Algérie: Un nouveau billet de banque fait réagir en France

Le nouveau billet de banque de 2 000 dinars (Image, compte Twitter de la Banque d'Algérie: @bankofalgeria).
Le nouveau billet de banque de 2 000 dinars (Image, compte Twitter de la Banque d'Algérie: @bankofalgeria).
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Publié le Vendredi 04 novembre 2022

Algérie: Un nouveau billet de banque fait réagir en France

  • La banque d’Algérie a décidé d’opter pour l’anglais au lieu du français sur son nouveau billet de 2 000 dinars
  • «Ceci est un billet algérien. La langue commune ne l'est plus. Tristesse. Macron Borne ont échoué en tout et pour tout.», a fustigé Mélenchon

RABAT: L’émission d’un nouveau billet de banque en Algérie fait réagir en France, notamment le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, et nourrit une confusion autour de l’utilisation du français sur les billets de banques algériens, avant même cette dernière émission.

Pour cause, la banque d’Algérie a décidé d’opter pour l’anglais au lieu du français sur son nouveau billet de 2 000 dinars (soit 14,6 euros au taux officiel), mis en circulation ce mercredi 2 novembre, en commémoration de la tenue du Sommet de la Ligue arabe et le 68e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération. «Ceci est un billet algérien. La langue commune ne l'est plus. Tristesse. Macron Borne ont échoué en tout et pour tout.», a fustigé Mélenchon dans une publication sur Twitter.

Si l’homme de gauche pointe du doigt les défaillances de l’exécutif français, à qui incomberait ce choix, pour le journaliste de Sud Radio Philippe David – révolté – l’Algérie «prend un malin plaisir à nous humilier».

«La Banque d’#Algérie remplace les écritures en français par l’anglais sur les nouveaux billets de 2 000 Dinars algériens», a tweeté Sud Radio. 

Une affirmation erronée puisque l’utilisation du français sur un billet de banque algérien remonte aux années 70. Cette inexactitude a été également véhiculée par l’agence de presse turque Anadolu, qui, le 2 novembre, titrait sur le sujet: «Algérie: l'anglais remplace le français sur le nouveau billet de 2 000 DA».

«Two thousand Dinars»: Un billet commémoratif

Rendant hommage au déclenchement de la guerre d’indépendance du pays, un certain 1er novembre 1954, la face recto du billet met en exergue plusieurs symboles de cette guerre, entre autres le monument aux martyrs situé sur les hauteurs d’Alger, ou encore l’Émir Abdelkader, chef militaire et emblématique figure de la résistance à la conquête de l’Algérie par la France.

D'autre part, pour marquer la tenue du Sommet de la Ligue arabe à Alger, le recto comprend une carte des pays membres ainsi que le logo de l’organisation régionale.

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(Image, compte Twitter de la Banque d'Algérie: @bankofalgeria)

Le verso du billet, quant à lui, met en valeur le patrimoine naturel, culturel et historique du pays. On y retrouve notamment les montagnes du Hoggar, des dromadaires, les ruines romaines de Tipaza ou encore la Grande Mosquée d'Alger – plus grande d’Afrique et 3e au monde.

Démarche hâtive

«Si Dieu le veut, la décision d’enseigner l’anglais sera mise en œuvre à la prochaine rentrée scolaire, car c’est la langue de la science, actuellement.», avait annoncé le président Abdelmadjid Tebboune le 1er aout dernier.

Quelques semaines plus tard, c’est le ministère algérien de l’Éducation nationale qui annonce le recrutement de 5 000 enseignants pour répondre aux instructions formulées par le président Tebboune en conseil des ministres du 19 juin: l'introduction de l'enseignement de la langue anglaise dès le primaire.

Seul critère d’éligibilité: la détention d’une licence de traduction ou de l’anglais. En d’autres termes, l’expérience ou formation en enseignement n’est pas exigée, ce qui peut interroger sur la qualité de l’enseignement qui sera dispensé.

Si beaucoup d’Algériens estiment que l’introduction de l’Anglais est en soi une bonne initiative, beaucoup d’autres considèrent que la mise en application de ce revirement linguistique est hâtive voir bâclée. 


L'armée du Koweït dit faire face à des attaques de missiles et de drones

Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran. (Reuters)
Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran. (Reuters)
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  • Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran
  • "Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et des drones ennemis", a écrit l'armée koweïtienne sur le réseau social X

KOWEIT: Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran.

"Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et des drones ennemis", a écrit l'armée koweïtienne sur le réseau social X.


Israël bombarde Tyr après avoir déclaré «zone de combat» une vaste partie du sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr
  • L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de Tyr d'évacuer en prévision d'un "emploi de la force" à venir, l'armée israélienne a confirmé avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans la région de Tyr".

L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr.

L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban.

Israël intensifie ces derniers jours ses opérations terrestres et aériennes dans l'est et le sud du pays voisin, où le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah a fait état de combats "directs", en dépit du cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, mais que les deux parties s'accusent de violer.

Alors que de nombreux Libanais tentent de célébrer l'Aïd al-Adha, la grande fête musulmane, l'armée israélienne, a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans le sud du Liban à évacuer vers la rive nord du Zahrani.

Cette escalade intervient juste avant une réunion militaire entre les deux pays prévue vendredi au Pentagone, et à l'approche de nouvelles sessions de négociations sous parrainage américain les 2 et 3 juin.

"Affrontements directs" 

Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" mercredi à Zawtar el-Charqiyé, a annoncé de son côté le Hezbollah, faisant aussi état de trois attaques de drones contre des troupes dans le nord d'Israël.

Il a revendiqué depuis mardi des tirs et attaques de drone contre des forces israéliennes tentant de s'infiltrer dans cette localité, stratégique pour sa proximité avec Nabatiyé.

Zawtar el-Charqiyé se situe à la lisière de la "ligne jaune" délimitant la bande d'une dizaine de kilomètres dont l'armée israélienne a pris le contrôle dans le sud du Liban, y interdisant l'accès aux habitants et y menant de larges opérations de démolition.

L'armée israélienne avait déclaré mardi étendre ses opérations au sol au-delà de la "ligne jaune".

"Etendre l'autorité de l'Etat"  

Le Liban a été aspiré dans la guerre au Moyen-Orient quand le Hezbollah a rouvert le 2 mars un front contre Israël, en soutien à l'Iran après l'attaque israélo-américaine du 28 février.

Les frappes israéliennes ont tué 3.269 personnes depuis, selon un nouveau bilan mercredi du ministère de la Santé.

Parmi elles, au moins 31 ont été tuées mardi, dont au moins 15 habitants de Burj al-Shemali, près de Tyr, selon le maire de cette localité. Un photographe de l'AFP a vu mercredi des secouristes extraire un corps des décombres, tandis qu'une pelleteuse dégageait des amas de gravats.

Dans l'ouest de la Bekaa, la localité de Machghara qui abritait des centaines de familles déplacées est désormais déserte après plusieurs jours de bombardements israéliens.

Son maire, Iskandar Barakeh, fait part à l'AFP de sa crainte de voir la région, par où transitent combattants et matériel du Hezbollah, "se transformer en arrière-front".

La délégation militaire dirigée par le général Georges Rizkallah qui doit rencontrer vendredi des militaires israéliens "insistera sur la nécessité de mettre fin aux hostilités et présentera le plan de l'armée visant à restreindre les armes du Hezbollah et étendre l'autorité de l'Etat sur le territoire libanais", a indiqué une source militaire à l'AFP.

 


Liban: l'armée israélienne déclare que toute la zone au sud du fleuve Zahrani est une «zone de combat»

Une capture d'écran montre des habitants quittant Tyr en voiture après que l'armée israélienne a lancé mercredi un avis d'évacuation à l'intention de cette ville côtière du sud du Liban et des zones environnantes, indiquant qu'elle s'apprêtait à frapper des cibles du Hezbollah dans la région. (X/@SawtBeirut)
Une capture d'écran montre des habitants quittant Tyr en voiture après que l'armée israélienne a lancé mercredi un avis d'évacuation à l'intention de cette ville côtière du sud du Liban et des zones environnantes, indiquant qu'elle s'apprêtait à frapper des cibles du Hezbollah dans la région. (X/@SawtBeirut)
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  • L'armée israélienne a averti mercredi soir qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban
  • "A la lumière des violations répétées des termes du cessez-le-feu par le Hezbollah terroriste, [l'armée israélienne] va agir contre lui avec une très grande force", a prévenu l'officier

JERUSALEM: L'armée israélienne a averti mercredi soir qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban.

Dans un message sur les réseaux sociaux semblant acter la fin du cessez-le-feu plus que précaire entre Israël et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans cette région à évacuer vers la rive nord du Zahrani.

"A la lumière des violations répétées des termes du cessez-le-feu par le Hezbollah terroriste, [l'armée israélienne] va agir contre lui avec une très grande force", a prévenu l'officier.

"Au Liban, nous intensifions nos opérations afin de porter des coups toujours plus sévères à l'organisation Hezbollah", a déclaré de son côté le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée israélienne, lors d'une cérémonie de réception d'un nouvel avion ravitailleur pour l'armée de l'Air.

"Cette mission est conduite de manière méthodique, sur tous les fronts — dans les airs comme au sol — avec responsabilité et détermination, face à un ennemi affaibli et durement éprouvé", a-t-il dit selon une vidéo de la cérémonie diffusée par le service de presse de l'armée.

"Le Hezbollah déploie contre nous une large gamme de menaces, notamment celle des drones" explosifs, a-t-il ajouté promettant de poursuivre "sans relâche [les] efforts [pour infliger] à l'ennemi un coût élevé, tant sur la ligne de front qu'en profondeur".