Un collectif de journalistes réclame "des moyens" pour l'éducation aux médias

De A comme Afrique à Z comme Zoom en passant par Piratage, Football ou Scoop, l'Agence France-Presse est expliquée aux collégiens dans "Aux sources de l'info".  (AFP/FRANÇOIS GUILLOT)
De A comme Afrique à Z comme Zoom en passant par Piratage, Football ou Scoop, l'Agence France-Presse est expliquée aux collégiens dans "Aux sources de l'info". (AFP/FRANÇOIS GUILLOT)
Short Url
Publié le Jeudi 12 novembre 2020

Un collectif de journalistes réclame "des moyens" pour l'éducation aux médias

  • Forte d'un réseau de près de 200 journalistes, Entre les lignes réalise chaque année "près de 300 interventions à travers toute la France" auprès de "5 000 élèves, enseignants et bibliothécaires"
  • "Il faut également permettre à l'EMI de rester indépendante, au moment où les financements des GAFA, et notamment Google et Facebook, gagnent le secteur" estiment les bénévoles

PARIS: « Profondément meurtris » par l'assassinat en octobre de l'enseignant Samuel Paty, une centaine de journalistes qui interviennent bénévolement dans les salles de classe réclament « des moyens » et « une vraie place à l'école » pour l'éducation aux médias, dans une tribune jeudi dans Le Monde.

« Il faut sanctuariser l'éducation aux médias » et à l'information (EMI), plaident ces 125 journalistes de l'AFP et du groupe Le Monde, tous bénévoles de l'association Entre les lignes, mobilisée depuis 10 ans pour susciter l'esprit critique des collégiens et lycéens et les sensibiliser aux sources, aux fausses informations et à la liberté d'expression.

L'EMI fait « aujourd'hui partie des programmes mais aucune heure n'y est spécifiquement consacrée », un « point fondamental si on souhaite que tous les élèves en bénéficient », expliquent les signataires de la tribune, publiée près d'un mois après le meurtre de Samuel Paty, décapité pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves.

À l'heure où les adolescents sont « confrontés quotidiennement à la violence et à l'intolérance de propos largement diffusés sur les réseaux sociaux », le « ministère de l'Éducation nationale se doit de renforcer la formation des enseignants », souvent « démunis », et de « soutenir plus fortement les initiatives sur le sujet », ajoute le collectif. 

« Il faut également permettre à l'EMI de rester indépendante, au moment où les financements des GAFA, et notamment Google et Facebook, gagnent le secteur », et « permettre à tous les journalistes qui souhaitent s'investir de le faire », estiment les bénévoles.

Eux se disent « prêts à faire plus, à accueillir et former des journalistes d'autres rédactions », à « démultiplier » leur offre de formation « aux enseignants, aux éducateurs, aux bibliothécaires » voire « aux parents d'élèves »

Mais pour cela, ils ont « besoin », comme les enseignants et « les nombreuses associations » oeuvrant « sur le terrain », de « plus de moyens », de « soutiens matériels, financiers et humains », insistent-ils.

Forte d'un réseau de près de 200 journalistes, Entre les lignes réalise chaque année « près de 300 interventions à travers toute la France » auprès de « 5 000 élèves, enseignants et bibliothécaires », ce qui est « bien peu au regard du nombre de demandes » reçues, d'après les signataires de la tribune.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
Short Url
  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Short Url
  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
Short Url
  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.