Sécurité de l'eau et de l'énergie: la Banque mondiale exhorte le CCG à réagir immédiatement

Issam Abousleiman, directeur régional de la Banque mondiale pour le CCG (Photo fournie/Chambre de Commerce de Riyad).
Issam Abousleiman, directeur régional de la Banque mondiale pour le CCG (Photo fournie/Chambre de Commerce de Riyad).
Short Url
Publié le Jeudi 10 novembre 2022

Sécurité de l'eau et de l'énergie: la Banque mondiale exhorte le CCG à réagir immédiatement

  • Jusqu'à présent, les mesures d'adaptation ont trop souvent été réactives, à court terme, coûteuses et fragmentées»
  • Abousleiman a souligné que les effluents des usines de désalinisation déclenchaient un cercle vicieux de non-durabilité

RIYAD: Le directeur régional de la Banque mondiale pour les pays du Conseil de coopération du Golfe a exhorté l’organisation à prendre des «mesures immédiates» dans le but de faire face aux menaces que le changement climatique fait peser sur l'approvisionnement en eau.

Issam Abousleiman a prévenu qu'il fallait réagir rapidement pour faire face à la hausse des coûts liés au maintien de la sécurité de l'eau et de l'énergie pour la population de la région, qui compte près de 60 millions d'habitants.

«Jusqu'à présent, les mesures d'adaptation ont trop souvent été réactives, à court terme, coûteuses et fragmentées. Les effets néfastes sur l'environnement sont souvent les conséquences de la gestion des secteurs de l'eau et de l'énergie. Le Golfe et la mer Rouge sont naturellement plus salés que les océans du monde entier en moyenne, en raison des taux d'évaporation élevés et de la réduction des apports d'eau douce. Des centaines d'usines de dessalement déposent déjà des déchets hypersalés dans des zones côtières peu profondes, et de nombreux pays du CCG ont des projets d'expansion significative du dessalement», a-t-il déclaré à Arab News.

Le responsable de la banque mondiale a souligné que les effluents des usines de dessalement déclenchaient un cercle vicieux de non-durabilité: plus la concentration de sel dans les déchets déposés près des sources d'approvisionnement est élevée, plus la quantité d'énergie nécessaire pour éliminer ce sel lorsqu'une nouvelle eau de mer est prélevée pour le dessalement est élevée.

Abousleiman a fait remarquer que la réduction insuffisante ou inexistante de la saumure avait un impact sur la vie marine côtière et risquait de nuire au tourisme.

«Le CCG a commencé à prendre des mesures dans ce domaine en utilisant de nouvelles technologies pour le dessalement ainsi que des énergies renouvelables lors du traitement de la saumure. Si le CCG est en mesure d'assurer la transition de toutes ses usines existantes, il aura également la possibilité d'économiser l'équivalent d'environ 500 000 barils de pétrole par jour et de réduire considérablement l'énergie utilisée pour la production de son eau, sans aucune émission de gaz à effet de serre. Cela aura également un impact positif sur leur budget et leur balance des paiements», a-t-il ajouté.

Un récent rapport de la Banque mondiale – intitulé «Advancing Knowledge of the Water-Energy Nexus in the GCC Countries» («Faire progresser les connaissances sur les relations entre l'eau et l'énergie dans les pays du CCG») – a mis en évidence les défis auxquels sont confrontés les pays du CCG pour garantir la durabilité de leurs ressources en eau et en énergie à long terme.

Ce rapport a également indiqué les possibilités de faire face à la situation, notamment l'adoption d'innovations clés dans la gestion des systèmes d'approvisionnement en énergie et en eau de la région, ainsi que des méthodes permettant de réduire la consommation et la demande.

Selon le rapport, à l'avenir, les pays du CCG pourraient accroître la disponibilité tout en réalisant d'importantes économies d'eau et d'énergie grâce à l'amélioration des compteurs, des structures tarifaires et de la réaffectation des eaux souterraines dans les exploitations agricoles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Short Url
  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
Short Url
  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Short Url
  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.