L’Iran fait pression sur des familles pour qu’elles affirment que les manifestants assassinés étaient des loyalistes du régime

Les proches de Milad Ostad-Hashem ont été menacés pour qu’ils déclarent qu’il faisait partie de la milice Basij, selon une enquête de la BBC. (Photo, AFP)
Les proches de Milad Ostad-Hashem ont été menacés pour qu’ils déclarent qu’il faisait partie de la milice Basij, selon une enquête de la BBC. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 04 novembre 2022

L’Iran fait pression sur des familles pour qu’elles affirment que les manifestants assassinés étaient des loyalistes du régime

  • Les proches de Milad Ostad-Hashem ont été menacés pour qu’ils déclarent qu’il faisait partie de la milice Basij, selon une enquête de la BBC
  • La famille a été contrainte de payer près de 700 dollars à l’État pour les munitions utilisées pour le tuer, a précisé une source

LONDRES: Les forces de sécurité iraniennes ont affirmé qu’un manifestant tué lors d’affrontements avec les autorités était un membre de la milice Basij, exerçant une pression sur sa famille pour qu’elle diffuse ce mensonge, selon une enquête de la BBC.

BBC Persian a rapporté que les forces de sécurité collaboraient avec les médias d’État pour diffuser de fausses informations selon lesquelles Milad Ostad-Hashem, 37 ans, était fidèle au régime et avait été abattu par des manifestants qui lui ont tiré une balle dans le dos.

Les parents de M. Ostad-Hashem ont été mis sous pression pour soutenir les affirmations de l’État, une source ayant déclaré à la BBC que «les forces de sécurité ont menacé de tuer leurs deux autres fils et d’enterrer secrètement le corps de Milad dans un endroit éloigné s’ils ne coopéraient pas».

Selon la source, la famille a obtempéré afin que la fille de M. Ostad-Hashem, âgée de 8 ans, qui ne sait toujours pas que son père est mort, puisse se rendre sur sa tombe.

Les médias d’État ont affirmé que M. Ostad-Hashem était membre du Basij, contrôlé par le Corps des gardiens de la révolution islamique, ont publié des photos de lui accomplissant des devoirs religieux et l’ont qualifié de «martyr».

Le jour de ses funérailles, le cimetière où il a été enterré était rempli d’hommes en uniforme du Basij afin que la chaîne de télévision d’État puisse diffuser les images à des fins de propagande.

Les séquences de vidéosurveillance vues par BBC Persian montrent le corps de M. Ostad-Hashem après que les forces de sécurité lui ont tiré dans le dos. Des images filmées par des témoins oculaires suggèrent qu’il a reçu une balle dans les poumons.

Le Basij est en première ligne de la répression des manifestations depuis la mort de Mahsa Amini, une kurde de 22 ans, aux mains de la police des mœurs iranienne le 16 septembre.

Dans un dernier acte de cruauté, la famille de Milad Ostad-Hashem, qui «aimait la musique hip-hop et détestait ce régime», a été contrainte de payer près de 700 dollars (1 dollar = 1,01 euro) à l’État pour les munitions utilisées pour le tuer, a précisé la source à la BBC.

D’autres incidents où des familles de manifestants ont subi des pressions pour qu’elles avouent que leurs enfants étaient en faveur du régime ont également été révélés.

La famille d'Abolfazl Adinezadeh, âgé de 17 ans, a refusé de se plier aux exigences de l’État qui voulait faire croire qu’il était membre du Basij. Il a été tué le 8 octobre par des manifestants dans la ville de Machhad, a rapporté la BBC.

Erfan Rezai, 21 ans, qui a été filmé en train de déchirer des affiches du Guide suprême, Ali Khamenei, a été abattu le 21 septembre dans la ville d’Amol.

Sa famille a été contrainte de dire qu’il n’était qu’un spectateur innocent tué par des «émeutiers», selon BBC Persian.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.