Tunisie: Le chef d'Ennahdha laissé en liberté après son audition pour «blanchiment d'argent»

Ghannouchi, 81 ans, est un virulent critique du coup de force du président Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021 (Photo, AFP).
Ghannouchi, 81 ans, est un virulent critique du coup de force du président Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 11 novembre 2022

Tunisie: Le chef d'Ennahdha laissé en liberté après son audition pour «blanchiment d'argent»

  • Ghannouchi, qui dirigeait le Parlement gelé en juillet 2021 avant sa dissolution fin mars par le président, avait déjà été interrogé en juillet
  • D'autres membres d'Ennahdha sont aussi poursuivis par la justice pour des opérations financières présumées suspectes avec Instalingo

SOUSSE: Le chef du parti tunisien d'inspiration islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été laissé en liberté à l'issue de son audition jeudi par un magistrat du tribunal de Sousse (est) dans le cadre d'une enquête pour "blanchiment d'argent" et "incitation à la violence".

Entendu pendant plus de 14 heures par un juge d'instruction, M. Ghannouchi, bête noire du président tunisien Kais Saied, reste cependant poursuivi dans cette affaire, a précisé à l'AFP son avocat Sami Triki.

Le magistrat n'a pas fixé la date de sa prochaine audition, selon la même source.

M. Ghannouchi, qui dirigeait le Parlement gelé en juillet 2021 avant sa dissolution fin mars par le président, avait déjà été interrogé en juillet dans le cadre d'une enquête ouverte dans cette affaire dite "Instalingo".

D'autres membres d'Ennahdha sont aussi poursuivis par la justice pour des opérations financières présumées suspectes avec Instalingo, une entreprise de production de contenu numérique, accusée selon des médias locaux d'avoir mis en place des campagnes de diffamation contre de hauts responsables de l'Etat.

La firme Instalingo, qui fait l'objet d'une enquête judiciaire depuis 2021, est soupçonnée de "comploter contre la sûreté de l'Etat" et d'"incitation à la violence".

"C'est une fausse affaire qui vise à détourner l'intérêt de la société tunisienne des vrais problèmes" du pays, a déclaré à la presse M. Ghannouchi avant son audition.

Il s'agit, selon lui, d'un "dossier (judiciaire) vide" et d'un "problème inventé".

M. Ghannouchi, 81 ans, est un virulent critique du coup de force du président Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021.

Il est aussi poursuivi dans une autre affaire dite de "l'expédition de djihadistes" vers des zones de conflits, au coeur du débat politique pendant des années et qui a refait surface récemment.

D'autres responsables d'Ennahdha ont été entendus par le pôle antiterroriste de Tunis dans l'enquête sur l'envoi présumé de djihadistes en Syrie et en Irak.

Le parti Ennahdha, pilier des gouvernements qui se sont succédé au pouvoir depuis 2011, est soupçonné par ses détracteurs et une partie de la classe politique d'avoir facilité le départ de ces djihadistes vers des zones de combats, ce que le mouvement dément catégoriquement.

Début juillet, la justice a ordonné le gel des comptes bancaires tunisiens de M. Ghannouchi et d'une dizaine de membres de sa famille et de son parti.

Le 27 juin, les autorités judiciaires lui ont aussi interdit de se rendre à l'étranger dans le cadre d'une autre enquête sur les assassinats en 2013 de deux dirigeants de gauche.

Ennahdha et M. Ghannouchi ont rejeté ces accusations


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.