Les robots vont-ils remplacer les humains chez Amazon?

Des employés construisent et testent des robots au BOS27 Robotics Innovation Hub d'Amazon à Westborough, Massachusetts, le 10 novembre 2022. (Photo, AFP)
Des employés construisent et testent des robots au BOS27 Robotics Innovation Hub d'Amazon à Westborough, Massachusetts, le 10 novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 12 novembre 2022

Les robots vont-ils remplacer les humains chez Amazon?

Des employés construisent et testent des robots au BOS27 Robotics Innovation Hub d'Amazon à Westborough, Massachusetts, le 10 novembre 2022. (Photo, AFP)
  • L'entreprise, fondée il y a 28 ans par Jeff Bezos, dévoilait sa dernière création, un bras jaune robotisé baptisé «Sparrow»
  • Contrairement à ses prédécesseurs qui ne peuvent qu'orienter les paquets, «Sparrow» peut manipuler les objets grâce à ses tubes cylindriques qui les aspirent pour ensuite les placer dans différents paniers

WESTBOROUGH: Les robots sont-ils l'avenir d'Amazon ? Le laboratoire de robotique du géant américain du commerce en ligne près de Boston travaille à l'automatisation de ses centres de distribution dans le monde. 

"Ce que nous allons faire dans les cinq prochaines années va surpasser ce que nous avons réalisé ces dix dernières années", a prévenu jeudi lors d'une conférence de presse Joe Quinlivan, vice-président du département robotique d'Amazon dans ce centre d'innovation, inauguré il y a un an à Westborough dans le nord-est des Etats-Unis. 

L'entreprise, fondée il y a 28 ans par Jeff Bezos, dévoilait sa dernière création, un bras jaune robotisé baptisé "Sparrow", capable de détecter, sélectionner et gérer "des millions de produits" de toutes tailles et de toutes formes. 

Contrairement à ses prédécesseurs qui ne peuvent qu'orienter les paquets, "Sparrow" peut manipuler les objets grâce à ses tubes cylindriques qui les aspirent pour ensuite les placer dans différents paniers. 

Cela devrait permettre aux employés d'arrêter d'effectuer des tâches répétitives pour se concentrer sur des activités "plus gratifiantes et intéressantes" tout en améliorant la "sécurité", assure Tye Brady, un des responsables d'Amazon Robotics. 

Près de 75% des 5 milliards de commandes traitées par le géant du commerce en ligne sont déjà gérées par un type de robot, selon Joe Quinlivan. 

Menace sur l'emploi? 

"Il ne s'agit pas que les machines remplacent les humains. Il s'agit plutôt que machines et humains travaillent ensemble", se défend M. Brady. 

La robotisation de l'entreprise a généré plus d'un million d'emplois ces dernières années, spécialisés dans l'ingénierie notamment mais aussi dans l'entretien, ainsi que des postes de techniciens et opérateurs, affirment les responsables d'Amazon. 

Si l'idée qu'une automatisation du travail mènerait à des destructions d'emplois en masse n'est pas soutenue par de récents chiffres publiés en juillet par le bureau américain des statistiques, l'utilisation accrue de robots peut tout de même avoir un impact négatif sur les employés. 

Tout en permettant d'alléger certaines tâches dans les entrepôts, ces technologies peuvent en effet contribuer "à une augmentation de la charge et du rythme de travail, avec des nouvelles méthodes de surveillance des employés", ont mis en garde des chercheurs de l'université Berkeley dans une étude de 2019. 

Ils citent l'exemple du jeu vidéo MissionRacer utilisé par Amazon qui met en compétition les employés les uns contre les autres pour assembler les commandes des clients plus rapidement. 

La robotisation peut aussi servir aux employeurs pour "abaisser le niveau de qualification nécessaire pour un emploi afin de réduire les coûts de formation et de recrutement" ce qui peut conduire à "des stagnations de salaire et à une insécurité de l'emploi", d'après la même source. 

Régulièrement accusé par ses détracteurs "d'esclavage moderne", Amazon, deuxième employeur aux Etats-Unis après le géant de la distribution Walmart, a réussi à repousser jusqu'à présent toutes les velléités de salariés de se syndiquer, sauf dans un entrepôt de New York. 

Le géant du commerce en ligne, qui a racheté il y a dix ans l'entreprise de robotique Kiva, développe des programmes informatiques, d'intelligence artificielle, d'apprentissage automatique, de manipulation robotique, de simulation, d'analyse prédictive et de conception de prototypes. 

L'entreprise peut notamment produire "1.000" unités robotiques dans son usine de Westborough. 

Afin de raccourcir les délais entre le moment où un client achète un produit et sa réception, Amazon entend par ailleurs effectuer d'ici la fin de l'année des livraisons de paquets légers par drone dans deux villes en Californie et au Texas. 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com