Le CPJ renouvelle son appel à la libération des journalistes détenus lors des manifestations en Iran

Dans sa tentative d’écraser les protestations, le régime essaye également de réduire les médias au silence (Photo, AFP).
Dans sa tentative d’écraser les protestations, le régime essaye également de réduire les médias au silence (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 03 novembre 2022

Le CPJ renouvelle son appel à la libération des journalistes détenus lors des manifestations en Iran

  • Le groupe exhorte le Conseil de sécurité de l’ONU à mener une enquête sur toutes les violations présumées des droits de l’homme commises par le gouvernement iranien
  • Les deux femmes journalistes qui ont annoncé la mort d’Amini aux mains de la police des mœurs ont été accusées par le gouvernement iranien d’être des agentes de la CIA

LONDRES: Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), organisme de surveillance des médias, a renouvelé mardi son appel aux autorités iraniennes afin de libérer tous les journalistes détenus dans le pays.

Le CPJ, une organisation américaine indépendante à but non lucratif, a exigé la libération de 37 reporters et a exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU à mener une enquête équitable et indépendante sur toutes les violations présumées des droits de l’homme commises par le gouvernement iranien.

«Les autorités iraniennes doivent libérer tous les journalistes détenus immédiatement et sans condition», a déclaré Jodie Ginsberg, présidente du CPJ. 

«Les autorités iraniennes tentent de passer sous silence un moment critique de l’histoire du pays et, ce faisant, ont fait de l’Iran l’un des principaux geôliers de journalistes dans le monde en un temps étonnamment court», a-t-elle ajouté.

Selon le groupe de pression, depuis que les troubles actuels ont éclaté dans le pays en septembre, la police a arrêté 51 journalistes. Le CPJ a documenté la libération sous caution de seulement 14 d’entre eux.

L’Iran est en proie aux plus grandes manifestations antigouvernementales dans le pays depuis des décennies. Elles ont été déclenchées par la mort en garde à vue, le 16 septembre, de Mahsa Amini, 22 ans, qui avait été arrêtée trois jours auparavant pour avoir prétendument enfreint les lois vestimentaires strictes du pays.

Ce soulèvement s’est poursuivi malgré la répression du gouvernement, qui a entraîné la mort de plus de 250 personnes et l’arrestation et la détention de milliers d’autres.

Dans sa tentative d’écraser les protestations, le régime tente également de réduire les médias au silence. Selon la Coalition pour les femmes dans le journalisme, basée à New York, près de la moitié des journalistes détenus en raison de leur couverture des manifestations sont des femmes.

La semaine dernière, Niloofar Hamedi et Elahe Mohammadi, les femmes journalistes qui ont annoncé la mort d’Amini aux mains de la «police des mœurs» iranienne, ont été accusées par le gouvernement iranien d’être des agentes de la CIA et de servir de «principales sources d’information pour les médias étrangers». Si elles sont reconnues coupables, elles risquent la peine de mort.

L’Association des journalistes iraniens a publié une réponse dans laquelle elle affirme que «ce qu’elles (les autorités iraniennes) ont cité comme preuve de leurs accusations est la définition exacte du devoir professionnel des journalistes».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.