Arabie saoudite et Thaïlande : Les liens florissants entre deux royaumes amis

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président indonésien, Joko Widodo, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président indonésien, Joko Widodo, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président des Philippines, Ferdinand Marcos Jr., en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président des Philippines, Ferdinand Marcos Jr., en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
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Publié le Vendredi 18 novembre 2022

Arabie saoudite et Thaïlande : Les liens florissants entre deux royaumes amis

  • La visite du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, devrait stimuler le commerce, les investissements et la coopération économique
  • Les liens bilatéraux s’améliorent à pas de géant depuis la reprise des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et la Thaïlande au début de l’année

RIYAD: La visite officielle du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, en Thaïlande, sa participation au sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (en anglais: Asia-Pacific Economic Cooperation, APEC) et ses rencontres avec plusieurs chefs de gouvernement asiatiques sont les derniers temps forts d’une tournée réussie en Asie.

Les engagements de vendredi à Bangkok font suite à une visite officielle du prince héritier à Séoul, où il a rencontré les dirigeants sud-coréens et conclu des accords économiques. Il a également assisté au sommet des diIl a été invité par la Thaïlande à participer au forum de l’APEC en tant qu’invité d’honneur, bien que l’Arabie saoudite ne soit pas membre du groupe, ce qui témoigne de la volonté de la Thaïlande de renforcer la coopération, le commerce et les investissements au service des deux royaumes.

Les dirigeants et les représentants de 21 économies des deux côtés de l’océan Pacifique devaient discuter de la manière de maintenir la stabilité face aux défis du changement climatique et aux retombées politiques et économiques croissantes de la guerre en Ukraine.

Le sommet a débuté par un appel lancé par la Thaïlande, pays hôte, aux États membres afin qu’ils travaillent ensemble pour atteindre une croissance et un développement durables.

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Le prince héritier Mohammed ben Salmane arrive en Thaïlande pour une visite officielle, où il a été reçu par le Premier ministre et ministre de la Défense de Thaïlande. (SPA)

Le prince héritier et les dirigeants de l’APEC ont discuté du commerce et des investissements durables lors d’une session de dialogue informel. Il s’est également entretenu avec des dirigeants nationaux, dont le président français, Emmanuel Macron, le président indonésien, Joko Widodo, le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, et le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah.

L’ambassadeur saoudien en Thaïlande, Abderrahmane ben Abdelaziz al-Suhaibani, a déclaré à l’Agence de presse saoudienne (SPA) que la visite du prince héritier faisait suite à une invitation du Premier ministre Prayuth Chan-ocha et à une visite historique que ce dernier avait effectuée en Arabie saoudite en janvier.

M. Al-Suhaibani a affirmé que l’importance de cette visite était évidente, étant donné qu’elle coïncidait avec le forum de l’APEC, auquel participent 23 pays. Il a ajouté qu’elle visait à renforcer la coopération et le partenariat entre les deux pays et contribuerait à dynamiser les relations et les échanges commerciaux.

Il a également souligné que l’exploration des opportunités d'investissement était nécessaire à la lumière du plan de réforme Vision 2030 de l’Arabie saoudite et des priorités de développement de la Thaïlande, qui incluent la politique d’une économie circulaire et verte.

Les deux pays cherchent aussi à coopérer dans le domaine des énergies renouvelables, de l’environnement, de la transformation numérique et de la cybersécurité, a précisé M. Al-Suhaibani.

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Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane et le Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-o-cha à son arrivée à Riyad pour une visite officielle en janvier 2022. (SPA)

L’ambassadeur a noté que cette visite était «une extension des efforts du Royaume pour servir l’islam et les musulmans du monde entier. Le gouvernement du Royaume a prêté attention aux musulmans de Thaïlande et s’occupe d’eux en coopération et en coordination avec le gouvernement thaïlandais.»

Après la visite de M. Prayuth au Royaume, des ambassadeurs ont été nommés dans leurs capitales respectives et des accords dans les domaines du tourisme, du travail, de l’énergie et de la sécurité alimentaire ont été signés. Le premier vol commercial entre Riyad et Bangkok a eu lieu le 28 février.

Un mémorandum d’entente sur le recrutement d’emrigeants du G20 à Bali, en Indonésie, qui a duré deux jours.

L’arrivée du prince héritier dans la capitale thaïlandaise jeudi représente un tournant symbolique dans les relations entre l’Arabie saoudite et la Thaïlande et succède à la reprise des liens diplomatiques en janvier.

ployés thaïlandais en Arabie saoudite a été signé en mars. En mai, le ministre saoudien de l'investissement, Khaled al-Faleh, et le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Don Pramudwinai, ont organisé conjointement le Forum d’investissement saoudo-thaïlandais.

En août, le nombre de Saoudiens qui sont arrivés dans ce pays d’Asie du Sud-Est est passé à 35 000. La Thaïlande espère attirer jusqu’à 300 000 visiteurs saoudiens d’ici la fin de l’année.

Un mois plus tard, un mémorandum d’entente a été signé pour créer le Conseil des affaires saoudo-thaïlandais, marquant une étape importante dans le renforcement des liens commerciaux et donnant potentiellement à la Thaïlande un accès au marché plus large du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Les relations commerciales ne cessent de se développer. Saudi Aramco a conclu un accord pour vendre 166 000 barils par jour de pétrole brut à la société thaïlandaise PTT Public. L’entreprise a maintenant proposé d’augmenter les quantités et la durée des livraisons.

 

EN CHIFFRES

 

34,65 milliards de dollars: volume des échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et la Thaïlande au cours des cinq dernières années.

 

La société saoudienne SABIC possède une usine en Thaïlande qui produit des matériaux spécialisés tels que les plastiques Noryl. La société vend environ 1,3 million de tonnes de produits pétrochimiques et d’engrais en Thaïlande par an et compte 83 employés dans son bureau régional de Bangkok.

Selon des sources gouvernementales saoudiennes, le volume des exportations du Royaume vers la Thaïlande s’est élevé à 4 milliards de dollars (1 dollar = 0,96 euro) au cours de l’année 2020, tandis que le volume des exportations de la Thaïlande vers le Royaume s’est élevé à 1,65 milliard de dollars la même année.

Le volume des échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et la Thaïlande au cours des cinq dernières années s’est élevé à 34,65 milliards de dollars, selon la SPA.

Les exportations non pétrolières du Royaume vers la Thaïlande ont dépassé les 2 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,26 euro) au cours de l’année 2020, les produits minéraux, chimiques et d’aluminium figurant en tête de liste des plus importantes marchandises exportées. Les voitures et leurs pièces, les machines, ainsi que le bois et ses produits sont parmi les principaux produits importés.

Les deux pays cherchent à coopérer dans le domaine de l’agriculture par le biais du commerce de produits de base tels que le riz et les produits halal.

L’Arabie saoudite souhaite exporter des dattes en Thaïlande et renforcer sa coopération dans le domaine de la pisciculture et de l’aviculture.

Le Royaume a maintenu son soutien aux musulmans de Thaïlande même avant la reprise des relations diplomatiques cette année.

L'Arabie saoudite a fourni une aide humanitaire après le tsunami de 2004, dont 30 millions de dollars de dons et 75 tonnes d’aide.

En mai 2019, l’Arabie saoudite a étendu son soutien aux musulmans thaïlandais à travers des bourses d’études et des aides financières et, en avril de l’année dernière, elle a distribué de la nourriture à environ 35 000 personnes pendant le ramadan.

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Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)

En août, le Centre islamique de Bangkok a tenu une exposition sur la culture et le patrimoine saoudiens, organisée par le ministère des Affaires islamiques du Royaume.

L’Arabie saoudite a établi ses premières relations diplomatiques avec la Thaïlande en 1957. Les deux royaumes ont entretenu de bonnes relations qui ont été renforcées par des visites officielles.

En mars 1966, le Royaume a élevé le niveau de représentation diplomatique en Thaïlande d’un consulat à une ambassade. La Thaïlande a ouvert son ambassade à Riyad en 1984 tout en conservant son consulat à Djeddah.

Les relations entre les deux pays se sont développées et poursuivies dans les domaines politique, économique, commercial et touristique jusqu’en 1990.

Lors de sa visite à Riyad en janvier, M. Prayuth a mentionné que la Thaïlande attachait la plus grande importance à l’amitié avec l’Arabie saoudite et qu’elle souhaitait régler toutes les questions en suspens.

Il a exprimé ses profonds regrets concernant les événements tragiques survenus en Thaïlande en 1989 et 1990, et a déclaré que le gouvernement thaïlandais avait déployé de grands efforts pour résoudre les problèmes antérieurs.

La Thaïlande a également réaffirmé son engagement en faveur de la protection des diplomates saoudiens en Thaïlande, conformément à la Convention de Vienne, et a assuré qu’elle soulèverait les questions précédentes auprès des autorités compétentes si de nouveaux éléments venaient à apparaître.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: neuf blessés dans une frappes israélienne sur un hôpital

Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh.  Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban. (AFP)
Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh. Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban. (AFP)
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  • Le ministère a précisé que les différentes sections de l'hôpital, dont les urgences et l'unité de soins intensifs, ont été endommagées ainsi que des ambulances stationnées dans la cour de l'établissement
  • Il a mis en ligne une vidéo qui montre des éclats de verre dispersés dans l’un des couloirs de l’hôpital, des fenêtres et des portes soufflées, ainsi qu’un plafond effondré dans l’un des bureaux, tandis qu’un membre du personnel se trouve sur les lieux

BEYROUTH: Neuf personnes ont été blessées jeudi dans une frappe israélienne qui a endommagé un hôpital du sud du Liban, selon le ministère de la Santé, l'armée israélienne poursuivant ses raids malgré une trêve fragile avec le Hezbollah pro-iranien.

Dans un communiqué, le ministère a "vivement dénoncé" la frappe qui a "infligé de graves dégâts à l'hôpital gouvernemental de Tebnine".

Il a précisé que la frappe a fait "neuf blessés, parmi lesquels sept membres du personnel de l'hôpital dont cinq femmes".

Le ministère a précisé que les différentes sections de l'hôpital, dont les urgences et l'unité de soins intensifs, ont été endommagées ainsi que des ambulances stationnées dans la cour de l'établissement.

Il a mis en ligne une vidéo qui montre des éclats de verre dispersés dans l’un des couloirs de l’hôpital, des fenêtres et des portes soufflées, ainsi qu’un plafond effondré dans l’un des bureaux, tandis qu’un membre du personnel se trouve sur les lieux.

Le ministère avait indiqué mercredi que trois hôpitaux dans le sud avaient été fermés et 16 autres endommagés depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Les frappes israéliennes ont coûté la vie à 3.089 personnes au Liban, dont 116 secouristes et personnels de la santé, depuis le début des hostilités, selon le ministère de la Santé libanais.

Par ailleurs, ce même ministère a révisé jeudi à la hausse un bilan concernant une frappe sur la localité de Deir Qanun al-Nahr mardi qui a fait 14 morts, dont trois femmes et quatre enfants, contre 10 indiqué précédemment.

Jeudi, les frappes quotidiennes se sont poursuivies, a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise (Ani). Un photographe de l’AFP a vu de la fumée s’élever après un raid sur la localité de Hanniyeh.

Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des attaques simultanées contre des forces israéliennes qui occupent plusieurs localités du sud du Liban.

Il a dit avoir mené "une vaste attaque contre différentes positions" israéliennes dans trois localités au moyen de "drones d'attaques et de roquettes en salves répétées", selon un communiqué.

Un cessez-le-feu qui devait expirer le 17 mai a été prolongé de 45 jours à l'issue de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, sous médiation américaine.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

 


Washington annonce des sanctions visant des personnes considérées proches du Hezbollah

Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien. (AFP)
Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien. (AFP)
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  • Le gouvernement libanais a refusé mi-mars les lettres de créance de l'ambassadeur iranien et ordonné son départ du pays, mais M. Sheibani a refusé de quitter Beyrouth
  • La décision du gouvernement avait été vivement critiquée par le Hezbollah

WASHINGTON: Washington a annoncé jeudi placer sur sa liste de personnes et entités sous sanctions neuf individus, accusés d'être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d'"entraver la paix et le désarmement" du groupe libanais pro-iranien.

Parmi les cibles des sanctions du département américain du Trésor se trouvent l'ambassadeur désigné de l'Iran au Liban, Mohammad Reza Raouf Sheibani, des responsables des services de renseignement libanais, des alliés politiques du Hezbollah et quatre responsables du groupe.

L'un d'entre eux, Hassan Fadlallah, est un député du Hezbollah qui a également dirigé la radio (Al-Nour) et la télévision (Al-Manar) du mouvement.

Le gouvernement libanais a refusé mi-mars les lettres de créance de l'ambassadeur iranien et ordonné son départ du pays, mais M. Sheibani a refusé de quitter Beyrouth.

La décision du gouvernement avait été vivement critiquée par le Hezbollah.

"Le Hezbollah est une organisation terroriste qui doit être totalement désarmée. Le département du Trésor continuera de s'en prendre aux responsables ayant infiltré le gouvernement libanais et permettant au Hezbollah de mener sa campagne de violence sans but contre le peuple libanais et d'entraver la paix", a déclaré le secrétaire du Trésor, Scott Bessent, cité dans le communiqué.

En réaction, le Hezbollah a dénoncé dans un communiqué "une tentative d'intimidation américaine contre le peuple libanais (...) en soutien à l'agression" israélienne contre le Liban.

"Ces sanctions (...) nous confortent dans nos choix (...) et n'auront aucun impact concret sur nos choix (...) ni sur l'action entreprise pour défendre la souveraineté" du peuple libanais, a ajouté le mouvement.

Les sanctions impliquent le gel de l'ensemble des avoirs détenus directement et indirectement par les personnes ciblées ainsi que l'interdiction pour les citoyens et entreprises américains de mener des échanges avec elles.

Cette interdiction s'applique également aux entreprises étrangères si elles disposent d'une filière aux Etats-Unis ou réalisent une partie de leurs échanges en dollars.

Les sanctions visent aussi deux responsables du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, qui a dénoncé une mesure "inacceptable et injustifiée", visant "en premier lieu le mouvement Amal et son rôle politique, attaché aux causes nationales ainsi qu'à la protection de l'Etat et de ses institutions".

Le Hezbollah estime par ailleurs que "le fait de cibler les officiers libanais à la veille des rencontres au Pentagone est une tentative évidente d'intimider nos institutions sécuritaires officielles et de soumettre l'Etat aux conditions de la tutelle américaine".

Des négociations, inédites depuis des décennies, sont en cours entre le Liban et Israël sous médiation américaine. Le Hezbollah s'y oppose. Le Pentagone doit accueillir une session de discussions le 29 mai en présence d'une délégation de l'armée libanaise.

Le Liban a été plongé début mars dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Des troupes israéliennes sont ensuite entrées dans le sud du Liban.

Bien qu'une trêve soit actuellement en cours, Israël et le Hezbollah poursuivent leurs affrontements.


Maroc: au moins quatre morts dans l'effondrement d'un immeuble à Fès

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  • Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur
  • Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales

RABAT: Au moins quatre personnes sont décédées jeudi dans l'effondrement d'un immeuble à Fès, dans le nord du Maroc, selon un bilan provisoire des autorités locales qui poursuivent leurs opérations à la recherche d'éventuelles autres victimes coincées sous les décombres.

Six autres personnes ont été blessées à des degrés divers dans l'effondrement de cet immeuble résidentiel de quatre étages, situé dans un quartier périphérique de cette ville, selon les mêmes sources, citées par l'agence officielle MAP.

Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur.

Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales.

Le périmètre de l'accident a été sécurisé et les habitants des immeubles mitoyens ont été évacués à titre préventif.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les causes du sinistre.

Début décembre, 22 personnes avaient été tuées dans l'effondrement de deux immeubles mitoyens déjà à Fès, le pire accident de ce type ces dernières années dans le pays.

Toujours à Fès, neuf personnes avaient péri en mai 2025 dans l'effondrement d'un immeuble d'habitation. En février 2024, cinq personnes étaient aussi mortes dans l'effondrement d'une maison dans la vieille ville.