Stupeur à Istanbul dans le quartier visé par un attentat

Les chaînes de télévision turques ont reçu ordre de ne pas diffuser d'images de la scène pour «empêcher de semer la peur» (Photo, AFP).
Les chaînes de télévision turques ont reçu ordre de ne pas diffuser d'images de la scène pour «empêcher de semer la peur» (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 14 novembre 2022

Stupeur à Istanbul dans le quartier visé par un attentat

  • La plupart des boutiques, habituellement ouvertes jusqu'à tard, ont baissé leur rideau prématurément
  • «Je n’ai pas peur, mais je suis en colère que mon pays se retrouve à nouveau dans une telle situation»

ISTANBUL: Il est 17H00 passées et l'avenue d'Istiklal, principale artère piétonne d'Istanbul, continue de déverser son flot de badauds et de touristes en direction de la tour de Galata. Un couple descend la rue en courant, les larmes aux yeux.

Un attentat à la bombe, quelques centaines de mètres plus haut, vient de faire six morts et plus de 50 blessés sur l'artère déjà visée en mars 2016.

Le bas de l'avenue est encore accessible, mais un cordon de police la barre peu avant l'imposant portail du lycée de Galatasaray.

La plupart des boutiques, habituellement ouvertes jusqu'à tard, ont baissé leur rideau prématurément.

"Nous n'avons pas peur, nous avons entendu l'explosion, mais nous restons ouverts tant que la police ne vient pas nous demander de fermer", lâche Mustafa Güler, gérant d'un restaurant du quartier, le Keyif Nezivade.

La rue de Nezivade, enfilade de restaurants de poissons située à 300 mètres du lieu de l'explosion, est d'ordinaire noire de monde à toute heure, mais les terrasses sont déjà moins remplies que d'ordinaire en cette fin d'après-midi.

Dans la rue, tous les postes de télévision sont branchés sur le match de foot de l'après-midi, Kayserispor-Konyaspor en Cappadoce (centre du pays). Un couple mange son poisson en terrasse, la bouteille de raki déjà bien entamée, tandis que des rabatteurs lèvent la tête au passage d'un des hélicoptères qui survolent le quartier.

Un seul bar, à l'angle, diffuse la déclaration en direct à la télévision du président Recep Tayyip Erdogan, qui dénonce un "vil attentat".

«Retour des attentats»

"On ne sait pas quoi faire. Erdogan dit que c'est une attaque terroriste.. J'espère que ce n'est pas le retour des attentats", glisse Elif, étudiante de 22 ans, quelques minutes plus tard.

Dans son dos, l'accès à l'avenue d'Istiklal est barré.

Des journalistes patientent, caméras éteintes, face au cordon policier: les chaînes de télévision turques ont reçu ordre de ne pas diffuser d'images de la scène pour "empêcher de semer la peur".

Des membres des forces spéciales de la police turque surgissent soudain, en treillis, fusil, casque et cagoule, et se fendent un passage pour remonter l'avenue.

Mais la plupart des promeneurs résistent à la panique.

Des touristes continuent de déambuler à deux pas, sacs de courses à la main, impassibles.

"On n'a pas peur. On sait que [les attentats] arrivent très souvent dans ce genre de pays", glisse Sylvana Sassa, Gabonaise de 27 ans arrivée à Istanbul il y a 10 jours.

"Comme on ne reste plus très longtemps, on a continué le shopping [après l'explosion], et on y retournera demain matin", lâche-t-elle, la poignée de sa valise rose dans une main.

Derin, directeur d'un hôtel situé dans une ruelle 200 mètres plus bas, patiente téléphone en main devant la porte de l'immeuble.

"Je n'ai pas peur", lâche-t-il lui aussi. "Mais je suis en colère", insiste celui qui se dit "partisan de l'opposition". "En colère que mon pays se retrouve à nouveau dans une telle situation".


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.