevés du téléphone de Steve a permis de situer sa chute dans la Loire à 04H33, soit pendant l'intervention policière.

Disant s'être sentis menacés et être victimes de jets de projectiles, les policiers avaient riposté en tirant 33 grenades lacrymogènes, 12 balles de défense (LBD) et 10 grenades de désencerclement.

Des témoins avaient relaté avoir été aveuglés par un nuage de gaz lacrymogène. Sept personnes étaient tombées dans la Loire pendant l'intervention policière, sans compter Steve, dont le corps n'a été retrouvé que le 29 juillet, un peu plus d'un km en amont.

Dans ce dossier, le Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) adjoint en poste au moment des faits, a été placé sous le statut de "témoin assisté", de même que la ville de Nantes et sa maire Johanna Rolland, l'adjoint au maire en charge de la sécurité au moment des faits, et la Métropole.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.