Les leaders du G20 se réunissent en Indonésie, la guerre en Ukraine en toile de fond

Les dirigeants mondiaux discutent de la sécurité alimentaire et énergétique lors de la journée d'ouverture du sommet du G20 à Bali (Photo, Getty Images).
Les dirigeants mondiaux discutent de la sécurité alimentaire et énergétique lors de la journée d'ouverture du sommet du G20 à Bali (Photo, Getty Images).
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Publié le Mercredi 16 novembre 2022

Les leaders du G20 se réunissent en Indonésie, la guerre en Ukraine en toile de fond

  • Le thème «Se relever ensemble, se relever plus fort» fait allusion à la pandémie de la Covid-19 et à ses conséquences
  • Les présidents Biden et Xi se sont rencontré en personne pour la première fois dans un contexte de relations tendues entre les États-Unis et la Chine

DENPASAR, Bali: L'invasion de l'Ukraine par la Russie au début de l'année semble éclipser tous les autres points à l'ordre du jour de la réunion des dirigeants du Groupe des 20 mardi, le conflit en Europe ayant alimenté les tensions géopolitiques et une flambée mondiale des prix des produits alimentaires et énergétiques.
Les dirigeants des États membres du G20, des pays invités et des organisations internationales se sont réunis à Bali pour discuter des défis urgents auxquels est confrontée l'économie mondiale qui se rapproche de la récession.
L'Indonésie, quatrième pays le plus peuplé du monde et première économie d'Asie du Sud-Est, accueille le sommet sous le thème «Se relever ensemble, se relever plus fort» à la suite de la pandémie de coronavirus et de ses répercussions économiques.
Bien que le sommet soit officiellement axé sur la stabilité financière, la santé, les énergies renouvelables et la transformation numérique, l'Indonésie, pays hôte, tente également  de combler les divisions au sein du G20 au sujet de la guerre en Ukraine.
Joko Widodo, le président indonésien, a reconnu l'ambiance lors de son discours d'ouverture mardi, juste avant le début des discussions à huis clos.
«Je comprends que nous ayons besoin d'énormes efforts pour pouvoir nous asseoir ensemble dans cette pièce», a déclaré le président indonésien Joko Widodo dans son discours d'ouverture.
Il a souligné que le monde ne pouvait pas se permettre de plonger dans «une autre guerre froide».
«Aujourd'hui, les yeux du monde entier sont braqués sur notre réunion. Allons-nous réussir? Ou ajouterons-nous un élément de plus à la liste des échecs? Pour nous, le G20 doit réussir et ne peut échouer.»
Dix-sept dirigeants du G20 participent au sommet de cette semaine, dont le président américain, Joe Biden, le président chinois, Xi Jinping, et le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.
L'Indonésie a invité d'autres pays et organisations internationales à y participer, s'ajoutant ainsi à une longue liste de dirigeants mondiaux comprenant le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed al-Nahyan, et le Premier ministre singapourien, Lee Hsien Loong.

Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron (à droite), et s'entretient avec le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed (en haut à gauche) et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en marge du sommet du G20 (Photo, SPA).

Volodymyr Zelensky, le président de l'Ukraine, s'est adressé aux dirigeants du G20 par liaison vidéo le premier jour du sommet, dans lequel il a fait part de son optimisme quant à la fin du conflit.
«Je suis convaincu que c'est maintenant que la guerre destructrice russe doit et peut être arrêtée», a-t-il affirmé.
Les analystes s'attendent à ce que la guerre figure en bonne place dans le communiqué final du sommet, malgré les appels des hôtes indonésiens au dialogue et à la collaboration en vue de résoudre les problèmes économiques mondiaux tels que l'inflation et la sécurité alimentaire et énergétique.
Les réunions des ministres du G20 depuis que l'Indonésie a pris la présidence du groupe en décembre dernier n'ont pas permis d’aboutir à des déclarations communes. Des désaccords ont émergé entre la Russie et les autres membres sur le langage précis, notamment sur la manière de décrire ce qui se passe en Ukraine.
Le Dr Ahmad Rizky Mardhatillah Umar, chercheur indonésien en relations internationales à l'université du Queensland, en Australie, a indiqué que la déclaration finale attendue mercredi n'était pas susceptible de répondre pleinement aux défis auxquels le monde est confronté aujourd'hui.
«Compte tenu des tensions entre les États-Unis et la Chine, par exemple sur certaines questions politiques, puis de la guerre en Ukraine, il est difficile de voir le sommet du G20 aboutir à un résultat acceptable et susceptible de résoudre les défis auxquels le monde est confronté aujourd'hui, car ces défis sont en grande partie un problème politique, a-t-il expliqué à Arab News».

Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine, s'est adressé aux dirigeants du G20 par liaison vidéo le premier jour du sommet (Capture d'écran).

Umar a ajouté que c'était «parce que la crise mondiale actuelle exige des solutions politiques, et qu'il est difficile pour l'Indonésie de servir de médiateur, par exemple, entre la Russie et l'Ukraine».
Le rassemblement de Bali fait suite aux efforts concertés de l'Indonésie afin de négocier la paix entre les pays en conflit. Fin juin, Widodo a été le premier dirigeant asiatique à se rendre à Kiev et à Moscou pour rencontrer ses homologues ukrainien et russe dans le but d'atténuer l'impact du conflit sur la communauté internationale.
Bhima Yudhistira, directeur du Centre d'études économiques et juridiques de la capitale indonésienne, Jakarta, a également estimé que la situation mondiale échappait au contrôle de l'Indonésie.
«Le sommet a été éclipsé par la guerre en Ukraine, et il est possible qu'ils ne parviennent pas à un communiqué final, même si la clé du succès de la réunion repose sur ce communiqué», a-t-il expliqué à Arab News.
«La position de l'Indonésie est celle d'un pays en développement, et les acteurs déterminants sont ceux en conflit et les pays développés. Le fait de pouvoir faciliter la rencontre entre l'Américain Joe Biden et le Chinois Xi Jinping au G20 est déjà une réussite pour l'instant», a souligné Yudhistira.

Les analystes s'attendent à ce que la guerre figure en bonne place dans le communiqué final du sommet, malgré les appels des hôtes indonésiens au dialogue et à la collaboration pour résoudre les problèmes économiques mondiaux tels que l'inflation et la sécurité alimentaire et énergétique (Photo, AFP).

Mardi, Biden et Xi ont tenu leur première réunion en personne depuis l'entrée en fonction du président américain. Cette rencontre s'est déroulée dans un contexte de relations tendues entre les deux pays, qui portent sur diverses questions, allant du commerce au statut de Taïwan.
Yudhistira était néanmoins convaincu que le sommet du G20 de cette année entrerait dans l'histoire.
«Je crois que c'est un G20 historique. Il est historique à cause de la polarisation, à cause de la fissure dans le multilatéralisme, mais c'est toujours le seul forum qui rassemble les différences, comme entre les États-Unis et la Chine», a-t-il ajouté.
Pour sa part, Diana Dewi, présidente de la section de la Chambre de commerce et d'industrie indonésienne à Jakarta, estime qu'«il y a un espoir que ce sommet aboutisse à la paix dans le monde, parce qu’il ne s'agit pas seulement d'atteindre une croissance économique, mais comme le président Widodo l'a affirmé depuis le début, c'est un événement qui est censé unir.»
Les agences de presse ont rapporté mardi que les dirigeants des plus grandes économies du monde semblaient prêts à transmettre un message fort condamnant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, même si le projet de déclaration devait encore être approuvé par tous les membres du groupe.
Créé en 1999 à la suite de la crise financière asiatique, le G20 avait initialement pour but de favoriser la coopération économique mondiale. Mais il s'est depuis transformé en un forum consacré aux problèmes mondiaux urgents. Cette année, l'accent a été mis sur les infrastructures de santé et la sécurité alimentaire.
Le sommet annuel des dirigeants mondiaux est également l'occasion d'échanges diplomatiques informels, les chefs d'État participant à des entretiens bilatéraux en marge de cette grande réunion.

Joe Biden (à droite) et le président chinois, Xi Jinping, ont tenu leur première réunion en personne depuis l'entrée en fonction du président américain (Photo, AFP).

Une poignée d'échanges bilatéraux se sont déroulés mardi, dont celui de Xi et d'Anthony Albanese, le nouveau Premier ministre australien, qui a marqué la première rencontre officielle entre les dirigeants des deux pays depuis 2016.
Le prince héritier saoudien a également tenu plusieurs réunions en marge du sommet, notamment avec le président des Émirats arabes unis, le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, et le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Bien que la plupart des titres internationaux se soient concentrés sur la participation des États-Unis et de la Chine au sommet à cause de leur importance économique mondiale, le rôle de l'Arabie saoudite «est très important», a déclaré à Arab News, Andreas Ismar, journaliste indonésien chevronné.
«L'Arabie saoudite doit diversifier son économie pour être moins dépendante du pétrole et elle a de nombreuses chances de le faire dans ce forum», a indiqué Ismar, faisant allusion au plan de réforme, la Vision 2030, qui vise à diversifier l'économie du Royaume loin des hydrocarbures.
La compagnie pétrolière saoudienne Aramco et l'entreprise publique indonésienne Pertamina sont récemment convenues de travailler ensemble sur la possibilité de développer une chaîne de valeur propre pour l'ammoniac et l'hydrogène. Riyad et Jakarta ont donné la priorité aux efforts de transition vers les sources d'énergie renouvelables.
«Je crois que les relations entre l'Arabie saoudite et l'Indonésie ne vont pas s'arrêter là. La coopération entre les deux pays était auparavant plus axée sur la politique et la culture, mais elle s'oriente désormais rapidement vers l'économie», a soutenu Ismar.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban : dix pays européens et l'UE appellent à garantir la «sécurité» de la Finul 

De la fumée et des débris tourbillonnent sur le site d'une frappe israélienne qui a visé un bâtiment situé à proximité de l'autoroute menant à l'aéroport international de Beyrouth, le 31 mars 2026. (AFP)
De la fumée et des débris tourbillonnent sur le site d'une frappe israélienne qui a visé un bâtiment situé à proximité de l'autoroute menant à l'aéroport international de Beyrouth, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • "Nous réaffirmons notre ferme soutien au mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban dans le Sud-Liban et appelons à garantir que les canaux de déconfliction restent ouverts"
  • Un Casque bleu indonésien a été tué dimanche soir dans le sud du pays, victime selon une source sécuritaire de l'ONU à l'AFP, d'un tir d'un char israélien

PARIS: Dix pays européens et l'Union européenne ont appelé mardi dans une déclaration conjointe à garantir la "sécurité et la sûreté" de la force de maintien de la paix de l'ONU Liban, dont trois militaires ont été tués ces derniers jours.

"Nous exigeons de l'ensemble des parties, en toutes circonstances, qu'elles garantissent la sécurité et la sûreté du personnel et des locaux de la Finul", ont affirmé dans cette déclaration les ministres des Affaires étrangères de la Belgique, de Chypre, de la Croatie, de la France, de la Grèce, de l'Italie, de Malte, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni ainsi que la haute Représentante de l'Union européenne.

"Nous réaffirmons notre ferme soutien au mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban dans le Sud-Liban et appelons à garantir que les canaux de déconfliction restent ouverts", ajoutent les ministres, qui dénoncent des "pertes humaines inacceptables".

Un Casque bleu indonésien a été tué dimanche soir dans le sud du pays, victime selon une source sécuritaire de l'ONU à l'AFP, d'un tir d'un char israélien. Deux autres Casques bleus indonésiens ont été tués le lendemain dans une explosion, qui pourrait être due à une mine, a indiqué la même source à l'AFP.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir mardi une réunion d'urgence après la mort des Casques bleus au Liban.

Dans leur déclaration, les ministres appellent également "Israël à éviter toute nouvelle aggravation du conflit, notamment par le biais d'une opération terrestre sur le territoire libanais" et condamnent "fermement les attaques du Hezbollah menées contre Israël en soutien à l'Iran".

Ils encouragent également le gouvernement libanais "à maintenir son cap en mettant en œuvre des mesures concrètes et irréversibles, à tous les niveaux, afin de rétablir sa souveraineté sur l'ensemble du territoire libanais, notamment concernant le monopole de l'État sur les armes"

La Finul, qui compte près de 8.200 soldats issus de 47 pays, est prise en étau entre Israël et le groupe chiite pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part, et l'Iran d'autre part, à la suite d'une attaque le 2 mars.


Le roi Charles III en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril

Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres. (AFP)
Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres. (AFP)
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  • Les dates de cette visite, la première de Charles III, seront communiquées ultérieurement, a précisé le palais
  • Le roi et la reine se rendront ensuite aux Bermudes, pour le premier déplacement du monarque dans un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni depuis son accession au trône en septembre 2022

LONDRES: Le roi Charles III et la reine Camilla se rendront en visite d'Etat aux Etats-Unis fin avril, a annoncé mardi le palais de Buckingham, un déplacement contesté en pleine guerre au Moyen-Orient et dans une période de tensions entre Washington et Londres.

Leur programme "célèbrera les liens historiques et les relations bilatérales actuelles entre le Royaume-Uni et les États-Unis, à l'occasion du 250e anniversaire de l'indépendance américaine", selon un communiqué.

Les dates de cette visite, la première de Charles III, seront communiquées ultérieurement, a précisé le palais.

Le roi et la reine se rendront ensuite aux Bermudes, pour le premier déplacement du monarque dans un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni depuis son accession au trône en septembre 2022.

Londres et Washington, liés par 250 ans d'Histoire, ont forgé une "relation spéciale" caractérisée par des liens diplomatiques, militaires et économiques très étroits.

Au cours de son règne, la reine Elizabeth II avait été reçue à quatre reprises en visite d'Etat aux Etats-Unis, notamment en 1976 pour célébrer le bicentenaire de l'indépendance américaine et en 1991, avec une adresse historique devant le Congrès américain.

Donald Trump, connu pour être un grand admirateur de la famille royale, avait déclaré mi-mars à la Maison Blanche avoir "vraiment hâte de voir le roi".

Le président américain a lui-même été reçu en septembre en visite d'Etat au Royaume-Uni pour la seconde fois, avec tout le faste royal, de la procession en carrosse au somptueux banquet au château de Windsor.

Selon l'ambassadeur américain à Londres, Warren Stephens, le président de la Chambre des représentants Mike Johnson a proposé que Charles III prononce un discours devant les deux chambres du Congrès américain.

Appels au report 

Cette visite aux Etats-Unis est annoncée en pleine guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, et aux conséquences économiques planétaires.

Donald Trump n'a pas épargné le Premier ministre Keir Starmer depuis le début du conflit, accusant le dirigeant britannique d'avoir soutenu trop mollement son grand allié américain.

"Ce n'est pas à Winston Churchill que nous avons affaire", avait-il cinglé début mars, se disant "mécontent de Londres" qui avait dans un premier temps refusé que les Etats-Unis utilisent ses bases militaires.

Le dirigeant travailliste a assuré que malgré ces déclarations, la "relation spéciale" avec Washington était "à l'oeuvre".

Son gouvernement, au pouvoir depuis juillet 2024, a pris soin de ménager ses relations avec l'administration Trump. Il s'enorgueillissait d'avoir obtenu un meilleur traitement que de nombreux pays, notamment dans les négociations sur les droits de douane.

Selon un sondage YouGov publié jeudi, près de la moitié des Britanniques (49%) sont contre cette visite.

Plusieurs parlementaires britanniques s'y opposent également. Cet honneur "ne devrait pas être accordé à quelqu'un qui insulte et porte atteinte à notre pays de façon répétée", a déclaré le chef des libéraux-démocrates, Ed Davey.

La présidente de la Commission des Affaires étrangères à la Chambre des Communes, la travailliste Emily Thornberry, a elle aussi jugé "plus sûr de reporter" la visite, par crainte que Charles et Camilla se trouvent dans une situation "embarrassante".

Tenu à une stricte neutralité politique, Charles III n'a pas fait de commentaire public sur les velléités du président américain de faire du Canada --dont le roi est le chef d'Etat-- le 51e Etat américain. Ce qui ne l'a pas empêché de défendre la souveraineté de ce pays lors d'une visite hautement symbolique en mai 2025.

Agé de 77 ans, le roi Charles a connu en plus de trois ans de règne plusieurs crises majeures. Il a été diagnostiqué en février 2024 d'un cancer pour lequel il est toujours soigné. Il est par ailleurs confronté aux répercussions de l'affaire Jeffrey Epstein, qui ont conduit en février à l'arrestation de son frère Andrew Mountbatten-Windsor, soupçonné d'avoir transmis des informations confidentielles au pédocriminel et financier américain décédé en 2019.


Guerre en Iran: «les prochains jours seront décisifs», affirme le ministre américain de la Défense

Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien. (AFP)
Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien. (AFP)
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  • "Les prochains jours seront décisifs. L'Iran le sait, et ils ne peuvent quasiment rien faire militairement contre cela", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone
  • Le ministre, qui a révélé qu'il avait rendu visite récemment à des troupes américaines déployées dans ce conflit, a affirmé que "les dernières 24 heures ont vu le plus faible nombre de drones et missiles ennemis lancés par l'Iran"

WASHINGTON: Les prochains jours de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran seront "décisifs", a affirmé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d'écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien.

"Les prochains jours seront décisifs. L'Iran le sait, et ils ne peuvent quasiment rien faire militairement contre cela", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone.

Le ministre, qui a révélé qu'il avait rendu visite récemment à des troupes américaines déployées dans ce conflit, a affirmé que "les dernières 24 heures ont vu le plus faible nombre de drones et missiles ennemis lancés par l'Iran".

Selon Pete Hegseth, les discussions avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre sont en train de s'intensifier.

Ces discussions "sont bien réelles, elles sont en cours, elles sont actives et -- je pense -- se renforcent", a-t-il affirmé.

Les-Etats-Unis constatent un "va-et-vient" avec l'Iran sur les termes de ces négociations, un "fait nouveau productif", selon Pete Hegseth.

"Nous ne voulons pas avoir à faire plus militairement que ce qui est nécessaire. Mais je n'ai pas dit ça à la légère quand j'ai dit qu'en attendant, nous négocierons avec des bombes", a-t-il déclaré.

Pete Hegseth a également refusé à nouveau d'écarter la possibilité de déployer des troupes américaines sur le territoire iranien.

"Nous n'allons écarter aucune option. Vous ne pouvez pas mener et gagner une guerre si vous dites à votre adversaire ce que vous êtes prêts à faire, ou pas prêts à faire, y compris des troupes au sol", a déclaré le ministre.

"Notre adversaire pense actuellement qu'il existe 15 différentes manières avec lesquelles on pourrait s'en prendre à eux avec des troupes au sol. Et devinez quoi? C'est vrai", a-t-il ajouté.

A ses côtés, le général Dan Caine, chef d'état-major, a déclaré que les Etats-Unis avaient frappé "plus de 11.000 cibles" au cours des 30 jours passés.