Pour la COP27, la ville égyptienne de Charm el-Cheikh se tourne vers les solutions écologiques

Des bus électriques aux installations solaires, la ville égyptienne de Charm el-Cheikh s'est transformée pour accueillir le sommet de la COP27. (Photo fournie)
Des bus électriques aux installations solaires, la ville égyptienne de Charm el-Cheikh s'est transformée pour accueillir le sommet de la COP27. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 07 novembre 2022

Pour la COP27, la ville égyptienne de Charm el-Cheikh se tourne vers les solutions écologiques

  • Cette station balnéaire située sur la mer Rouge fournit un exemple éloquent des perspectives envisageables si la protection de l'environnement prime
  • Les hôtels et les centres de loisirs ont intégré la gestion des eaux usées, le recyclage et l'efficacité énergétique

LE CAIRE: La 27e Conférence des nations unies sur le climat, plus connue sous le nom de «COP27», a commencé hier. Pour accueillir cet événement, la ville de Charm el-Cheikh, située sur la côte ensoleillée de la mer Rouge en Égypte, s'est résolument tournée vers les solutions respectueuses de l'environnement.
De la flotte de voitures électriques transportant les délégués, aux panneaux solaires conçus pour alimenter en énergie tous les secteurs de l'économie locale, Charm el-Cheikh s'impose désormais comme une référence en matière de durabilité.
Un autre secteur important s'engage lui aussi sur la voie de l'écologie: l’hôtellerie. Il intègre les dernières pratiques durables dans le domaine des loisirs et de l'accueil, notamment en termes de gestion des eaux usées, de recyclage, d'énergies renouvelables et de performance énergétique.
«Faire de la ville de Charm el-Cheikh une ville verte est un objectif auquel nous aspirons depuis dix ans», confie à Arab News Yasmine Fouad, ministre égyptienne de l'Environnement, à la veille du sommet.
«L'opportunité de tenir la COP27 à Charm el-Cheikh nous a incités à transformer la ville dans son ensemble. Le gouvernement égyptien a profité de cette occasion pour se mobiliser en faveur d'une cause environnementale importante. Un pays met plusieurs années avant de transformer une ville en ville verte.»

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De la flotte de voitures électriques transportant les délégués, aux panneaux solaires conçus pour alimenter en énergie tous les secteurs de l'économie locale, Charm el-Cheikh s'impose désormais comme une référence en matière de durabilité. (Photo fournie)

Selon le 11e objectif de développement durable des Nations unies, une ville durable se définit comme une ville qui s'efforce d'assurer la durabilité environnementale, sociale et économique. Pour y parvenir, il convient de réduire la consommation d'énergie, d'eau et de nourriture, mais aussi de réduire sensiblement les déchets, les émissions de chaleur et la pollution.
D’après Mme Fouad, il a fallu onze mois à son gouvernement pour convertir Charm el-Cheikh en ville verte en prévision de la COP27, le premier sommet organisé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Elle précise que «quatre grands volets ont été envisagés. Le premier concerne les transports durables, c'est-à-dire les modes de transport écologiques. Ensuite, il y a le système de gestion des déchets solides. Troisièmement, le développement des énergies renouvelables. Et enfin, ce que nous appelons l'efficacité des ressources.»
Les espaces verts sont désormais plus nombreux à Charm el-Cheikh, ce qui permet de réduire la température ambiante. Parmi ceux-ci, on trouve le parc central qui abrite une grande variété d'arbres ombragés et de plantes exotiques. Il s'étend sur une superficie de 40 acres dans la zone du Triangle vert.
Toutefois, la vedette de cette évolution n'est autre que le système de transport en commun écologique. En effet, le gouvernement égyptien a annoncé en mars dernier son intention de mettre à la disposition des délégations près de 260 bus fonctionnant au gaz naturel et à l'électricité pour les transporter vers le lieu de la conférence.
En octobre, une flotte de 110 bus a défilé dans les rues de la ville. De nombreux autres ont été prévus avant la conférence et ils sont équipés de systèmes de climatisation, de cartes électroniques et de dispositifs pour les personnes handicapées.
Sur le site officiel de la COP27, on peut consulter la «Carte des itinéraires des transports urbains». Des navettes circuleront quotidiennement dans la ville tout au long de la conférence.
Parmi les services proposés, on trouve près de 800 taxis écologiques, fonctionnant au gaz naturel au lieu du traditionnel diesel. Ils permettront aux passagers de payer le transport par carte électronique, grâce aux systèmes de paiement intelligents dont ils sont équipés.
Il convient de rappeler que les véhicules à essence contribuent de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Les avancées de la technologie des batteries et les investissements réalisés dans les stations de recharge routières expliquent la popularité et le faible coût des véhicules électriques.
Le recours à cette nouvelle technologie reste toutefois lent et le monde ne parvient pas à ce jour à limiter la hausse de la température de la planète à 1, 5 °C au-dessus des niveaux préindustriels, comme le prévoit l'accord de Paris sur le climat signé en 2015.

 

Focus

La 27e Conférence des nations unies sur le changement climatique, plus connue sous le nom de «Conférence des parties de la CCNUCC», se tient du 6 au 18 novembre à Charm el-Cheikh.

«Les émissions de CO2 à l’échelle mondiale doivent diminuer entre 2020 et 2025. En réalité, elles ne font qu'augmenter», avertit le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) relevant des Nations unies.
«Si l'on souhaite limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, il convient de réduire de moitié les émissions mondiales d'ici à 2030 et d'atteindre le niveau “zéro émission nette” d'ici à 2050.»
Pour réaliser cette transformation verte, le gouvernement égyptien ne s'est pas contenté de cibler les transports publics à Charm el-Cheikh. Le recyclage et la gestion des déchets figurent eux aussi en tête de ses priorités.
Le ministère égyptien de l'Environnement a conclu un contrat de dix ans avec le groupe Beeah, dont le siège est aux Émirats arabes unis (EAU). Un autre contrat a été signé avec Green Planet, une entreprise de services environnementaux en plein essor en Égypte. Les deux sociétés seront chargées de la collecte des déchets solides, du transport, du nettoyage des rues et des services publics.
Ces deux entreprises conçoivent en outre des solutions durables pour la gestion des déchets dont l’objectif est de soutenir le programme de développement durable égyptien. Elles développent des infrastructures de classe mondiale dans ce domaine, ainsi que des services efficaces de collecte et de recyclage des déchets, grâce à un réseau de véhicules équipés de GPS et de poubelles munies d'étiquettes d'identification par radiofréquence; ces services seront confiés à un personnel qualifié.

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Une participante passe devant une maquette de la planète Terre le premier jour du sommet sur le climat COP27 à Charm el-Cheikh en Égypte. (AFP)


Dès à présent, les visiteurs de la ville de Charm el-Cheikh peuvent observer les véhicules électriques nettoyer et désinfecter les rues et les places publiques de la ville. Par ailleurs, des conteneurs à ordures spéciaux sont prévus pour recueillir les déchets alimentaires, les matériaux recyclables et les déchets mélangés. Ces conteneurs sont équipés d'un système GPS qui prévient les équipes d'assainissement dès qu'une poubelle est pleine.
«Nous envisageons d'autres projets pour Charm el-Cheikh et ils se poursuivront au-delà de la COP27», explique à Arab News Khaled el-Melouki, responsable des projets au sein du groupe Beeah.
«Notre objectif est de sensibiliser les habitants aux questions environnementales grâce à des campagnes portant sur l'importance du recyclage et sur la manière de préserver la propreté des rues, des espaces publics et des plages.»
«Nous prévoyons également des poubelles à énergie solaire qui seront placées devant les restaurants et les hôtels pour collecter les déchets d'huile de cuisson. Des conteneurs spéciaux seront également prévus pour la collecte de ces déchets.»
Les hôtels et centres de villégiature de la ville accueillent un grand nombre de clients durant le sommet de la COP27. Pour se préparer à l'afflux de visiteurs et respecter les objectifs écologiques fixés par le gouvernement, les établissements hôteliers et de loisirs ont introduit des pratiques respectueuses de l'environnement.
«Près de 120 hôtels sur 160 ont reçu la Green Star («étoile verte»). Soixante centres de plongée ont reçu le label Greenfin (label garantissant la qualité verte des fonds d’investissement, accordé aux acteurs financiers qui agissent au service du bien commun via des pratiques transparentes et durables) grâce aux systèmes d'énergie photovoltaïque installés sur leurs toits», indique à Arab News Heba Maatouk, porte-parole du ministère de l'Environnement.
«L'écotourisme se définit par la rationalisation de la consommation d'énergie et d'eau dans les hôtels et par le recours aux énergies de substitution propres afin de réduire les effets indésirables de l'industrie hôtelière qui nuisent à l'environnement. Il s'agit également de diminuer les dépenses, tout en proposant aux clients une atmosphère saine et paisible.»
Le label Green Star Hotel est une certification nationale écologique et un programme de formation géré par la fédération des hôtels d'Égypte. Il est supervisé par le ministère égyptien du Tourisme. Ce certificat permet aux hôtels d'obtenir une reconnaissance internationale pour avoir amélioré leurs prestations environnementales ainsi que leurs normes sociales tout en réduisant leurs coûts d'exploitation.
Quant au label Greenfin, il est décerné aux centres de plongée qui protègent les récifs coralliens conformément aux directives relatives à la protection de l'environnement; ces centres sensibilisent leurs clients à la manière de traiter ces écosystèmes vulnérables et ils adoptent des mesures de tourisme durable.
Des labels écologiques ont été attribués à de nombreux hôtels, centres de plongée, restaurants et autres établissements de loisirs et d'accueil de la ville. En effet, ces établissements utilisent largement l'énergie solaire qui ne manque pas dans cette région ensoleillée pratiquement tous les jours de l'année.

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Yasmine Fouad, ministre égyptienne de l'environnement, a déclaré que « l'opportunité d'accueillir la COP27 à Charm el-Cheikh nous a donné plus de motivation pour changer toute la ville». (AFP)


Le distributeur local d'énergie Taqa Arabia a annoncé en octobre l'inauguration de la plus grande centrale solaire de Charm el-Cheikh. Construite sur une superficie de 250 000 mètres carrés, elle produit plus de 42 gigawattheures d'électricité par an, de quoi alimenter en électricité propre plus de 6 000 chambres d'hôtel.
Le sommet sur le climat COP27 accueille près de 30 000 participants et 120 chefs d'État. Ce sommet intervient à un moment où les experts préviennent que notre planète se tient au bord du gouffre et que les impacts humains sur le climat sont en passe de prendre un caractère irréversible.
Alors que les dirigeants du monde entier, les chefs d'entreprise et la société civile s'apprêtent à traduire leurs engagements en actions concrètes, Charm el-Cheikh fournira un exemple éloquent des perspectives envisageables lorsque la protection de l'environnement prime.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com.


Unrwa: Israël n'a jamais exprimé de préoccupations au sujet du personnel de l’agence au cours des 13 dernières années

Israël affirme qu'au moins 12 membres du personnel de l'UNWRA ont participé aux attaques du 7 octobre et qu'ils ont utilisé des véhicules de l'ONU. (AFP)
Israël affirme qu'au moins 12 membres du personnel de l'UNWRA ont participé aux attaques du 7 octobre et qu'ils ont utilisé des véhicules de l'ONU. (AFP)
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  • L’examen indépendant, commandé par le secrétaire général de l’ONU, ajoute qu’Israël n’a fourni aucune preuve permettant d’étayer les allégations selon lesquelles douze employés de l'Unrwa auraient participé aux attaques du 7 octobre
  • Les conclusions de l’enquête, menée par l’ancienne ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, figurent dans un rapport de 48 pages publié lundi

NEW YORK: Israël n’a pas encore fourni de preuves permettant d’étayer les accusations selon lesquelles des membres du personnel de l’Office de secours et de travaux des nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) seraient affiliés à des groupes terroristes, révèle un examen indépendant dirigé par l’ancienne ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna.

Son enquête, qui a duré neuf semaines, a commencé après qu’Israël a accusé, en janvier, douze employés de l’Unrwa d’avoir participé aux attaques du Hamas contre Israël, le 7 octobre. Les enquêteurs ont également constaté qu’Israël n’avait jamais exprimé de préoccupations au sujet des personnes figurant sur les listes de personnel de l’agence qu’il recevait depuis 2011.

«En l’absence d’une solution politique entre Israël et les Palestiniens, l’Unrwa continue de jouer un rôle central dans la fourniture d’une aide humanitaire vitale et de services sociaux essentiels, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation, aux réfugiés palestiniens à Gaza, en Jordanie, au Liban, en Syrie et en Cisjordanie», souligne le rapport de quarante-huit pages publié lundi et consulté par Arab News.

«Ainsi, l’Unrwa est irremplaçable et indispensable au développement humain et économique des Palestiniens. En outre, nombreux sont ceux qui considèrent l’Unrwa comme une bouée de sauvetage humanitaire.»

L’agence, qui fournit de l’aide et des services aux réfugiés palestiniens à Gaza et dans toute la région, a été plongée dans une crise à la suite des allégations israéliennes. En réaction, les États-Unis, principal bailleur de fonds de l’Unrwa, et plusieurs autres donateurs importants ont suspendu leur financement de l’organisation. Au total, seize États membres de l’ONU ont suspendu ou interrompu leurs dons, tandis que d’autres ont imposé des conditions, ce qui a semé le doute sur l’avenir de l’agence.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en concertation avec le commissaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a ordonné un examen indépendant des allégations afin d’évaluer l’adhésion de l’agence au principe de neutralité et sa réponse aux accusations de non-respect de ce principe, en particulier dans le contexte difficile de la situation à Gaza.

Par ailleurs, M. Guterres a ouvert une enquête distincte menée par le Bureau des services de contrôle interne de l’ONU afin de déterminer l’exactitude des allégations formulées contre le personnel de l’Unrwa. L’agence a également rompu ses liens avec les travailleurs nommés par Israël.

Selon le rapport Colonna, le montant des sommes retenues pendant les interruptions de financement s’élevait à près de 450 millions de dollars (1 dollar = 0,93 euro). À la suite des mesures prises par l’ONU en réponse aux allégations israéliennes, plusieurs États membres ont rétabli leur financement. Ils ont toutefois demandé des précisions sur les événements en question et ils ont appelé au renforcement des mécanismes et procédures de l’Unrwa pour garantir la neutralité de ses travailleurs, notamment en ce qui concerne le contrôle et la surveillance du personnel.

Le groupe chargé de l’examen avait pour mission de «déterminer si l’Unrwa fait tout ce qui est en son pouvoir pour garantir la neutralité et répondre aux allégations graves de non-respect du principe de neutralité lorsqu’elles sont formulées».

«Toutes les parties ont fait preuve d’une excellente coopération, y compris le gouvernement israélien», déclare Mme Colonna à Arab News.

Son rapport rappelle que «l’Unrwa et son personnel ont l’obligation fondamentale de rester neutres afin de garantir l’intégrité de la mission de l’agence et l’efficacité de ses opérations.»

«La neutralité fait partie des engagements de l’ONU. Il s’agit de l’un des quatre principes humanitaires officiellement adoptés par l’Assemblée générale et soutenus par d’autres agences de l’ONU lorsqu’elles opèrent dans des contextes humanitaires. La neutralité signifie que les acteurs humanitaires ne doivent pas prendre parti dans les hostilités ou être impliqués dans des controverses de nature politique, raciale, religieuse ou idéologique.»

Le rapport Colonna propose plus de cinquante recommandations en vue d’améliorer les efforts visant à garantir la neutralité des trente-deux mille employés de l’Unrwa, notamment le développement du service de contrôle interne, l’augmentation du nombre de formations en présentiel et le renforcement du soutien des pays donateurs. Le rapport reconnaît toutefois que les mesures actuelles de l’Unrwa sont déjà plus strictes que celles de nombreuses organisations similaires.

«Les défis de l’Unrwa en matière de neutralité diffèrent de ceux d’autres organisations internationales en raison de l’ampleur de ses opérations, la plupart du personnel étant recruté localement et bénéficiant des services de l’Unrwa», note le rapport.

M. Guterres a indiqué qu’il acceptait les conclusions du rapport de Mme Colonna et qu’il était d’accord avec M. Lazzarini pour que l’Unrwa «établisse un plan d’action pour mettre en œuvre les recommandations figurant dans le rapport final».

Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général, a précisé que M. Guterres «compte sur la communauté des donateurs, les pays hôtes et le personnel pour coopérer pleinement à la mise en œuvre des recommandations».

«Le secrétaire général appelle toutes les parties prenantes à soutenir activement l’Unrwa, qui est une bouée de sauvetage pour les réfugiés palestiniens dans la région.»

Mme Colonna a déclaré lundi à New York que «la communauté internationale a la responsabilité d’aider et de soutenir l’Unrwa dans ses efforts pour résoudre les problèmes relatifs à la neutralité».

Au cours des neuf semaines d’enquête, son groupe a minutieusement examiné les mécanismes et protocoles existants de l’agence pour maintenir la neutralité et faire face aux violations potentielles. Les membres du groupe ont visité le siège et les bureaux de l’Unrwa à Amman, à Jérusalem et en Cisjordanie, et se sont entretenus avec diverses parties prenantes, notamment des responsables de l’agence et des représentants des États donateurs, des pays hôtes, d’Israël, de l’Autorité palestinienne, de l’Égypte, d’autres agences de l’ONU et d’organisations non gouvernementales.

Au total, le groupe chargé de l’examen a rencontré ou interrogé plus de 200 personnes, dont plusieurs membres du personnel de l’Unrwa à Gaza. Des contacts directs ont été établis avec des responsables de 47 pays et organisations.

L’examen révèle que l’Unrwa a mis en place un nombre important de mécanismes et de procédures pour garantir le respect des principes humanitaires, en mettant l’accent sur la neutralité, et qu’il a adopté une approche plus développée de la question de la neutralité que beaucoup d’autres agences similaires de l’ONU ou d’organisations non gouvernementales.

Malgré ces efforts considérables, des problèmes relatifs à la neutralité de l’agence et de son personnel persistent. Plusieurs allégations de violation des règles de neutralité ont été formulées et des mesures disciplinaires ont été prises en conséquence, note le rapport. Cependant, aucune des allégations antérieures n’était aussi grave que celles formulées par les autorités israéliennes en janvier de cette année.

Israël reproche souvent à l’Unrwa d’utiliser dans les écoles de la région des manuels de l’Autorité palestinienne dont le contenu serait antisémite. Toutefois, des études internationales n’ont trouvé que peu de preuves à l’appui de ces allégations.

«Trois évaluations internationales des manuels scolaires de l’Autorité palestinienne réalisées ces dernières années donnent une vision nuancée», indique le rapport. «Deux d’entre elles ont identifié la présence de préjugés et de contenus antagonistes, mais elles n’ont pas fourni de preuves d’un contenu antisémite. La troisième évaluation, réalisée par l’Institut Georg Eckert (basé en Allemagne), a étudié cent cinquante-six manuels scolaires de l’Autorité palestinienne et en a identifié deux qui, selon elle, présentaient des motifs antisémites. Elle a cependant noté que l’un de ces manuels avait déjà été retiré et que l’autre avait été modifié.»

Selon un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, le rapport de Mme Colonna est «insuffisant», ne tient pas compte de la gravité du problème et propose des solutions cosmétiques qui ne tiennent pas compte de l’ampleur de l’infiltration de l’Unrwa par le Hamas.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 


L'armée israélienne nie avoir enterré des corps de Palestiniens dans un hôpital de Gaza

Des agents de santé palestiniens se tiennent à côté des corps déterrés enterrés par les forces israéliennes dans l’enceinte de l’hôpital Nasser à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza. (AFP)
Des agents de santé palestiniens se tiennent à côté des corps déterrés enterrés par les forces israéliennes dans l’enceinte de l’hôpital Nasser à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza. (AFP)
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  • Un responsable de la Défense civile de la bande de Gaza a affirmé que ses équipes avaient découvert depuis samedi les corps d'environ 340 personnes dans des fosses communes dans l'enceinte de l'hôpital Nasser
  • Certains corps avaient les mains liées, a-t-il ajouté

JÉRUSALEM : L'armée israélienne a démenti mardi les accusations palestiniennes "infondées" selon lesquelles elle a enterré des corps de Palestiniens dans des fosses communes dans un hôpital de la bande de Gaza, disant y avoir déterré puis ré-enterré des corps à la recherche de ceux d'otages.

"Les accusations selon lesquelles l'armée israélienne a enterré des corps de Palestiniens sont sans fondement", assure-t-elle.

"Durant son opération dans la zone de l'hôpital Nasser" de la ville de Khan Younès, "pour tenter de localiser des otages et des disparus, des corps enterrés par des Palestiniens ont été examinés (...) avec prudence et uniquement dans les endroits où des renseignements faisaient état de la possible présence d'otages", explique l'armée, assurant "avoir préservé la dignité des défunts".

"Les corps examinés n'étant pas ceux d'otages ont été remis à leur place", a ajouté l'armée.

Un responsable de la Défense civile de la bande de Gaza a affirmé mardi à l'AFP que ses équipes avaient découvert depuis samedi les corps d'environ 340 personnes dans des fosses communes dans l'enceinte de l'hôpital Nasser.

Certains corps avaient les mains liées, a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits humains, Volker Türk, s'est dit mardi dans un communiqué "horrifié par les destructions de l'hôpital Nasser et celui d'Al-Chifa", dans la ville de Gaza, "et par la découverte annoncée de fosses communes dans et autour de ces sites".

Il appelé à une enquête "indépendante, sincère et transparente sur les morts", réclamant qu'elle inclue des enquêteurs internationaux, "vu le climat d'impunité qui prévaut".

"Les hôpitaux ont droit à une protection très spéciale en vertu du droit humanitaire international. Et tuer intentionnellement des civils, des détenus et d'autres personnes considérées hors de combat est un crime de guerre", a-t-il averti.

L'armée israélienne affirme dans son message à l'AFP avoir récemment arrêté environ "200 terroristes" à l'intérieur de l'hôpital Nasser, lors d'une "opération précise et ciblée" contre le mouvement palestinien Hamas dans ce secteur, sans infliger de "dégâts à l'hôpital, aux patients et au personnel médical".

"Des médicaments destinés aux otages ont été découverts, jamais remis et non utilisés", ainsi qu'un "grand nombre de munitions", assure l'armée israélienne.

Les hôpitaux de la bande de Gaza ont été durement ciblés durant l'opération militaire que mène Israël dans le territoire palestinien depuis l'attaque sanglante perpétrée en territoire israélien le 7 octobre par des combattants du Hamas venus de Gaza.

Israël accuse le Hamas d'utiliser les hôpitaux de la bande de Gaza comme centres de commandement, ce que celui-ci dément.

 

 


L’Arabie saoudite se prépare à de fortes précipitations, la Défense civile émet une alerte

Cette semaine, davantage de précipitations sont prévues à La Mecque, à Jazan, à Asir, à Al-Baha, dans la province Ach-Charqiya et dans certaines régions de Riyad, ajoute le Centre national de météorologie. (Photo AN, Basheer Saleh)
Cette semaine, davantage de précipitations sont prévues à La Mecque, à Jazan, à Asir, à Al-Baha, dans la province Ach-Charqiya et dans certaines régions de Riyad, ajoute le Centre national de météorologie. (Photo AN, Basheer Saleh)
Cette semaine, davantage de précipitations sont prévues à La Mecque, à Jazan, à Asir, à Al-Baha, dans la province Ach-Charqiya et dans certaines régions de Riyad, ajoute le Centre national de météorologie. (Photo AN, Basheer Saleh)
Cette semaine, davantage de précipitations sont prévues à La Mecque, à Jazan, à Asir, à Al-Baha, dans la province Ach-Charqiya et dans certaines régions de Riyad, ajoute le Centre national de météorologie. (Photo AN, Basheer Saleh)
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  • Le Centre national de météorologie prévoit des précipitations supérieures à la moyenne pour le mois de mai
  • Les régions du sud comme Jazan, Najran, Asir et Al-Baha seront touchées par des précipitations moyennes à fortes, Jazan et Asir devant subir des pluies torrentielles et des vents violents

RIYAD: En Arabie saoudite, les précipitations devraient s’intensifier en fin de semaine, Riyad et sa périphérie étant susceptibles de connaître de fortes pluies de vendredi à mardi prochain.

En outre, le Centre national de météorologie (NCM) a déclaré aujourd’hui que «les prévisions pour le mois de mai indiquent une possibilité de précipitations supérieures à la moyenne».

Cette semaine, davantage de précipitations sont prévues à La Mecque, à Jazan, à Asir, à Al-Baha, dans la province Ach-Charqiya et dans certaines régions de Riyad, ajoute le NCM.

La Mecque et ses environs connaîtront de fortes averses, tandis que Riyad, Wadi Al-Dawasir et Al-Sulayil enregistreront des précipitations moyennes.

Les régions du sud comme Jazan, Najran, Asir et Al-Baha seront touchées par des précipitations moyennes à fortes, Jazan et Asir devant subir des pluies torrentielles et des vents violents.

La Direction générale de la défense civile d’Arabie saoudite a émis des alertes météorologiques et des consignes de sécurité.

Dans son message envoyé aux habitants, on peut lire ce qui suit: «Les prévisions du NCM indiquent des précipitations modérées à fortes dans la région de Riyad (Riyad, Diriyah, Muzahmiyah, Al-Harij, Al-Kharj, Hotat Bani Tamim, Al-Majmaah, Thadiq, Marat, Al-Ghat, Al-Zulfi, Chaqraa, et Huraymila). La Défense civile appelle tout le monde à la prudence et au respect de ses consignes. Que Dieu fasse pleuvoir des bienfaits et des bénédictions dans toutes les régions du pays. Votre coopération et votre sécurité sont notre priorité.»

Le NCM a également mis en garde contre des vents violents qui pourraient provoquer des tempêtes de sable, ce qui compliquerait davantage la situation. En conséquence, la Défense civile a demandé aux habitants de rester chez eux pendant les intempéries, d’éviter de se rendre dans les vallées et les zones gorgées d’eau, et de respecter toutes les consignes de sécurité.

Les Émirats arabes unis, Oman et Bahreïn ont été touchés la semaine dernière par de fortes tempêtes qui ont entraîné des précipitations sans précédent.

Les Émirats arabes unis ont connu leurs plus fortes précipitations en vingt-quatre heures depuis le début de l’enregistrement des données climatiques en 1949.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com