L’Arabie saoudite réalise des «exploits sans précédent», affirme le prince héritier

Prince Mohammed ben Salmane. (Photo fournie/ Arab News)
Prince Mohammed ben Salmane. (Photo fournie/ Arab News)
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Publié le Vendredi 13 novembre 2020

L’Arabie saoudite réalise des «exploits sans précédent», affirme le prince héritier

  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a affirmé que la campagne anticorruption a porté ses fruits, et a permis de recouvrer 247 milliards de riyals saoudiens (55,8 milliards d’euros) en trois ans
  • Le fonds souverain du Royaume, le Fonds d’investissement public (PIF) injectera 150 milliards de riyals annuellement – soit près de 34 milliards d’euros – dans l’économie en 2021 et en 2022, a également annoncé le prince

LONDRES : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a déclaré jeudi que l’Arabie saoudite avait réussi à réaliser des exploits sans précédent dans un temps record, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

Dans une allocution adressée au Conseil de la Choura (Assemblée consultative), le prince héritier a affirmé que le Royaume avait connu une croissance exponentielle au cours des trois dernières années, et a souhaité que cette croissance s’accélère lorsque la pandémie de coronavirus prendra fin.

Le prince a précisé que le Royaume fait partie des dix pays dans le monde qui ont le mieux lutté contre la pandémie de Covid-19, malgré toutes les difficultés. Il a ajouté que la priorité du Royaume est de remédier au chômage et d’accroître les opportunités d’emploi. 

Le prince Mohammed souligne que, bien que la corruption ait sévi dans le Royaume et qu’elle se soit jadis propagée comme un «cancer», la campagne anticorruption a été efficace et a permis de recouvrer 247 milliards de riyals saoudiens (55,8 milliards d’euros) en trois ans.

Il indique également que le gouvernement a entrepris une vaste restructuration pour augmenter les revenus non pétroliers et travaille dur afin de diversifier et de doubler la taille de l'économie du pays.

Les bons résultats du PIF

Le fonds souverain du Royaume – le Fonds d’investissement public (PIF) – injectera 150 milliards de riyals annuellement (soit près de 34 milliards d’euros) dans l’économie en 2021 et en 2022, a également annoncé le prince.

Le fonds a réussi à obtenir un meilleur retour sur investissement, avec un minimum de 7%, contre 2% depuis sa mise en place, certains investissements offrant un retour sur investissement dépassant 70%, voire pour certains supérieur à 140%, a-t-il ajouté.

Le prince a expliqué que les liquidités pour le PIF seront créées en réutilisant ces investissements et en créant des circuits économiques locaux à même de favoriser l’émergence de secteurs inédits qui offriront de nouvelles possibilités.

En outre, il a souligné que le PIF avait créé plus de 190 000 emplois au cours de ces quatre dernières années, ajoutant que les actifs mobiliers et immobiliers, qui valent des dizaines de milliards de riyals, ont été transférés au ministère des Finances et reflèteraient les recettes, une fois liquidées.

L’Arabie saoudite possède l'une des économies les plus importantes du monde et le gouvernement a réformé le marché du travail pour attirer des employés à valeur ajoutée, a encore assuré le prince.

S'exprimant un jour après l’attentat qui a eu lieu dans un cimetière à Djeddah et celui de l'ambassade saoudienne aux Pays-Bas, le prince a averti que le Royaume continuerait à frapper d'une «main de fer» ceux qui menacent sa sécurité et sa stabilité.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.