Etats-Unis: les décorations de Noël bloquées l'an dernier déboulent dans les rayons

Une salle d'exposition de décorations de Noël de la National Tree Company à North Plainfield, New Jersey, le 26 octobre 2022 (Photo, AFP).
Une salle d'exposition de décorations de Noël de la National Tree Company à North Plainfield, New Jersey, le 26 octobre 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 01 novembre 2022

Etats-Unis: les décorations de Noël bloquées l'an dernier déboulent dans les rayons

  • Les consommateurs américains font face à la plus rapide hausse des prix depuis 40 ans, avec une inflation de 8,2% sur un an
  • Et le remède pour la faire baisser n'augure rien de bon, puisque cela nécessite de faire ralentir l'activité économique

WASHINGTON: Les décorations de Noël arrivées après la bataille l'an dernier aux Etats-Unis à cause des difficultés d'approvisionnement, ont passé l'année stockées et vont enfin pouvoir être vendues par des détaillants pressés de s'en débarrasser, malgré l'inflation qui réduit le pouvoir d'achat.

"L'année dernière, c'était évidemment très très difficile d'obtenir suffisamment d'arbres (de Noël), suffisamment de produits, à envoyer à nos clients", explique Chris Butler, PDG du site de vente de sapins artificiels et de décorations de Noël, National Tree.

"Cette année, c'est un peu l'inverse", continue-t-il, dans un entretien à l'AFP, "il y a beaucoup beaucoup de stocks. Chaque détaillant, chaque fabriquant, a énormément de sapins, énormément de guirlandes, parce que tout est arrivé trop tard l'année dernière".

Du côté des jouets, la situation est similaire. "Nous sommes passés de +nous n'en avons pas assez+ à, maintenant, +nous en avons trop+", remarque James Zahn, éditeur en chef de la publication spécialisée, The Toy Book.

Il y a un an, en effet, les délais d'expédition étaient considérablement allongés par le manque de conteneurs pour faire traverser les océans aux produits fabriqués en Asie.

Et une fois arrivés près des côtes américaines, les bateaux devaient patienter au large des ports en raison du manque de main d'œuvre pour décharger, et du manque de conducteurs pour acheminer les colis jusque chez les détaillants.

Résultat: des sapins de Noël sont arrivés en janvier. Parfois même en février.

Dépenses réduites des consommateurs 

La chaîne de grands magasins Kohl's a ainsi préféré garder les articles de fin d'année arrivés en retard plutôt que de les brader à l'orée du printemps.

"Le Père Noël, le bonhomme de neige et les sapins de Noël ne changent pas beaucoup", a souligné la responsable financière du groupe, Jill Timm, lors d'une conférence organisée par Goldman Sachs en septembre.

Le stock c'est de l'argent. Pas question donc, pour les commerçants, de conserver un an de plus des boules de Noël et chaussons à têtes de rennes.

Depuis Noël 2021, cependant, l'inflation est passée par là.

Même en comptant les coûts de stockage et les intérêts, les sapins achetés l'année dernière restent "un peu moins chers" que ceux qui arrivent en ce moment, remarquait Richard Galanti, responsable financier du grossiste Costco, en septembre.

Les consommateurs américains font face à la plus rapide hausse des prix depuis 40 ans, avec une inflation de 8,2% sur un an. Et le remède pour la faire baisser n'augure rien de bon, puisque cela nécessite de faire ralentir l'activité économique, ce qui risque de provoquer une récession.

Avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, "les consommateurs pourraient ne pas dépenser autant", anticipe Chris Butler.

L'inflation continuera "de peser fortement (...), ce qui pourrait entraîner une saison des fêtes difficile pour les détaillants", soulignait mardi Lynn Franco, du Conference Board, un institut de recherche économique. Avec de tels stocks, "une demande insuffisante peut entraîner de fortes remises qui réduiraient leurs marges bénéficiaires".

Promotions 

A cette période de l'année, détaillants et prestataires logistiques devraient être en train de se mettre en ordre de marche pour lancer la saison des fêtes.

Mais en raison d'une "demande des consommateurs plus faible", et de magasins "surstockés", "les volumes de biens transportés ont ralenti et le prix du transport a diminué", relève Oren Klachkin, économiste pour Oxford Economics.

Avec l'inflation, les prix des jeux et jouets ont, dans l'ensemble, augmenté "d'environ 15%" par rapport à Noël 2021, selon James Zahn. "Cela va faire une différence pour les familles déjà contraintes par la hausse des prix de l'alimentation et du carburant", avance-t-il.

Les fabricants de jouets comme Hasbro, qui distribue le Monopoly, les pistolets Nerf et les figurines Transformers, doivent ainsi s'adapter au pouvoir d'achat rogné des parents.

"Nous avons vu le consommateur moyen devenir de plus en plus sensible aux prix au fil de l'année", reconnaissait mardi son PDG, Chris Cocks, en soulignant que les opérations de promotions étaient devenues "de plus en plus importantes".

Mattel, le vendeur des poupée Barbies et des jouets Fisher-Price, a aussi prévenu mardi qu'il allait proposer davantage de rabais à l'approche des fêtes.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Short Url
  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
Short Url
  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
Short Url
  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.