La jeune génération prête à moins prendre l'avion mais pas à le bannir

81% des jeunes de 18 à 35 ans sont «prêts à changer leurs pratiques de voyage par souci environnemental ou le font déjà», selon un sondage de l'ObSoCo réalisé pour Greenpeace en février 2022. (AFP)
81% des jeunes de 18 à 35 ans sont «prêts à changer leurs pratiques de voyage par souci environnemental ou le font déjà», selon un sondage de l'ObSoCo réalisé pour Greenpeace en février 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 04 novembre 2022

La jeune génération prête à moins prendre l'avion mais pas à le bannir

  • De plus en plus de jeunes gens diminuent leurs voyages en avion, jugé trop polluant, sans pour autant y renoncer définitivement
  • 66% des jeunes qui envisagent un autre moyen de transport que l'avion l'envisagent pour des raisons de coût. Ils ne sont que 13% à l'envisager pour des raisons écologiques

PARIS: "Depuis 2020 je n'ai pas pris l'avion et je ne prévois pas de le prendre avant plusieurs années": de plus en plus de jeunes gens diminuent leurs voyages en avion, jugé trop polluant, sans pour autant y renoncer définitivement.

Comme Anouk Debizet, 81% des jeunes de 18 à 35 ans sont "prêts à changer leurs pratiques de voyage par souci environnemental ou le font déjà", selon un sondage de l'ObSoCo réalisé pour Greenpeace en février 2022.

"Je viens d’un milieu social aisé. Avec mes parents, enfant, j’ai eu l’occasion de prendre l’avion pour aller en Tunisie, au Sri Lanka, au Canada… j’ai eu beaucoup de chance", reprend la jeune femme de 25 ans, attachée d'administration et de production à la maison de la culture de Seine-Saint-Denis.

"J’ai déjà eu mon plein, c'est à moi de m’arrêter parce que je fais partie des gens privilégiés qui pouvaient prendre l’avion", selon elle.

Ces choix rappellent le mouvement né en Suède en 2018, "flygskam" ("la honte de prendre l'avion" en suédois) qui entend dénoncer l'impact du transport aérien sur le réchauffement climatique, responsable de 2 à 3% des émissions mondiales de CO2.

A Nantes, Agathe Violain, 31 ans, responsable d’un magasin de troc trouve également "très plaisant de prendre le temps de visiter sa région plutôt que de se +speeder+ (se dépêcher) de prendre un avion pour passer trois jours dans un autre pays", dit-elle sans être certaine d'y renoncer définitivement pour autant

"Dans mon entourage je n’ai personne qui dit à 100% +c’est fini+.On est une génération qui a été élevée en mode +c’est fou de pouvoir partir où on veut, quand on veut+, et là on se retrouve en mode +peut-être qu’il faut arrêter+. Dire non à tout jamais à quelque chose, ça fait peur", souligne-t-elle.

Pour Armelle Solelhac, fondatrice de l'agence Switch, spécialisée dans la prospective et la stratégie dans le tourisme, "beaucoup de jeunes déclarent vouloir privilégier des moyens de mobilité plus doux pour préserver l'environnement".

Mais "la réalité est que ce qui préside encore dans leur choix -et c'est compréhensible- c'est leurs moyens financiers" et "les billets d'avion sur certaines distances sont encore beaucoup moins chers que le train ou un voyage en voiture", rappelle-t-elle.

«Forme d'auto-censure»

66% des jeunes qui envisagent un autre moyen de transport que l'avion l'envisagent pour des raisons de coût. Ils ne sont que 13% à l'envisager pour des raisons écologiques, selon l'étude de l'ObSoCo. "Après le Covid, l'âge moyen des voyageurs sur les compagnies low cost a même rajeuni", selon Armelle Solelhac.

Les "jeunes ne choisissent pas leur destination en fonction de l’impact écologique de leur séjour. L’empreinte carbone est même le dernier critère cité dans le choix d’un mode de transport", selon l'ObSoCo qui note qu'une "petite majorité des voyageurs en avion (51%) se déclare sensible à l’empreinte carbone de leur vol". Pour autant, 38% des jeunes interrogés déclarent "éprouver un sentiment de culpabilité lorsqu’ils prennent l’avion, et un sur cinq ressent une pression de la part de son entourage".

"Ils pratiquent une forme d'auto-censure, sur les réseaux sociaux, on ne va plus les voir sur les tarmac ou dans des avions à côté de hublot, on va les voir en photo directement depuis les destinations touristiques", note Armelle Solelhac. Inversement "des gens glorifient le fait de se déplacer en mobilité douce", dit-elle citant "un cadre qui récemment sur un réseau professionnel a mis en avant le fait d'être allé à un mariage au Maroc en vélo".

Il s'agit de Thibaut Labey, 37 ans, qui habite dans le Morbihan et a fondé le guide Chilowé, spécialisé dans les "micro-aventure de plein air". Le voyageur reste étonné du succès de sa publication sur le réseau, y compris du point de vue des critiques négatives.

Ne pas prendre l'avion "reste un sujet délicat, les gens ont l'impression d'être agressés par votre démarche", dit-il. "Je ne cherche pas à culpabiliser les gens, la culpabilisation ce n'est pas un bon moteur de changement", assure-t-il.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.