L'Egypte veut un nouveau «début» après la poignée de main Erdogan-Sissi

Le président turc Recep Tayyip Erdogan serre la main du président égyptien Abdel Fattah el-Sissi alors qu'ils sont accueillis par l'émir qatari à l'occasion de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du Monde de la FIFA 2022 à Doha, au Qatar, le 20 novembre 2022 (Photo, AFP).
Le président turc Recep Tayyip Erdogan serre la main du président égyptien Abdel Fattah el-Sissi alors qu'ils sont accueillis par l'émir qatari à l'occasion de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du Monde de la FIFA 2022 à Doha, au Qatar, le 20 novembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 21 novembre 2022

L'Egypte veut un nouveau «début» après la poignée de main Erdogan-Sissi

  • Ankara et Le Caire ont semblé amorcer une détente politique récemment
  • Erdogan, grand allié du président égyptien défunt Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, avait précédemment assuré qu'il ne parlerait «jamais» à «quelqu'un comme» M. Sissi, qui a renversé M. Morsi lors d'un coup de force en 2013

LE CAIRE: La poignée de main inédite entre les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et égyptien Abdel Fattah al-Sissi a scellé le "début du développement des relations" après une décennie de brouille, a indiqué lundi la présidence égyptienne.

M. Erdogan, grand allié du président égyptien défunt Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, avait précédemment assuré qu'il ne parlerait "jamais" à "quelqu'un comme" M. Sissi, qui a renversé M. Morsi lors d'un coup de force en 2013.

Mais Ankara et Le Caire ont semblé amorcer une détente politique récemment.

La semaine dernière, de retour du sommet du G20 en Indonésie, M. Erdogan s'était dit prêt à "repartir de zéro" avec Le Caire.

Dimanche, la présidence turque a posté une photo de MM. Erdogan et Sissi se serrant la main en souriant à l'ouverture de la Coupe du monde au Qatar --un autre grand allié de M. Morsi avec lequel l'Egypte s'est récemment réconciliée.

Les deux hommes "ont réaffirmé la profondeur des liens historiques entre les deux pays et les deux peuples" et décidé du "début du développement des relations bilatérales", a affirmé lundi le porte-parole de la présidence égyptienne, Bassam Radi.

Récemment, un journaliste égyptien proche des Frères musulmans a été brièvement arrêté en Turquie, faisant craindre aux nombreux islamistes y ayant trouvé refuge de possibles extraditions.

Ankara, grand soutien des Frères musulmans, et Le Caire, qui les considèrent comme "terroristes" soutiennent toutefois des camps opposés en Libye: la Turquie a envoyé conseillers militaires et drones contre le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est, soutenu notamment par l'Egypte.

Sur le plan commercial, les deux pays ont renforcé leurs échanges: ils sont passés de 4,4 milliards de dollars en 2007 à 11,1 milliards de dollars en 2020, note le centre de recherche Carnegie.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.