L'Arabie saoudite lance une initiative visant à développer l'industrie des médias dans les États arabes

Le ministre saoudien des Médias, le Dr Majid al-Qasabi, annonce l'ouverture du 22e Festival arabe de la radio et de la télévision à Riyad, le mercredi 9 novembre 2022. (SPA)
Le ministre saoudien des Médias, le Dr Majid al-Qasabi, annonce l'ouverture du 22e Festival arabe de la radio et de la télévision à Riyad, le mercredi 9 novembre 2022. (SPA)
Des participants au 22e Festival arabe de la radio et de la télévision à Riyad, au cours duquel l'initiative Montij a été lancée, le mercredi 9 novembre 2022. (SPA)
Des participants au 22e Festival arabe de la radio et de la télévision à Riyad, au cours duquel l'initiative Montij a été lancée, le mercredi 9 novembre 2022. (SPA)
Short Url
Publié le Vendredi 11 novembre 2022

L'Arabie saoudite lance une initiative visant à développer l'industrie des médias dans les États arabes

  • L'initiative Montij, lancée lors du 22e Festival arabe de radio et de télévision, vise à stimuler la créativité et l'innovation, et à élaborer un média arabe compétitif à l'échelle mondiale
  • Le ministre saoudien des Médias: «Il est temps pour (les Arabes) d'unir leurs forces pour parvenir à une industrie médiatique professionnelle sophistiquée qui contribuera à transmettre le message du monde arabe»

RIYAD: L'Arabie saoudite a lancé, lors du 22e Festival arabe de la radio et de la télévision, l'initiative Montij («producteur») afin de stimuler la créativité et l'innovation dans le secteur des médias arabes.
Le ministre saoudien des Médias par intérim, le Dr Majid al-Qasabi, a ouvert le 22e Festival arabe de la radio et de la télévision à Riyad mercredi.
C'est la première fois que le festival se tient ailleurs qu’en Tunisie depuis sa création en 1981.
L'exposition Future of Media a également été lancée lors de l'événement, auquel ont participé près de 15 000 personnes, dont 1 000 professionnels des médias du monde entier et 200 sociétés de production représentant les plus importantes organisations médiatiques régionales et internationales.
Al-Qasabi a déclaré que le festival représente une occasion précieuse et une plate-forme prometteuse pour la consultation, l'échange de connaissances et la coopération afin de relever les défis du développement d'une nouvelle industrie médiatique arabe dont le contenu est influent et qui correspond aux valeurs de la région.
Le festival, a-t-il ajouté, offre également l’occasion d’honorer les créateurs et d'affiner leurs talents.
«Il est temps pour (les Arabes) d'unir leurs forces pour parvenir à une industrie médiatique professionnelle sophistiquée qui contribuera à transmettre le message du monde arabe de manière souple, influente et efficace», a déclaré Al-Qasabi.
Mohammed al-Harthy, président de l'Union de radiodiffusion des États arabes, a également salué plusieurs dirigeants de l'industrie des médias et du cinéma arabes pour leur contribution active à l'enrichissement du contenu médiatique et artistique du monde arabe.
La 22e édition du festival comprend 30 ateliers et sessions sur la réalisation de films, le travail des médias indépendants, la production télévisuelle et radiophonique, les médias sportifs, la célébrité et la participation des femmes au cinéma.
Le festival décernera plusieurs prix à l'occasion de l'exposition Future of Media, qui débutera le jeudi 10 novembre et durera trois jours à Riyad. Plus de 200 organisations membres participeront à l'événement, notamment des réseaux de télévision, des stations de radio privées, des chaînes internationales en langue arabe, les fabricants d'équipements techniques les plus célèbres au monde, des sociétés de production, des distributeurs de contenu audiovisuel et des fournisseurs de services.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
Short Url
  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

Short Url
  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
Short Url
  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.