Blinken souhaite des avancées sur les droits humains en Egypte avant la COP27

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken à Washington (Photo, AFP).
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken à Washington (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 04 novembre 2022

Blinken souhaite des avancées sur les droits humains en Egypte avant la COP27

  • Antony Blinken a exhorté jeudi l'Egypte à libérer des prisonniers politiques
  • Les groupes de défenses des droits humains estiment que quelque 60 000 prisonniers politiques se trouvent dans les geôles égyptiennes

WASHINGTON: Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a exhorté jeudi l'Egypte à libérer des prisonniers politiques, au moment où plus de 90 dirigeants, dont Joe Biden, s'apprêtent à s'y rendre pour la COP27.

Les groupes de défenses des droits humains estiment que quelque 60.000 prisonniers politiques se trouvent dans les geôles égyptiennes.

Lors d'un appel téléphonique avec son homologue égyptien Sameh Shoukry, M. Blinken a évoqué les questions climatiques et a souligné que la coopération entre le Caire et Washington était "renforcée par les progrès tangibles dans le domaine des droits humains", selon un communiqué du département d'Etat.

Le secrétaire d'Etat américain a "salué les informations concernant la libération au cours des derniers mois d'un nombre important de détenus politiques, et s'est dit en faveur de nouvelles grâces et remises en liberté de ce type".

Le communiqué ne mentionne pas de cas particulier mais la pression s'est récemment accrue sur le gouvernement égyptien pour la libération d'Alaa Abdel Fattah, en grève de la faim depuis sept mois et dont la famille a prévenu qu'il pourrait mourir faute de remise en liberté durant le sommet climatique.

Figure centrale de la "révolution" ayant mis fin au règne d'Hosni Moubarak en 2011, Alaa Abdel Fattah a été condamné fin 2021 à cinq ans de prison pour diffusion de "fausses informations" mais il est détenu depuis 2019.

Bête noire du régime du président Abdel Fattah al-Sissi, M. Abdel Fattah a quasiment cessé de s'alimenter le 2 avril pour protester contre ses conditions de détention, n'ingérant plus qu'un verre de thé et une cuillère de miel par jour.

Le porte-parole du département d'Etat Ned Price avait indiqué mercredi que les Etats-Unis suivaient de près le cas de M. Abdel Fattah.

"Nous avons dit et redit au gouvernement égyptien nos préoccupations à propos de cette affaire et de ses conditions de détention", avait-il dit à des journalistes.

L'administration de Joe Biden, qui avait annoncé après son élection vouloir durcir la position américaine sur les questions de droits humains, s'est notamment tournée vers l'Egypte pour obtenir un cessez-le-feu en 2021 entre Israël et le Hamas.

Joe Biden devrait rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors de la COP27 dans la ville balnéaire de Charm el-Cheikh.

Des parlementaires américains ont invoqué la question des droits humains pour demander au président démocrate de rediriger l'aide militaire américaine à l'Egypte, qui s'élève à 1,3 milliard de dollars, vers des projets environnementaux dans ce pays touché par la sécheresse.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.