Arabie saoudite et Thaïlande : Les liens florissants entre deux royaumes amis

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, en marge du sommet de l’APEC à Bangkok. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président français, Emmanuel Macron, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président indonésien, Joko Widodo, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président indonésien, Joko Widodo, en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président des Philippines, Ferdinand Marcos Jr., en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, rencontre le président des Philippines, Ferdinand Marcos Jr., en marge du sommet de l’APEC en Thaïlande. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)
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Publié le Vendredi 18 novembre 2022

Arabie saoudite et Thaïlande : Les liens florissants entre deux royaumes amis

  • La visite du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, devrait stimuler le commerce, les investissements et la coopération économique
  • Les liens bilatéraux s’améliorent à pas de géant depuis la reprise des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et la Thaïlande au début de l’année

RIYAD: La visite officielle du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, en Thaïlande, sa participation au sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (en anglais: Asia-Pacific Economic Cooperation, APEC) et ses rencontres avec plusieurs chefs de gouvernement asiatiques sont les derniers temps forts d’une tournée réussie en Asie.

Les engagements de vendredi à Bangkok font suite à une visite officielle du prince héritier à Séoul, où il a rencontré les dirigeants sud-coréens et conclu des accords économiques. Il a également assisté au sommet des diIl a été invité par la Thaïlande à participer au forum de l’APEC en tant qu’invité d’honneur, bien que l’Arabie saoudite ne soit pas membre du groupe, ce qui témoigne de la volonté de la Thaïlande de renforcer la coopération, le commerce et les investissements au service des deux royaumes.

Les dirigeants et les représentants de 21 économies des deux côtés de l’océan Pacifique devaient discuter de la manière de maintenir la stabilité face aux défis du changement climatique et aux retombées politiques et économiques croissantes de la guerre en Ukraine.

Le sommet a débuté par un appel lancé par la Thaïlande, pays hôte, aux États membres afin qu’ils travaillent ensemble pour atteindre une croissance et un développement durables.

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Le prince héritier Mohammed ben Salmane arrive en Thaïlande pour une visite officielle, où il a été reçu par le Premier ministre et ministre de la Défense de Thaïlande. (SPA)

Le prince héritier et les dirigeants de l’APEC ont discuté du commerce et des investissements durables lors d’une session de dialogue informel. Il s’est également entretenu avec des dirigeants nationaux, dont le président français, Emmanuel Macron, le président indonésien, Joko Widodo, le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, et le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah.

L’ambassadeur saoudien en Thaïlande, Abderrahmane ben Abdelaziz al-Suhaibani, a déclaré à l’Agence de presse saoudienne (SPA) que la visite du prince héritier faisait suite à une invitation du Premier ministre Prayuth Chan-ocha et à une visite historique que ce dernier avait effectuée en Arabie saoudite en janvier.

M. Al-Suhaibani a affirmé que l’importance de cette visite était évidente, étant donné qu’elle coïncidait avec le forum de l’APEC, auquel participent 23 pays. Il a ajouté qu’elle visait à renforcer la coopération et le partenariat entre les deux pays et contribuerait à dynamiser les relations et les échanges commerciaux.

Il a également souligné que l’exploration des opportunités d'investissement était nécessaire à la lumière du plan de réforme Vision 2030 de l’Arabie saoudite et des priorités de développement de la Thaïlande, qui incluent la politique d’une économie circulaire et verte.

Les deux pays cherchent aussi à coopérer dans le domaine des énergies renouvelables, de l’environnement, de la transformation numérique et de la cybersécurité, a précisé M. Al-Suhaibani.

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Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane et le Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-o-cha à son arrivée à Riyad pour une visite officielle en janvier 2022. (SPA)

L’ambassadeur a noté que cette visite était «une extension des efforts du Royaume pour servir l’islam et les musulmans du monde entier. Le gouvernement du Royaume a prêté attention aux musulmans de Thaïlande et s’occupe d’eux en coopération et en coordination avec le gouvernement thaïlandais.»

Après la visite de M. Prayuth au Royaume, des ambassadeurs ont été nommés dans leurs capitales respectives et des accords dans les domaines du tourisme, du travail, de l’énergie et de la sécurité alimentaire ont été signés. Le premier vol commercial entre Riyad et Bangkok a eu lieu le 28 février.

Un mémorandum d’entente sur le recrutement d’emrigeants du G20 à Bali, en Indonésie, qui a duré deux jours.

L’arrivée du prince héritier dans la capitale thaïlandaise jeudi représente un tournant symbolique dans les relations entre l’Arabie saoudite et la Thaïlande et succède à la reprise des liens diplomatiques en janvier.

ployés thaïlandais en Arabie saoudite a été signé en mars. En mai, le ministre saoudien de l'investissement, Khaled al-Faleh, et le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Don Pramudwinai, ont organisé conjointement le Forum d’investissement saoudo-thaïlandais.

En août, le nombre de Saoudiens qui sont arrivés dans ce pays d’Asie du Sud-Est est passé à 35 000. La Thaïlande espère attirer jusqu’à 300 000 visiteurs saoudiens d’ici la fin de l’année.

Un mois plus tard, un mémorandum d’entente a été signé pour créer le Conseil des affaires saoudo-thaïlandais, marquant une étape importante dans le renforcement des liens commerciaux et donnant potentiellement à la Thaïlande un accès au marché plus large du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Les relations commerciales ne cessent de se développer. Saudi Aramco a conclu un accord pour vendre 166 000 barils par jour de pétrole brut à la société thaïlandaise PTT Public. L’entreprise a maintenant proposé d’augmenter les quantités et la durée des livraisons.

 

EN CHIFFRES

 

34,65 milliards de dollars: volume des échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et la Thaïlande au cours des cinq dernières années.

 

La société saoudienne SABIC possède une usine en Thaïlande qui produit des matériaux spécialisés tels que les plastiques Noryl. La société vend environ 1,3 million de tonnes de produits pétrochimiques et d’engrais en Thaïlande par an et compte 83 employés dans son bureau régional de Bangkok.

Selon des sources gouvernementales saoudiennes, le volume des exportations du Royaume vers la Thaïlande s’est élevé à 4 milliards de dollars (1 dollar = 0,96 euro) au cours de l’année 2020, tandis que le volume des exportations de la Thaïlande vers le Royaume s’est élevé à 1,65 milliard de dollars la même année.

Le volume des échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et la Thaïlande au cours des cinq dernières années s’est élevé à 34,65 milliards de dollars, selon la SPA.

Les exportations non pétrolières du Royaume vers la Thaïlande ont dépassé les 2 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,26 euro) au cours de l’année 2020, les produits minéraux, chimiques et d’aluminium figurant en tête de liste des plus importantes marchandises exportées. Les voitures et leurs pièces, les machines, ainsi que le bois et ses produits sont parmi les principaux produits importés.

Les deux pays cherchent à coopérer dans le domaine de l’agriculture par le biais du commerce de produits de base tels que le riz et les produits halal.

L’Arabie saoudite souhaite exporter des dattes en Thaïlande et renforcer sa coopération dans le domaine de la pisciculture et de l’aviculture.

Le Royaume a maintenu son soutien aux musulmans de Thaïlande même avant la reprise des relations diplomatiques cette année.

L'Arabie saoudite a fourni une aide humanitaire après le tsunami de 2004, dont 30 millions de dollars de dons et 75 tonnes d’aide.

En mai 2019, l’Arabie saoudite a étendu son soutien aux musulmans thaïlandais à travers des bourses d’études et des aides financières et, en avril de l’année dernière, elle a distribué de la nourriture à environ 35 000 personnes pendant le ramadan.

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Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, est à la tête de la délégation du Royaume au rassemblement annuel des 21 membres de l’APEC. (Twitter: @spagov)

En août, le Centre islamique de Bangkok a tenu une exposition sur la culture et le patrimoine saoudiens, organisée par le ministère des Affaires islamiques du Royaume.

L’Arabie saoudite a établi ses premières relations diplomatiques avec la Thaïlande en 1957. Les deux royaumes ont entretenu de bonnes relations qui ont été renforcées par des visites officielles.

En mars 1966, le Royaume a élevé le niveau de représentation diplomatique en Thaïlande d’un consulat à une ambassade. La Thaïlande a ouvert son ambassade à Riyad en 1984 tout en conservant son consulat à Djeddah.

Les relations entre les deux pays se sont développées et poursuivies dans les domaines politique, économique, commercial et touristique jusqu’en 1990.

Lors de sa visite à Riyad en janvier, M. Prayuth a mentionné que la Thaïlande attachait la plus grande importance à l’amitié avec l’Arabie saoudite et qu’elle souhaitait régler toutes les questions en suspens.

Il a exprimé ses profonds regrets concernant les événements tragiques survenus en Thaïlande en 1989 et 1990, et a déclaré que le gouvernement thaïlandais avait déployé de grands efforts pour résoudre les problèmes antérieurs.

La Thaïlande a également réaffirmé son engagement en faveur de la protection des diplomates saoudiens en Thaïlande, conformément à la Convention de Vienne, et a assuré qu’elle soulèverait les questions précédentes auprès des autorités compétentes si de nouveaux éléments venaient à apparaître.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Moustapha Barghouti : la loi israélienne sur la peine de mort est un permis de tuer des Palestiniens

Des manifestants se rassemblent devant la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem, le 31 mars 2026, lors d’une manifestation contre l’adoption d’une loi autorisant la peine de mort contre les Palestiniens. (AFP)
Des manifestants se rassemblent devant la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem, le 31 mars 2026, lors d’une manifestation contre l’adoption d’une loi autorisant la peine de mort contre les Palestiniens. (AFP)
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  • La nouvelle loi israélienne sur la peine de mort pour les Palestiniens est perçue par Moustapha Barghouti comme un instrument légal autorisant des exécutions extrajudiciaires et approfondissant l’apartheid 
  • Barghouti appelle à la résilience palestinienne et à une pression internationale concrète, notamment sanctions et boycott, pour contrecarrer la politique israélienne 

PARIS : Au milieu du fracas de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, la question palestinienne semble occultée. Pourtant, sur le terrain, aussi bien à Gaza qu’en Cisjordanie, Israël poursuit son entreprise de destruction et de déshumanisation du peuple palestinien, affranchi de toute contrainte.

Profitant du tumulte mondial, le gouvernement israélien a adopté récemment une loi instaurant la peine de mort par pendaison pour des Palestiniens détenus dans ses prisons. Que signifie pratiquement cette loi pour les Palestiniens, et que cherche Israël par son instauration ?

Le secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne, Moustapha Barghouti, explique à Arab News en français que cette loi « marque un tournant d’une gravité historique ».

D’une voix calme, mais empreinte de conviction et de fermeté, le médecin et dirigeant politique palestinien ne mâche pas ses mots : « Cette loi n’est pas seulement un instrument juridique supplémentaire dans l’arsenal israélien, mais l’expression d’une dérive politique profonde qui autorise ouvertement l’élimination des Palestiniens. »

« Ce qui se passe n’est pas simplement l’adoption d’une loi », insiste-t-il. « Ce que nous voyons aujourd’hui est une dérive fasciste en Israël. »

À la tête de l’Initiative nationale palestinienne, qui n’a pas d’aile armée, Barghouti s’est imposé au fil du temps comme le porte-voix de la cause palestinienne, avec comme marque de fabrique une intonation de voix douce et incisive à la fois, souvent déstabilisante pour ses contradicteurs.

Barghouti attribue l’initiative de ce texte de loi au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite radicale, mais il souligne que « le problème dépasse largement un seul homme. »

Selon ce communiquant hors pair, doublé d’un homme politique d’une profonde connaissance des arcanes de la politique israélienne, la véritable alerte réside dans le soutien massif dont la loi a bénéficié au Parlement israélien.

« Près des deux tiers des députés de la Knesset ont voté en sa faveur, y compris certains représentants de l’opposition, comme Avigdor Lieberman », un consensus qui révèle, selon lui, « une transformation plus profonde de la société israélienne. »

« La loi n’est qu’un symptôme, car la dérive fasciste de la société israélienne est aujourd’hui très avancée », affirme-t-il.

Cette évolution se manifeste à travers plusieurs phénomènes simultanés : la guerre menée à Gaza, l’intensification de la colonisation en Cisjordanie et, désormais, l’adoption d’une législation qui viserait spécifiquement les prisonniers palestiniens.

Pour Barghouti, la portée réelle de la loi dépasse la question de la peine de mort elle-même, car dans les faits, elle institue « une justice fondamentalement discriminatoire ». « Cette loi approfondit le système d’apartheid », affirme-t-il.

Selon cette logique, un Palestinien accusé d’avoir tué un Israélien pourrait être condamné à mort, mais lorsqu’un Israélien tue un Palestinien, affirme Barghouti, « l’impunité est souvent la règle. »

Pour lui, la loi fonctionne comme « un permis de tuer des Palestiniens » et légitime également, selon lui, « les exécutions extrajudiciaires déjà observées sur le terrain. »

Barghouti estime qu’entre mille et deux mille Palestiniens à Gaza ont déjà été victimes d’exécutions extrajudiciaires, de même en Cisjordanie, où il évoque de nombreux cas de tirs mortels sans poursuites judiciaires, dont l’assassinat récent d’une famille civile dans la région de Tubas.

Interrogé sur les détenus concernés par la loi, Barghouti se montre catégorique : « Tous les prisonniers palestiniens sont menacés », affirme-t-il. Même ceux qui ont déjà été jugés pourraient voir leurs dossiers rouverts si « les autorités israéliennes décident de réexaminer certaines affaires. »

Environ 10 000 Palestiniens sont aujourd’hui détenus dans les prisons israéliennes, parmi lesquels 300 enfants et 75 femmes. Un grand nombre d’entre eux sont détenus sous le régime de la détention administrative, qui permet d’emprisonner une personne sans inculpation ni procès, pour des périodes renouvelables.

Les conditions de détention sont particulièrement dures : « Ils sont privés de soins, soumis à la faim, aux abus et à des conditions extrêmement difficiles », explique Barghouti.

Depuis le 7 octobre, affirme-t-il, 90 prisonniers palestiniens seraient morts en détention. Depuis 1967, le nombre total de détenus morts dans les prisons israéliennes atteindrait 322.

La situation dans la bande de Gaza reste, selon Mustafa Barghouti, catastrophique. Il affirme qu’Israël n’a jamais véritablement respecté le cessez-le-feu annoncé.

Depuis son entrée en vigueur, 720 Palestiniens auraient été tués et plus de 2 000 blessés, alors que les bombardements continuent quotidiennement, y compris au cœur de la ville de Gaza.

Mais l’aspect le plus dramatique, selon lui, concerne la situation humanitaire. L’accord de cessez-le-feu prévoyait l’entrée de 600 camions d’aide humanitaire par jour ; or, selon Barghouti, les livraisons restent très en deçà de ce chiffre, puisque certains jours, explique-t-il, à peine 56 camions ont été autorisés à entrer.

Plus grave encore, aucun matériel médical n’aurait été autorisé à entrer depuis le début du cessez-le-feu : « Des hôpitaux entiers risquent de cesser de fonctionner », avertit-il. Même les dentistes, dit-il, ont récemment lancé un appel pour signaler qu’ils ne disposaient plus de matériel de base pour traiter leurs patients.

En Cisjordanie, la situation n’est guère plus réjouissante. Barghouti décrit une situation d’escalade permanente : les raids militaires et les arrestations se poursuivent quotidiennement, et les attaques de colons armés se multiplient.

Barghouti assure que ces groupes agissent avec la protection de l’armée israélienne et affirme que 71 communautés palestiniennes ont déjà été expulsées de leurs terres.

Ces expulsions, souligne-t-il, s’inscrivent dans une stratégie visant à s’emparer progressivement de la Cisjordanie, dont « Israël contrôle désormais plus de 40 % ».

Face à cette situation, Mustafa Barghouti balaye du revers de la main un changement interne en Israël : « Cette société s’est tournée vers le fascisme », affirme-t-il.

Pour lui, deux facteurs seront déterminants pour l’avenir. Le premier est la résilience du peuple palestinien sur sa terre, car « le projet sioniste ne peut réussir que s’il parvient à expulser les Palestiniens de leur terre, comme en 1948. »

Le second facteur est la pression internationale. Barghouti estime que les déclarations et condamnations ne suffisent plus : « Israël ne se laissera pas dissuader par des discours. »

La seule solution, selon lui, serait l’imposition de sanctions internationales et d’un boycott global d’Israël.

Malgré la dureté du contexte, Barghouti affirme ne pas se sentir seul : « Ma relation n’est pas avec les gouvernements », conclut-il, « ma relation est avec les peuples, et je sais que les peuples comprennent ce qui se passe. »


Des débris tombent près d’installations énergétiques saoudiennes après l’interception de missiles balistiques

Tôt mardi matin, heure locale, le ministère n’avait pas précisé quelles installations énergétiques étaient en cours d’évaluation. (AFP/Archives)
Tôt mardi matin, heure locale, le ministère n’avait pas précisé quelles installations énergétiques étaient en cours d’évaluation. (AFP/Archives)
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  • L’Iran poursuit ses attaques contre les pays du Golfe alors que l’ultimatum du président américain Donald Trump approche
  • Les Émirats arabes unis ont activé leur défense aérienne mardi matin, tandis que Bahreïn a déclenché ses sirènes d’alerte missile

RIYAD : L’évaluation des dégâts était toujours en cours tôt mardi, l’Arabie saoudite indiquant que des débris de missiles balistiques interceptés étaient tombés « à proximité » d’installations énergétiques.

« Le porte-parole du ministère de la Défense, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que sept missiles balistiques lancés en direction de la région orientale ont été interceptés et détruits, et que des débris sont tombés à proximité d’installations énergétiques », a rapporté l’agence de presse saoudienne.

Outre ces sept missiles, le ministère de la Défense du royaume a indiqué que trois autres missiles balistiques visant la province orientale avaient également été interceptés, dans un message publié sur les réseaux sociaux.

L’Iran tire des missiles et des drones contre le royaume et d’autres pays arabes du Golfe depuis que Israël et les États-Unis ont lancé des frappes militaires contre Téhéran le 28 février.

Téhéran a partiellement assoupli son blocage du détroit d’Ormuz pour certains trafics, mais ses actions dans cette voie maritime stratégique ont fait grimper les prix de l’énergie, avec des répercussions sur les économies mondiales.

Les pays du Golfe ont condamné les attaques iraniennes contre des infrastructures énergétiques vitales, tandis que de nombreux autres États ont critiqué les méthodes de Téhéran durant le conflit.

L’Iran a également visé Israël ainsi que des intérêts américains dans la région.

Le président américain Donald Trump a fixé un ultimatum à l’Iran pour accepter un accord, menaçant de « représailles sévères » en cas de non-respect de l’échéance fixée à mardi 20h (EDT).

« Nous avons un plan, et grâce à la puissance de notre armée, chaque pont en Iran pourrait être détruit d’ici demain minuit », a-t-il déclaré.

L’Iran a rejeté la pression américaine pour rouvrir rapidement le détroit, tout en affirmant vouloir une solution durable au conflit.

Attaques matinales

Des militants ont signalé de nouvelles frappes visant la capitale iranienne, Téhéran, tôt mardi matin.

Les Émirats arabes unis ont activé leur défense aérienne, tandis que Bahreïn a déclenché ses sirènes d’alerte face à une nouvelle salve de tirs iraniens.

Deux personnes ont été tuées dans la région kurde d’Irak après qu’un drone, que les autorités attribuent à l’Iran, a frappé une habitation.

Le drone a frappé une maison dans le village de Zargazawi, dans la province d’Erbil, tôt mardi, a déclaré la Direction de la lutte contre le terrorisme de la région kurde du nord dans un communiqué. Les autorités ont condamné cette attaque, la qualifiant de violation du droit international.

Cette frappe intervient alors que les forces iraniennes et des milices alliées ciblent plusieurs zones du Kurdistan irakien avec une vague de drones, roquettes et missiles. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
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  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.