Quatre Palestiniens, dont un assaillant, tués par les forces israéliennes

La police des frontières israélienne a été aperçue jeudi dans la zone où un Palestinien a été poignardé dans la vieille ville de Jérusalem. (Photo, Reuters)
La police des frontières israélienne a été aperçue jeudi dans la zone où un Palestinien a été poignardé dans la vieille ville de Jérusalem. (Photo, Reuters)
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Publié le Jeudi 03 novembre 2022

Quatre Palestiniens, dont un assaillant, tués par les forces israéliennes

La police des frontières israélienne a été aperçue jeudi dans la zone où un Palestinien a été poignardé dans la vieille ville de Jérusalem. (Photo, Reuters)
  • Dans l'après-midi, l'armée israélienne a indiqué mener un raid à Jénine, bastion des factions armées dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967
  • Dans la foulée d'attaques meurtrières en Israël en mars et avril derniers et d'autres attaques anti-israéliennes qui ont suivi, l'armée israélienne a mené plus de 2 000 raids en Cisjordanie, notamment dans les secteurs de Jénine et Naplouse

JÉNINE: Quatre Palestiniens, dont l'auteur d'une attaque et un combattant, ont été tués jeudi par les forces israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem, sur fond d'une poussée des violences liées au conflit israélo-palestinien. 

Dans l'après-midi, l'armée israélienne a indiqué mener un raid à Jénine, bastion des factions armées dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. 

"Il y a deux martyrs tués par balle par les forces d'occupation et quatre personnes blessées (...)", a déclaré dans un communiqué le ministère palestinien de la Santé. 

Selon des sources locales, l'un des deux hommes tués est Farouq Jamil Salameh, 28 ans, un commandant des brigades al-Qods, branche armée du Jihad islamique, second mouvement islamiste palestinien après le Hamas. 

Plus tôt dans la journée, dans la Vieille Ville de Jérusalem, située dans la partie orientale occupée depuis 1967 par Israël, un Palestinien de 20 ans, Amer Bader, a été abattu par les forces de l'ordre après avoir blessé trois policiers dans une attaque. 

L'homme "a sorti un couteau et a poignardé un officier", a indiqué la police. "Du fait de cette attaque au couteau, trois officiers de police ont été blessés" au total. 

L'hôpital Shaare Zedek a indiqué avoir traité deux blessés, dans un état stable. "L'un souffrait de coups de couteau dans le torse et l'autre avait des blessures par balles dans la jambe." 

Avant l'aube, les forces israéliennes ont tué un Palestinien lors de heurts à Beit Duqqu, village situé juste au nord Jérusalem, en Cisjordanie. 

Selon des témoins et le ministère palestinien de la Santé, Daoud Mahmoud Khalil Rayan, 42 ans, a été tué par "balle réelle en plein coeur" lors d'une marche en hommage à un Palestinien tué la veille après avoir mené une attaque anti-israélienne. 

Ces violences surviennent dans la foulée des élections législatives mardi en Israël qui devraient permettre à Benjamin Netanyahu de retourner au pouvoir grâce à ses alliés, les partis religieux et de l'extrême droite. 

Levée du siège de Naplouse 

Dans la foulée d'attaques meurtrières en Israël en mars et avril derniers et d'autres attaques anti-israéliennes qui ont suivi, l'armée israélienne a mené plus de 2 000 raids en Cisjordanie, notamment dans les secteurs de Jénine et Naplouse. 

Ces raids, et les heurts qui y sont parfois associés, ont fait plus de 120 morts côté palestinien, le bilan le plus lourd depuis sept ans et le deuxième plus élevé depuis la fin de la seconde intifada, soulèvement palestinien du début des années 2000, selon l'ONU. 

Autour de Naplouse, l'armée israélienne a levé son siège imposé depuis trois semaines après une attaque mortelle contre un soldat revendiquée par un groupe de combattants locaux, Areen al-Oussoud ou "Le repaire des lions". 

Après cette attaque, l'armée avait bloqué ou filtré l'accès à Naplouse et avait intensifié ses raids dans cette grande ville du nord de la Cisjordanie, ciblant ce groupe et faisant plusieurs morts. 

Après une évaluation de la situation, "il a été décidé que le bouclage général imposé aux entrées et sorties de Naplouse allait être levé", a indiqué l'armée dans un communiqué. 

Selon un journaliste sur place, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh et le représentant de l'Union européenne pour les Territoires palestiniens, Sven Kühn von Burgsdorff, se sont rendus sur place jeudi. 


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com