Le CCG renouvelle son engagement pour un Moyen-Orient sans armes nucléaires

Abdelaziz Alwasil, représentant permanent de l’Arabie saoudite à l’ONU. (Photo, @ksamissionun)
Abdelaziz Alwasil, représentant permanent de l’Arabie saoudite à l’ONU. (Photo, @ksamissionun)
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Publié le Mercredi 16 novembre 2022

Le CCG renouvelle son engagement pour un Moyen-Orient sans armes nucléaires

  • S’exprimant au nom des pays du CCG, le représentant permanent de l’Arabie saoudite à l’ONU a souligné qu’il était nécessaire d’obtenir un accès libre et total aux utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire
  • M. Alwasil est intervenu lors de la conférence sur la création au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive

NEW YORK: Lundi, les États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se sont engagés à travailler ensemble «et à n’épargner aucun effort» pour établir une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient, reconnaissant que cela nécessitera la «volonté politique» de toutes les parties.

Ils ont également reconnu «le droit légitime des États à utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques», conformément aux objectifs du traité historique de 1970 sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de l’ONU, et ont appelé à un accès total à cette technologie, sans obligations supplémentaires.

Grâce à ses trois piliers – la prévention de la propagation des armes nucléaires, la destruction des arsenaux nucléaires existants et la promotion des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire – le TNP est la pierre angulaire des efforts mondiaux de non-prolifération depuis plus d’un demi-siècle.

S’exprimant au nom des pays du CCG, Abdelaziz Alwasil, représentant permanent de l’Arabie saoudite à l’ONU, a fait part de son inquiétude face aux «activités nucléaires clandestines en cours au Moyen-Orient» et a affirmé qu’il existait «certaines installations nucléaires qui ne sont pas contrôlées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)». Selon lui, cela constitue un «préjudice à l’objectif» de parvenir à un Moyen-Orient sans armes nucléaires, et «affaiblit les efforts déployés pour instaurer la confiance» et «menace la paix et la sécurité internationales et régionales».

M. Alwasil intervenait lors de la conférence sur la création au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive, établie en 2018 par une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU.

Une résolution sur une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient a été adoptée lors d’une conférence d’examen du TNP en 1995 et développée en 2010. D’après M. Alwasil, les résultats de ces deux conférences d’examen restent «le principal point de référence pour réaliser l’objectif ultime d’établir une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient».

Israël, qui est une puissance nucléaire, n’est pas partie au TNP. L’Iran est signataire, mais l’AIEA s’inquiète depuis des mois du retrait des équipements de surveillance de l’agence des installations nucléaires iraniennes et du blocage de l’accès aux sites clés du pays où l’enrichissement de l’uranium aurait eu lieu.

Il y a trois jours à peine, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont demandé au conseil d’administration de l’AIEA, l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU, d’adopter une résolution soulignant la nécessité «essentielle et urgente» pour l’Iran d’expliquer la raison pour laquelle des traces d’uranium ont été découvertes sur trois sites déclarés comme faisant partie de ses recherches nucléaires, rapporte Reuters.

Le projet de texte de la résolution note également que le conseil «se dit profondément préoccupé que les questions relatives aux garanties liées à trois sites non déclarés restent en suspens en raison d’une coopération substantielle insuffisante de la part de l’Iran». M. Alwasil a souligné l’importance de veiller à ce que toutes les installations nucléaires soient soumises au régime de garanties de l’AIEA «afin de s’assurer qu’aucune activité nucléaire non annoncée ne se déroule dans la région».

Plus tard, parlant au nom de l’Arabie saoudite, il a rappelé qu’elle avait travaillé avec «les pays arabes frères pour publier une résolution de l’Assemblée générale appelant à la tenue d’une réunion. Cette réunion débouchera sur un instrument juridiquement contraignant visant à établir une zone au Moyen-Orient exempte d’armes nucléaires, d’autres armes de destruction massive et de leurs vecteurs».

«Mon pays soutient tous les efforts visant à établir une telle zone libre au Moyen-Orient, ainsi que notre coopération avec les pays de la région pour atteindre l’objectif souhaité», a-t-il ajouté. «Les mesures de confiance et les relations de bon voisinage sont des piliers importants pour établir une telle région et instaurer la paix et la sécurité régionales.»

Réaffirmant l’importance d’obtenir la volonté politique nécessaire pour atteindre cet objectif, M. Alwasil a déclaré que «la poursuite d’activités nucléaires clandestines au Moyen-Orient et le maintien des installations nucléaires israéliennes en dehors du champ de surveillance de l’AIEA, ne serviraient pas l’objectif visant à établir une telle zone libre. Elles entraîneront au contraire des menaces pour la paix et la sécurité internationales.»

«Les défis auxquels le Moyen-Orient est confronté exigent des efforts concertés pour désamorcer la situation, instaurer la confiance et exprimer la bonne volonté entre tous les pays de la région, afin de garantir une coexistence pacifique et de parvenir au développement et à la prospérité pour tous les peuples.»

«Le maintien des installations nucléaires israéliennes en dehors du champ de surveillance de l’AIEA, ainsi que d’autres activités nucléaires clandestines, nous obligent à nous assurer qu’elles sont destinées à des fins pacifiques, ce qui constitue une réelle préoccupation», a soutenu le représentant permanent de l’Arabie saoudite à l’ONU. «Nous devons garantir la nature pacifique de toutes les activités nucléaires dans la région comme première étape pour atteindre notre objectif principal, l’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient.»

M. Alwasil a affirmé que l’Arabie saoudite, qui a participé activement aux deux précédentes conférences sur la création au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive, est favorable à un échange d’idées et d’expertise sur le cadre juridique permettant de discuter de cette question.

Il a enfin appelé à un échange d’idées avec les pays qui ont déjà réussi à atteindre les objectifs de zones sans armes de destruction massive dans leurs régions, notamment en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Conseil des ministres saoudien souligne que le dialogue est essentiel à la désescalade régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
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  • Les ministres soulignent l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement.

RIYAD : Le gouvernement saoudien a réaffirmé que le dialogue demeure indispensable pour parvenir à une désescalade, alors que des informations faisant état de progrès dans les discussions ont été rapportées mardi, laissant entrevoir un possible accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Djeddah, a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour instaurer un climat d’apaisement, ouvrant la voie à des solutions diplomatiques garantes de la sécurité et de la stabilité régionales.

Washington et Téhéran sont engagés dans une guerre régionale intense depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran, entraînant l’assassinat du guide suprême du pays.

Un responsable américain a évoqué la possibilité qu’un accord avec l’Iran soit conclu dès mercredi, ce qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le détroit avait été fermé par l’Iran après l’effondrement d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran, qui avait brièvement permis la reprise du trafic maritime dans cette voie navigable stratégique.

Le prince héritier a également informé le Conseil des ministres de son entretien téléphonique, tenu durant le week-end, avec le président américain Donald Trump.

« Son Altesse Royale a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles afin de parvenir à une trêve ouvrant la voie à des solutions diplomatiques », a rapporté samedi l’Agence de presse saoudienne (SPA), peu après l’échange entre les deux dirigeants.

Le Conseil des ministres a par ailleurs salué le soutien international croissant et la participation accrue à la coalition multinationale de défense maritime lancée par l’Arabie saoudite.

Le Royaume et treize autres pays ont créé cette coalition jeudi afin de protéger la navigation dans les principales voies maritimes du Moyen-Orient.

Selon le ministère saoudien de la Défense, la Coalition multinationale de défense maritime s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, protéger les routes maritimes internationales et faire face aux menaces pesant sur la navigation et le commerce mondial.

Toujours selon la SPA, cette coalition reflète le rôle de premier plan du Royaume dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

Elle renforce la coopération multilatérale entre les États et établit un cadre destiné à protéger les voies maritimes internationales, les routes commerciales et les approvisionnements énergétiques face aux menaces croissantes en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Salam : ceux qui ont entraîné le Liban dans la guerre ne peuvent parler de souveraineté

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
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  • Salam a critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État

DUBAÏ : Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré mardi que ceux qui « ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles » n’avaient aucun droit de donner des leçons de patriotisme ou de souveraineté nationale.

Dans une déclaration qui semblait viser le Hezbollah sans le nommer, Salam a rejeté les accusations selon lesquelles les dirigeants politiques du pays auraient soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban.

« Quelqu’un vient nous rendre visite et accuse les autorités politiques d’avoir soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle au dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient aucune mémoire », a déclaré Salam.

Selon lui, le plus grand service rendu à Israël a été celui de ceux qui ont entraîné le Liban dans ce qu’il a qualifié de « guerres de soutien inutiles », offrant à Israël un prétexte pour lancer des attaques portant atteinte à la souveraineté du pays, détruisant villes et villages, tuant des civils et déplaçant des centaines de milliers de personnes.

Salam a également critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État, les accusant d’avoir lié le Liban à des agendas régionaux au détriment des intérêts du peuple libanais.

« Il n’y a de souveraineté pour le Liban qu’à travers une décision unique et indépendante, prise par un État doté d’une seule armée exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a estimé qu’un véritable dialogue et une véritable unité nationale ne pouvaient être atteints qu’en reconnaissant les erreurs du passé et en assumant la responsabilité de décisions dont les Libanais continuent de subir les conséquences.

Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre fin à l’occupation israélienne de territoires libanais, obtenir la libération des détenus libanais, permettre le retour en toute sécurité des déplacés dans leurs foyers et reconstruire les zones touchées par le conflit.

Salam a également appelé à mettre fin aux accusations de trahison dans le discours politique, estimant qu’un dialogue sincère et une solidarité nationale étaient indispensables pour permettre au Liban de faire face aux défis actuels.

Ces déclarations interviennent alors que le Liban et Israël poursuivent à Rome un nouveau cycle de négociations, sous médiation américaine, visant à mettre en œuvre l’accord-cadre conclu à Washington en juin.

Cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël ainsi que le désarmement progressif du Hezbollah.

Ces négociations, entamées mardi et prévues jusqu’à jeudi, constituent le septième cycle de discussions sous médiation américaine depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à l’Iran après le début de la guerre à Gaza, déclenchant des mois d’affrontements transfrontaliers puis une offensive israélienne de plus grande ampleur au Liban.

Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté ces négociations, estimant qu’elles n’apporteraient au Liban « rien d’autre que la honte, l’humiliation et des compromis successifs ». Il a également critiqué le président Joseph Aoun, l’accusant d’avoir renoncé à son rôle de figure nationale neutre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com