Elon Musk rétablit le compte de Donald Trump sur Twitter

Le compte Twitter de Donald Trump a été rétabli (Photo, Capture d'écran twitter).
Le compte Twitter de Donald Trump a été rétabli (Photo, Capture d'écran twitter).
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Publié le Dimanche 20 novembre 2022

Elon Musk rétablit le compte de Donald Trump sur Twitter

  • «Le peuple s'est exprimé. Trump va être rétabli», a tweeté le fantasque entrepreneur sur son propre compte après le résultat d'un sondage lancé auprès de ses abonnés
  • Plus de quinze millions y ont répondu et 51,8% ont voté en faveur du «oui» au retour de l'homme politique républicain sur la plateforme

NEW YORK: Elon Musk, nouveau patron de Twitter, a réhabilité samedi le compte de l'ancien président américain Donald Trump, banni du réseau social après l'assaut du Capitole à Washington en janvier 2021.

"Le peuple s'est exprimé. Trump va être rétabli", a tweeté le fantasque entrepreneur sur son propre compte après le résultat d'un sondage lancé auprès de ses abonnés.

Plus de quinze millions y ont répondu et 51,8% ont voté en faveur du "oui" au retour de l'homme politique républicain sur la plateforme.

Quelques minutes après le message d'Elon Musk, le compte de Donald Trump était de nouveau visible, le dernier tweet datant du 8 janvier 2021.

Le nombre d'abonnés s'est montré erratique, montant en moins de deux heures à 3 millions avant de redescendre brusquement. L'ancien président en compte 4,57 millions sur truth Social, le réseau qu'il avait lancé après son éviction de Twitter.

A la tête du réseau social depuis trois semaines, le multimilliardaire propriétaire de Tesla et de SpaceX notamment avait suggéré au lancement du sondage vendredi soir que son résultat pourrait influencer une décision sur le retour ou non de l'ancien chef d'Etat sur Twitter puisqu'il l'avait accompagné du message "Vox Populi, Vox Dei" (La voix du peuple est la voix de Dieu).

Au nom de la liberté d'expression, il a déjà rétabli vendredi plusieurs autres comptes d'utilisateurs suspendus.

Peu après la finalisation du rachat de la plateforme pour 44 milliards de dollars fin octobre, le dirigeant avait assuré qu'aucune décision majeure sur les contenus ou réactivation de compte n'aurait lieu sans l'intervention d'un conseil dédié. Un geste destiné entre autres à rassurer les annonceurs, principale source de revenus du groupe.

Il n'a pas indiqué publiquement si ce conseil avait été établi.

Trump reste sur Truth Social

Twitter avait banni Donald Trump le 8 janvier 2021, deux jours après l'invasion du Capitole par ses partisans, face au "risque de nouvelles incitations à la violence".

Estimant que cette sanction constituait "une décision mauvaise moralement et insensée à l'extrême", Elon Musk avait évoqué dès mai un possible retour de l'ex-président républicain sur la plateforme.

Alors que de nombreuses associations, autorités et annonceurs craignent que les contenus ne soient plus suffisamment modérés sur le réseau social, laissant libre cours à la désinformation, au harcèlement et à d'autres abus, l'homme d'affaires était attendu au tournant sur le sujet.

"Vous trahissez notre démocratie", a ainsi réagi, sur Twitter, le président de l'organisation de défense des droits civiques NAACP Derrick Johnson, affirmant que les abonnés d'Elon Musk "ne représentent pas l'Amérique".

Le rétablissement du compte de Donald Trump devrait provoquer des vagues dans la société et la politique américaines, d'autant qu'il s'est de nouveau lancé dans la course à la Maison Blanche pour 2024.

Tout en se réjouissant qu'avec Elon Musk, Twitter soit "entre de bonnes mains", Donald Trump a toutefois affirmé ces derniers jours qu'il resterait sur son réseau Truth Social, même si cette plateforme ne lui offre qu'une petite caisse de résonance comparativement à Twitter où il comptait plus de 88 millions d'abonnés.

Lors d'une intervention par vidéo samedi à un rassemblement de la Coalition des juifs républicains à Las Vegas, le candidat républicain a salué l'initiative, et Elon Musk.

"Je l'aime bien (...). Vous savez, c'est un sacré personnage et j'aime les sacrés personnages", a-t-il dit. Mais il a son propre réseau maintenant, a-t-il ensuite fait valoir.

Sur Truth Social justement, il avait encouragé ses abonnés à "voter avec positivité" avant d'ajouter: "Mais ne vous inquiétez pas, nous n'allons nulle part. Truth Social est spécial."

La décision de faire revenir Donald Trump sur Twitter va en tout cas probablement créer un peu plus de remous au sein de l'entreprise, déjà fortement secouée depuis sa prise en main par Elon Musk.

Il a imprimé sa marque en congédiant dès son premier jour les principaux dirigeants du groupe avant d'engager un plan social massif.

Des fonctionnalités controversées ont été lancées avant d'être reportées et des annonceurs ont fui.

Et, cette semaine, plusieurs centaines d'employés ont répondu "non" à l'ultimatum du nouveau propriétaire, qui leur demandait de travailler sans relâche "pour bâtir un Twitter 2.0 révolutionnaire".

Elle a en revanche été saluée par ses alliés politiques, notamment au Congrès.

"Welcome back @realdonaldtrump!", a tweeté le républicain Paul Gosar, membre de la Chambre des représentants. "Quiconque pense que le président Trump ne va pas remporter la primaire en 2024 se met le doigt dans l'oeil", a tweeté de son côté Marjorie Taylor Greene, autre parlementaire républicaine fervente partisane de l'ancien président.

En revanche, la républicaine Liz Cheney, devenue l'ennemi juré de Donald Trump, a réagi à la nouvelle en renvoyant ses abonnés sur Twitter à une vidéo montrant l'une des auditions réalisées par la commission d'enquêtes lancée après l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, qu'elle co-préside.

"Avec Trump de retour sur Twitter, c'est le bon moment pour regarder cette audition sur le 6 janvier", a-t-elle tweeté. "Cela concerne chacun des tweets envoyés par Trump, y compris ceux qui ont été effacés, et montre plusieurs responsables de la Maison Blanche décrivant sa conduite inexcusable pendant ces violences", a-t-elle ajouté.


La Russie met en garde Israël contre toute livraison d'armes à l'Ukraine

La Russie a mis en garde Israël contre d'éventuelles livraisons d'armes à l'Ukraine, après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué «examiner la question». (Photo, AFP)
La Russie a mis en garde Israël contre d'éventuelles livraisons d'armes à l'Ukraine, après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué «examiner la question». (Photo, AFP)
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  • «S'agissant des livraisons d'armes (à l'Ukraine), on ne classe pas les pays selon la géographie», a dit la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova
  • Mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que son pays envisageait une aide militaire pour l'Ukraine, tout en se proposant comme médiateur dans le conflit ukrainien

MOSCOU: La Russie a mis en garde Israël mercredi contre d'éventuelles livraisons d'armes à l'Ukraine, après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué "examiner la question".

"S'agissant des livraisons d'armes (à l'Ukraine), on ne classe pas les pays selon la géographie. Nous disons que tous les pays qui livrent des armes doivent comprendre que nous considèrerons (ces armes) comme des cibles légitimes pour les forces armées russes", a dit la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, au sujet de la possibilité d'approvisionnements israéliens.

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en février dernier, Israël a cherché à rester neutre dans ce conflit, ne fournissant par exemple pas d'armes à Kiev malgré les demandes répétées du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Israël a par ailleurs fait valoir des liens privilégiés avec Moscou, l'Etat hébreu comptant plus d'un million de citoyens originaires de l'ex-Union soviétique et la Russie disposant de troupes en Syrie, pays voisin d'Israël.

Mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a cependant déclaré que son pays envisageait une aide militaire pour l'Ukraine, tout en se proposant comme médiateur dans le conflit ukrainien.

"Toute tentative -- réalisée ou même non réalisée, mais annoncée -- de livrer des armements supplémentaires, nouveaux, ou autres, aboutit et va aboutir à une escalade de cette crise. Tout le monde doit s'en rendre compte", a souligné Mme Zakharova.

Ces derniers jours, plusieurs pays occidentaux ont exprimé leur intention de fournir rapidement des chars lourds à l'Ukraine, à l'instar du Royaume-Uni qui compte fournir des Challenger fin mars et de l'Allemagne qui entend envoyer ses premiers Leopard 2 "fin mars-début avril".

Mais l'Ukraine réclame également à l'Occident des avions de combat et de l'artillerie lourde.


Funérailles à Memphis de Tyre Nichols, victime de violences policières

Les manifestants bloquent la circulation alors qu'ils se rassemblent contre l'assaut policier mortel de Tyre Nichols, en Californie, le 29 janvier 2023. (Photo, AFP)
Les manifestants bloquent la circulation alors qu'ils se rassemblent contre l'assaut policier mortel de Tyre Nichols, en Californie, le 29 janvier 2023. (Photo, AFP)
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  • La vice-présidente Kamala Harris s'est entretenue mardi au téléphone avec la mère de Tyre Nichols, RowVaughn Wells, et son beau-père Rodney Wells, qui l'ont invitée aux funérailles
  • Tyre Nichols, 29 ans, avait été arrêté le 7 janvier par des agents d'une unité spéciale de Memphis, dans le sud des Etats-Unis, pour une simple infraction au code de la route, selon la police

MEMPHIS: Les funérailles de l'Afro-Américain Tyre Nichols, dont le passage à tabac mortel par des policiers noirs a choqué les Etats-Unis, se tiennent mercredi dans la ville de Memphis en présence de la vice-présidente Kamala Harris.

La cérémonie promet d'être politique, l'avocat de la famille de Tyre Nichols, Ben Crump, devant lancer "un appel à agir" contre les violences policières.

Symbole fort, un frère de George Floyd, quadragénaire noir dont la mort en 2020 sous le genou d'un policier blanc avait déclenché des manifestations antiracistes massives, assistera aux funérailles.

Et c'est le révérend Al Sharpton, figure de la lutte pour les droits civiques, qui prononcera l'oraison funèbre à la Mississippi Boulevard Christian Church.

D'abord prévu à 10H30 locales (16H30 GMT), l'office religieux se tiendra finalement à 13H00 (19H00 GMT).

En plus du frère de George Floyd, la mère de Breonna Taylor, Tamika Palmer, doit également être présente.

Breonna Taylor, une Afro-Américaine de 26 ans, avait été abattue en pleine nuit par la police dans son appartement du Kentucky en 2020 et était devenue une icône du mouvement "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent).

Calvaire 

Tyre Nichols, 29 ans, avait été arrêté le 7 janvier par des agents d'une unité spéciale de Memphis, dans le sud des Etats-Unis, pour une simple infraction au code de la route, selon la police.

Mais roué de coups, à tel point qu'il était devenu méconnaissable d'après sa famille, il est mort trois jours plus tard à l'hôpital.

La vice-présidente Kamala Harris s'est entretenue mardi au téléphone avec la mère de Tyre Nichols, RowVaughn Wells, et son beau-père Rodney Wells, qui l'ont invitée aux funérailles, selon leur avocat.

Lors d'un appel téléphonique qu'il a décrit comme "plein d'émotion", "la vice-présidente a pu consoler Mme Wells et même l'aider à sourire", a affirmé Ben Crump, qui a également représenté la famille Floyd et s'est spécialisé dans la défense de victimes de violences policières.

Signe de l'attention accordée par la Maison Blanche à cette affaire, le président Joe Biden s'était lui-même entretenu, la semaine dernière, avec les parents de Tyre Nichols pour saluer "leur courage et leur force" quelques heures avant la publication de la vidéo de son calvaire aux mains des policiers.

RowVaughn Wells et Rodney Wells ont par ailleurs été invités par le groupe parlementaire rassemblant des élus afro-américains, à assister au discours de M. Biden sur l'état de l'Union, le 7 février au Congrès à Washington.

Réforme 

Les images insoutenables de l'interpellation et des coups infligés au jeune homme par les agents ont été diffusées, sans coupes, par les plus grandes chaînes du pays, faisant craindre un embrasement social aux autorités.

Les cinq policiers impliqués ont été licenciés et inculpés pour meurtre. L'"Unité Scorpion" à laquelle ils appartenaient, et qui avait pour mission de faire baisser le nombre d'activités illégales dans les quartiers sensibles en y déployant un plus grand nombre de policiers, a été démantelée.

Trois pompiers ont été limogés en lien avec les faits et deux autres policiers suspendus.

Pendant l'interpellation, "personne n'a fait preuve d'humanité envers Tyre Nichols, et ceux qui sont responsables doivent rendre des comptes", a dit Ben Crump.

Le président Biden prévoit de recevoir jeudi à la Maison Blanche des membres du groupe parlementaire rassemblant des élus afro-américains pour "discuter de la législation sur une réforme policière et d'autres priorités communes", a déclaré Olivia Dalton, une porte-parole de l'exécutif.

"Le président Biden est déterminé à faire tout ce qui est en son pouvoir (...) pour faire en sorte que notre système pénal soit à la hauteur des attentes en matière de justice impartiale (...) et de dignité pour tous", a-t-elle ajouté.


Subventions américaines: visite ministérielle franco-allemande à Washington le 7 février

Le ministre allemand de l'Économie et de la Protection du climat Robert Habeck (à gauche) et le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire tiennent une conférence de presse conjointe au ministère fédéral de l'Économie et de l'Action climatique (BMWK) à Berlin, le 31 mars 2022. (Photo, AFP)
Le ministre allemand de l'Économie et de la Protection du climat Robert Habeck (à gauche) et le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire tiennent une conférence de presse conjointe au ministère fédéral de l'Économie et de l'Action climatique (BMWK) à Berlin, le 31 mars 2022. (Photo, AFP)
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  • Bruno Le Maire et Robert Habeck se rendront à Washington mardi 7 février pour discuter avec les autorités américaines des conséquences de l'IRA sur l'industrie européenne
  • Les Européens tentent depuis plusieurs semaines d'obtenir des dérogations afin d'éviter la fuite d'entreprises européennes attirées par les aides américaines

PARIS: Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, et son homologue allemand Robert Habeck, se rendront le 7 février à Washington pour des discussions sur les subventions massives américaines à leur industries, jugées protectionnistes, a-t-on appris mercredi auprès de Bercy.

"Bruno Le Maire et Robert Habeck se rendront à Washington mardi 7 février pour discuter avec les autorités américaines des conséquences de l'IRA sur l'industrie européenne", a indiqué cette source au ministère de l'Economie et des Finances.

L'"Inflation Reduction Act", le grand plan de 420 milliards de dollars du président américain Joe Biden, largement consacré au climat et qui prévoit notamment de larges aides pour les entreprises implantées aux Etats-Unis dans le secteur des véhicules électriques ou des énergies renouvelables, suscite l'inquiétude de nombreux pays, dont ceux de l'Union européenne, qui le jugent protectionniste.

Préparant la riposte européenne, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi de faciliter les aides d'État dans l'UE pour soutenir la transition verte des industriels européens face aux subventions américaines et chinoises, sans nouveaux financements de l'UE dans l'immédiat.

Ses propositions seront débattues lors d'un sommet des chefs d’État et de gouvernement de l'UE les 9 et 10 février à Bruxelles, avant des décisions attendues en mars.

"Nous saluons les propositions fortes de la Commission européenne qui vont dans le sens de ce que demande le président de la République depuis plusieurs semaines", a réagi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Face à l'IRA, l’Europe doit se mettre en ordre de bataille et défendre son industrie. La France est totalement déterminée à protéger et développer son outil productif", a-t-il ajouté, selon une réaction transmise à l'AFP par son ministère.

Les Européens tentent aussi depuis plusieurs semaines d'obtenir des dérogations afin d'éviter la fuite d'entreprises européennes attirées par les aides américaines.

Le président français Emmanuel Macron est aussi à la manœuvre pour convaincre ses partenaires d'adopter un plan européen tout aussi massif. Les Allemands refusent la création d'un fonds souverain européen pour financer des aides aux entreprises.

Fin janvier, le ministre français de l'Industrie, Roland Lescure, avait dit espérer que Paris et Berlin puissent s'entendre sur réponse européenne d'ici "février".