Israël: Netanyahou remporte son procès en diffamation contre Olmert

Le Premier ministre israélien désigné Benjamin Netanyahou a remporté lundi son procès en diffamation contre l'ex-chef de gouvernement Ehud Olmert (Photo, AP).
Le Premier ministre israélien désigné Benjamin Netanyahou a remporté lundi son procès en diffamation contre l'ex-chef de gouvernement Ehud Olmert (Photo, AP).
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Publié le Mardi 22 novembre 2022

Israël: Netanyahou remporte son procès en diffamation contre Olmert

  • Le juge Amit Yariv de la cour de Tel-Aviv a condamné M. Olmert à verser 62,500 shekels (environ 17 500 euros) à M. Netanyahou, sa femme Sara et leur fils Yair
  • Ils lui avaient intenté un procès pour avoir déclaré dans deux interviews, en avril 2021, qu'ils étaient des «malades mentaux»

TEL AVIV: Le Premier ministre israélien désigné Benjamin Netanyahou a remporté lundi son procès en diffamation contre l'ex-chef de gouvernement Ehud Olmert qui l'avait qualifié, lui et des membres de sa famille, de "malades mentaux" dans des interviews.

Le juge Amit Yariv de la cour de Tel-Aviv a condamné M. Olmert à verser 62,500 shekels (environ 17 500 euros) à M. Netanyahou, sa femme Sara et leur fils Yair, qui lui avaient intenté un procès pour avoir déclaré dans deux interviews, en avril 2021, qu'ils étaient des "malades mentaux".

"Qualifier une personne de 'malade mentale' peut humilier cette personne", a déclaré le juge lors du verdict retransmis en direct par le tribunal et auquel les deux ex-chefs de gouvernement n'ont pas assisté.

"Il est bon de savoir que même dans ce monde fou où nous sommes habitués à ce qu'il soit permis de répandre des mensonges grossiers contre M. Netanyahou, son épouse et sa famille, des limites claires et sans équivoque ont été fixées aujourd'hui", a commenté l'avocat de la famille Netanyahou, Yossi Cohen.

Ehud Olmert, aujourd'hui âgé de 77 ans, avait été Premier ministre de 2006 à 2009 avant d’être inculpé pour corruption, puis condamné à 27 mois de prison pour fraude, notamment pour avoir touché des pots-de-vin dans le cadre du pharaonique projet immobilier Holyland à Jérusalem, dont il avait été le maire.

Benjamin Netanyahou avait quant à lui succédé à M. Olmert avant de devenir une décennie plus tard le premier chef de gouvernement en fonction de l'histoire d'Israël à être inculpé pour corruption.

Vainqueur des législatives du 1er novembre et désigné pour former le prochain gouvernement, M. Netanyahou est accusé par la justice d'avoir reçu des cadeaux (cigares de luxe, champagne et bijoux) de la part de richissimes personnalités, ou pour avoir accordé des faveurs gouvernementales en échange d'une couverture de presse favorable.

En Israël, le Premier ministre ne dispose d'aucune immunité judiciaire mais peut maintenir ses fonctions le temps du procès. Or M. Netanyahou, actuellement en négociations avec ses alliés de l'extrême-droite et des partis ultra-orthodoxes sur la composition du prochain gouvernement, souhaite voir le prochain Parlement lui accorder une immunité judiciaire.

Tractations politiques 

Des différends demeurent sur la composition du futur gouvernement israélien, notamment sur l'octroi du poste stratégique de ministre de la Défense convoité par Bezalel Smotrich, chef du parti d'extrême-droite "Sionisme religieux".

Au dernières législatives, la liste "Sionisme religieux" s'était imposée comme la troisième force politique d'Israël, une première, avec l'élection de 14 députés sur les 120 de la Knesset. Mais ce week-end, cette alliance d'extrême-droite s'est re-scindée en trois partis -- Sionisme religieux de Bezalel Smotrich, Force juive d'Itamar Ben Gvir et Noam d'Avi Maoz -- qui peuvent chacun mener des pourparlers avec M. Netanyahou.

Selon la presse israélienne, les Etats-Unis, premier allié de l'Etat hébreu, s'opposent notamment à la nomination de M. Smotrich, au discours ouvertement hostile à l'égard des Palestiniens, à la tête de la Défense.

"Nous respectons et apprécions notre allié américain, mais l'administration Biden doit respecter la démocratie israélienne et ne pas interférer dans la composition d'un gouvernement", a commenté ces derniers jours le parti de M. Smotrich.

Le Premier ministre sortant, le centriste Yaïr Lapid, a par ailleurs tenu dimanche le "dernier" conseil des ministres de son gouvernement dans lequel il a vanté son bilan et son travail avec l'administration Biden, en concluant: "Nous serons de retour (...) et ce, plus tôt que vous ne le pensez".


Le Hezbollah dénonce «l'agression israélienne persistante» au Liban malgré la trêve

Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
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  • "Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste
  • "Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien Naïm Qassem a condamné lundi les opérations israéliennes persistantes au Liban malgré la trêve, et réitéré son refus de négociations directes entre Israël et son pays.

Malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée à l'issue de deux sessions de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, l'armée israélienne continue de mener des frappes meurtrières, surtout dans le sud du Liban, où elle démolit des bâtiments et interdit aux habitants de dizaines de localités de revenir.

"Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste.

"Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté.

Critiquant une diplomatie qui place le Liban "sous tutelle", il a plaidé pour "une diplomatie qui mène" à la cessation des hostilités et pour "des négociations indirectes" avec Israël.

"Les négociations directes sont une concession gratuite, sans résultat", a-t-il dit, vantant le comportement "légendaire" du Hezbollah au combat. "Ne trahissez donc pas la résistance", a-t-il ajouté, à l'adresse du pouvoir libanais, en défendant "l'unité nationale".

Entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé jeudi à une rencontre entre le président libanais et le Premier ministre israélien, qui serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante".

Lundi, l'armée israélienne a mené une série de frappes après un nouvel avis d'évacuation adressé aux habitants de quatre localités dans le sud du Liban.

Selon les termes de l'accord de trêve publié par Washington, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah, qui s'oppose à cette clause et continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes malgré la trêve.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d'un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine.


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.