En Norvège, une princesse délaisse la royauté pour son fiancé chaman

La princesse Martha Louise de Norvège et son fiancé, le chaman autoproclamé Durek Verrett, à Oslo, en Norvège (Photo, AFP).
La princesse Martha Louise de Norvège et son fiancé, le chaman autoproclamé Durek Verrett, à Oslo, en Norvège (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 09 novembre 2022

En Norvège, une princesse délaisse la royauté pour son fiancé chaman

  • La relation de la princesse avec un chaman en vogue chez des stars passe mal en Norvège
  • S'il assure comprendre que ses positions puissent désarçonner, Durek Verrett s'estime surtout victime de racisme

OSLO: Elle dit parler aux anges et va épouser un "chaman" autoproclamé: la princesse norvégienne Märtha Louise a annoncé mardi renoncer à ses fonctions officielles pour mener ses activités controversées avec son fiancé.

"Je regrette que la princesse ne représente plus la maison royale. Elle est très douée pour ça", a déclaré son père, le roi Harald V, lors d'une rare allocution télévisée au côté de son épouse, la reine Sonja.

Fille aînée du couple royal norvégien et quatrième dans l'ordre de succession, la princesse de 51 ans avait peu avant annoncé, dans un communiqué du palais, qu'elle renonçait à ses fonctions royales officielles pour mieux les distinguer de ses activités personnelles et de celles de son encombrant fiancé, l'Américain Durek Verrett, un guide spirituel en vogue à Hollywood.

"Cela implique notamment qu'ils n'utiliseront plus le titre de princesse et ne mentionneront pas les membres de la maison royale sur leurs réseaux sociaux, dans les productions médiatiques ou dans le cadre d'autres activités commerciales", a expliqué la maison royale.

La fille du roi et sœur aînée du prince héritier Haakon - à sa naissance, la règle était encore que le fils cadet l'emportait sur la fille - va également renoncer à tout patronage princier.

"Conformément au souhait du roi", Märtha Louise conservera toutefois son titre de princesse, selon le palais. Et son fiancé entrera bien dans la famille royale lorsqu'ils seront mariés.

La relation de la princesse avec un chaman en vogue chez des stars comme Antonio Banderas ou Gwyneth Paltrow passe mal en Norvège, où beaucoup comme l'humoriste Dagfinn Nordbø le traitent de "charlatan".

Visage glabre et crâne rasé, l'Afro-Américain laisse entendre dans son livre "Spirit hacking" que le cancer est un choix, propose des exercices pour gommer "l'empreinte" vaginale des femmes ayant eu de multiples partenaires sexuels, et vend pour 222 dollars un médaillon, le "Spirit Optimizer", qui l'aurait aidé à surmonter la Covid.

Selon un sondage publié en septembre, 17% des Norvégiens ont désormais une moins bonne opinion de la famille royale, la plupart citant la princesse et son fiancé comme explication.

"Nous sommes d'accord sur le fait de ne pas être d'accord", a résumé mardi Harald V à propos de son futur gendre, dont il avait approuvé les fiançailles avec sa fille, divorcée en 2016.

Couple atypique

Avec la fin des fonctions de Märtha Louise, "nous pensons que cela créera une plus grande distance et nous en sommes heureux. Nous sommes arrivés à cette proposition à l'amiable avec laquelle nous sommes tous satisfaits", a déclaré le roi.

Sur Instagram, la princesse a à son tour publié une vidéo pour défendre son choix.

"J'espère que cette décision va contribuer à plus de clarté sur mes rôles, d'une part de fille du chef d'État de la Norvège, sa majesté le roi, et d'autre par d'entrepreneuse et de personne privée", a-t-elle dit.

S'il assure comprendre que ses positions puissent désarçonner, Durek Verrett s'estime surtout victime de racisme - à l'instar de l'actrice Meghan Markle qui s'était dite rejetée par la famille royale britannique.

La princesse elle-même fait depuis longtemps figure d'excentrique dans le royaume scandinave, assurant pouvoir communiquer avec les anges, don qu'elle essaie de partager à travers des cours et la publication d'ouvrages.

En 2002, elle avait déjà renoncé à employer le titre d'"altesse royale" après avoir choisi de travailler comme voyante.

Son premier époux, Ari Behn, dont elle a eu trois filles, était un écrivain haut en couleurs qui détonait déjà au sein de la famille royale. Il s'est suicidé en 2019, trois ans après leur divorce.

Dans le communiqué du palais, Märtha Louise assure être "consciente de l'importance de la connaissance fondée sur la recherche". "La spiritualité, l'intimité avec les autres personnes et les animaux, le yoga et la méditation" peuvent être des facteurs supplémentaires, tout comme "la chaleur d'une main, une aiguille d'acupuncture, un cristal", argue-t-elle cependant, appelant au respect de sa position "personnelle".


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.

 


L’UNESCO inscrit six sites de la région MENA sur la Liste du patrimoine mondial

Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
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  • Une procédure d’urgence qui reflète l’impact des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises

DUBAÏ : Du premier site naturel des Émirats arabes unis inscrit au patrimoine mondial aux sites historiques de Palestine et du Liban, six nouveaux sites du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les nouveaux sites inscrits sont : Wadi Wurayah à Fujaïrah, la réserve marine d’Aqaba en Jordanie, le château d’Alamut et les fortifications associées en Iran, le village tunisien de Sidi Bou Saïd, les châteaux du Mont Amel au Liban et Sebastia en Palestine.

Le comité a également approuvé l’inscription du paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, selon une procédure d’urgence, tout comme les châteaux du Mont Amel et Sebastia.

L’UNESCO a indiqué que cette procédure d’urgence reflétait l’impact croissant des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises, qui mettent gravement en péril le patrimoine culturel et naturel. Les trois sites ont ainsi été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.

Par ailleurs, le comité a inscrit trois sites déjà classés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, estimant que les valeurs pour lesquelles ils avaient été reconnus étaient désormais menacées. Il s’agit de l’ancienne cité de Chersonèse taurique et sa chôra en Ukraine, du centre historique de Paramaribo au Suriname et de Tyr, au Liban. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Showmatch de la EWC 2026: Karim Benzema écrase Amin à travers l’écran

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  • Avant même de poser les mains sur la manette, Karim Benzema affichait une sérénité totale, fidèle à son statut de compétiteur
  • « Ça va, je me débrouille bien. On va voir, mais j'ai un bon coéquipier, donc ça va le faire. Je crois en ses capacités. Évidemment, les gens qui ont du talent, ils en ont de la tête jusqu'au bout des pieds. C'est partout. »

PARIS: Dans une ambiance survoltée, l'arène du Hall 1 du Parc des expositions de Paris a accueilli le Showmatch EA SPORTS FC, l'un des temps forts de l'Esports World Cup 2026.

Sur scène, deux figures françaises majeures se sont affrontées dans un duel aussi symbolique que spectaculaire : Karim Benzema, Ballon d'Or 2022, et Amine, star incontournable du streaming francophone.

Plus qu'un simple match, l'événement a incarné la fusion, désormais évidente, entre football, esport et culture digitale.

D'un côté, Karim Benzema était associé à Bruce Grannec, légende du jeu vidéo de football. De l'autre, Amine était épaulé par Brak, autre pilier de la scène EA SPORTS FC, dans une atmosphère électrique, portée par les commentaires d'Omar Da Fonseca et l'animation de Loupiote.

Avant même de poser les mains sur la manette, Karim Benzema affichait une sérénité totale, fidèle à son statut de compétiteur.

« Ça va, je me débrouille bien. On va voir, mais j'ai un bon coéquipier, donc ça va le faire. Je crois en ses capacités. Évidemment, les gens qui ont du talent, ils en ont de la tête jusqu'au bout des pieds. C'est partout. »

Une déclaration révélatrice de la confiance du champion français envers Bruce Grannec, véritable référence mondiale sur EA SPORTS FC.

En face, Amine incarnait une autre forme de pression, celle d'une génération de créateurs capables de mobiliser des millions de fans autour du football et du divertissement.

Le Showmatch est devenu un rendez-vous mondial. Depuis trois ans, il s'est imposé comme l'un des moments les plus attendus de l'Esports World Cup.

L'alchimie entre Benzema et Grannec

Neymar Jr., Ronaldo Nazário, Kaká ou encore Msdossary s'y sont déjà illustrés. En 2026, c'est la France qui est à l'honneur, avec Paris comme décor pour ce choc des cultures.

Sur scène, l'alchimie entre Benzema et Grannec a rapidement fait la différence. Grâce à leur maîtrise du jeu et de la technique, alliée à un sang-froid remarquable, le duo a pris le contrôle total de la rencontre, étouffant progressivement ses adversaires pour s'imposer sur le score sans appel de 4 à 0.

Après le match, Karim Benzema a tenu à saluer l'événement et le public, dans un moment empreint d'émotion.

« Je ne voyais pas ça comme ça, en fait. Déjà, merci à toutes les personnes qui sont venues, à celles qui sont présentes et à tous ceux qui ont organisé cet événement. Ça fait plaisir de jouer devant autant de monde. Merci à tous. »

L'ancien attaquant du Real Madrid insiste : « C'était un grand moment, avec de la passion, du plaisir et de très belles sensations. Il y a des gagnants et des perdants, mais l'essentiel, c'est d'avoir partagé ce moment ensemble. »

Fair-play malgré la défaite, Amine n'a pas cherché d'excuses. Fidèle à son image, il a salué la supériorité de ses adversaires avec humour et respect.

« On a quand même pris beaucoup de plaisir. On a passé un très bon moment. Ils étaient simplement meilleurs que nous : une meilleure vision du football, un meilleur gameplay. C'est tout. Bravo à eux. Merci pour le privilège, on a vraiment vécu un beau moment, et merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir. »

Une réaction qui illustre parfaitement l'esprit du Showmatch : un esprit de compétition, mais surtout de partage.

Pour Mike McCabe, directeur général adjoint de la Fondation Esports, ce type de rencontre dépasse largement le cadre du jeu.

Karim Benzema, Ballon d'Or et quintuple vainqueur de la Ligue des champions, et Amine, créateur suivi par des millions de fans, incarnent deux formes de leadership moderne : celui du terrain et celui du numérique.

Organisée du 6 juillet au 23 août, l'Esports World Cup 2026 réunit plus de 2 000 joueurs, 200 clubs et 100 pays pour 25 tournois et une dotation de 75 millions de dollars. Un événement titanesque qui confirme l'essor mondial de l'esport.

Au-delà du score, cette soirée parisienne restera comme un moment charnière, un instant où les frontières entre sport traditionnel, gaming et création de contenu se sont définitivement effacées.

Dans une salle en fusion, Benzema, Amine, Grannec et Brak ont souligné une évidence : qu'il soit joué sur gazon ou sur console, le football reste avant tout une histoire de passion, d'émotion et de partage.