Meghan Markle remporte son bras de fer judiciaire contre un tabloïd britannique

La justice britannique a donné gain de cause jeudi à Meghan Markle, l'épouse du prince Harry, en rejetant l'appel formé par un tabloïd britannique, qui avait été condamné pour la publication d'une lettre écrite à son père. (Photo, AFP)
La justice britannique a donné gain de cause jeudi à Meghan Markle, l'épouse du prince Harry, en rejetant l'appel formé par un tabloïd britannique, qui avait été condamné pour la publication d'une lettre écrite à son père. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Meghan Markle remporte son bras de fer judiciaire contre un tabloïd britannique

  • Meghan Markle a immédiatement salué une «victoire», à même selon elle de «remodeler» l'industrie des tabloïds
  • Afin d'étayer ses dires, le Mail on Sunday avait mis en avant au cours des audiences en appel le témoignage de Jason Knauf

LONDRES: La justice britannique a donné gain de cause jeudi à Meghan Markle, l'épouse du prince Harry, en rejetant l'appel formé par un tabloïd britannique, qui avait été condamné pour la publication d'une lettre écrite à son père. 

Meghan Markle a immédiatement salué dans un communiqué une "victoire", à même selon elle de "remodeler" l'industrie des tabloïds.

"Ce qui importe le plus, c'est que nous sommes maintenant collectivement assez courageux pour remodeler une industrie des tabloïds qui pousse les gens à être cruels et tire profit des mensonges et de la douleur qu'ils créent", a-t-elle ajouté.

L'éditeur du Mail on Sunday, le groupe Associated Newspapers Limited (ANL), avait contesté devant la Cour d'appel de Londres une décision de justice de février, selon laquelle la publication de la lettre de Meghan était "manifestement excessive et donc illégale", et violait donc sa vie privée. Il reprochait notamment au juge de première instance de s'être prononcé sans passer par un procès. 

"Cet appel sera rejeté", a déclaré jeudi le juge d'appel en rendant sa décision. "La Cour d'appel maintient la décision du juge selon laquelle la duchesse pouvait raisonnablement s'attendre au respect de sa vie privée", a-t-il ajouté, soulignant que le contenu de la lettre était "personnel, privé et ne présentait pas un intérêt légitime pour l'intérêt public". 

Dans cette missive à son père publiée en 2018, peu après son mariage avec le prince Harry, l'ex-actrice américaine de 40 ans demandait à son père Thomas Markle, 77 ans, de cesser de s'épancher et de mentir dans les médias sur leur relation brisée.

Le Mail on Sunday avait été condamné à faire état en Une de sa défaite judiciaire, et son éditeur à verser 450 000 livres (530 000 euros) à la duchesse de Sussex pour ses frais judiciaire. 

Mais le tabloïd à grand tirage a argué dans son appel examiné en novembre qu'elle avait écrit la lettre en sachant qu'elle pourrait être divulguée.

Possibilité de fuite

Afin d'étayer ses dires, le Mail on Sunday avait mis en avant au cours des audiences en appel le témoignage de Jason Knauf, ancien secrétaire à la communication du couple, désormais installé en Californie.

Cet ancien assistant a affirmé que le projet de lettre avait été rédigé en ayant en tête "qu'elle pourrait fuiter". 

Dans un témoignage écrit, Meghan a réfuté cette affirmation, disant ne pas penser que son père ferait fuiter la lettre le présentant selon elle sous un jour peu favorable. Il s'agissait seulement d'une "possibilité", a-t-elle estimé. 

Apportant de l'eau au moulin du tabloïd qui veut démontrer que Meghan Markle cherchait régulièrement à influer l'opinion publique, M. Knauf a aussi dit avoir fourni au nom de Meghan et Harry des informations privées aux auteurs de la biographie non-officielle du couple royal, "Finding Freedom" ("Harry et Meghan, libres").

Selon lui, le projet de livre était "discuté de façon routinière" et "directement avec la duchesse, en personne et par e-mail". 

Mme Markle a reconnu cette dernière information et s'est excusée d'avoir induit la cour en erreur en ne l'ayant pas précisé en première instance.

Elle a cependant fait valoir que les informations partagées avec les auteurs étaient "bien loin des informations personnelles très détaillées" que le Mail on Sunday avait publié.

Mais ce rétropédalage lui a valu les moqueries des tabloïds, le Sun la surnommant "Madame Étourdie", en référence à la série de livres pour enfants "Monsieur, Madame". 

Le prince Harry, 37 ans, sixième dans l'ordre de succession à la couronne britannique, a dénoncé à de multiples reprises la pression des médias sur son couple et en a fait la raison principale de sa mise en retrait de la famille royale, effective depuis avril 2020. Lui et sa femme ont intenté plusieurs procès aux tabloïds britanniques.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.