Angleterre: Ronaldo et Manchester United divorcent, les Glazer envisagent de vendre

Le règne des Glazers a été marqué par une baisse des performances sur le terrain et des protestations répétées des fans (Photo, AFP).
Le règne des Glazers a été marqué par une baisse des performances sur le terrain et des protestations répétées des fans (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 23 novembre 2022

Angleterre: Ronaldo et Manchester United divorcent, les Glazer envisagent de vendre

  • Déjà cet été, le Portugais avait fait des pieds et des mains pour quitter le club où il avait explosé lors de son premier passage
  • Cette double annonce est le point d'orgue de plusieurs semaines de turbulences

MANCHESTER: Devenue irrespirable, la relation entre Manchester United et Cristiano Ronaldo a pris fin "d'un commun accord" mardi tandis que les propriétaires des Red Devils, la famille Glazer, se disent désormais prêts à vendre un club qu'ils n'arrivent pas à ramener au sommet du football anglais.

Cette double annonce est le point d'orgue de plusieurs semaines de turbulences, tant sur le terrain, où les liens entre le club et sa superstar portugaise de 37 ans avaient atteint un point de non-retour, qu'en coulisse, où l'impopularité des Glazer, qui contrôlent Manchester United depuis 2005, augmente échec sportif après échec sportif.

Même le retour de Ronaldo, à l'été 2021, dans le club où il s'était révélé sur la scène mondiale, en 2003-2009, n'a pu briser l'incapacité de Manchester United à rattraper des clubs comme Manchester City, Liverpool ou encore Chelsea.

Le dernier titre des Red Devils en Premier League remonte à 2013, au terme de la dernière saison d'Alex Ferguson. Depuis le départ du mythique manager général d'Old Trafford, cinq entraîneurs différents se sont succédé en neuf ans.

"Le conseil d'administration envisagera toutes les alternatives stratégiques, y compris un nouvel investissement dans le club, une vente ou d'autres transactions impliquant la société", a annoncé le club dans un communiqué.

Quelques heures plus tôt, alors que la Coupe du monde bat son plein, le divorce qui couvait entre Manchester United et Ronaldo avait été acté. "Cristiano Ronaldo va quitter Manchester United d'un commun accord, avec effet immédiat", a sobrement écrit le club dans un communiqué, le remerciant pour "son immense contribution au cours de ses deux passages à Old Trafford".

Le quintuple Ballon d'Or, qui entrera en lice dans le Mondial avec le Portugal jeudi face au Ghana, a de son côté noté que "le temps est venu pour (lui) de chercher un nouveau défi".

L'issue était quasi certaine depuis l'interview incendiaire du joueur diffusée la semaine dernière par la chaîne de télévision TalkTV dans laquelle il règle ses comptes avec les dirigeants du club - ""Les Glazer, ils ne se soucient pas du club... du sport professionnel. Comme vous le savez, Manchester est un club marketing", a-t-il lancé -, et dit se sentir "trahi" par son entraîneur, Erik Ten Hag.

Resté à quai cet été 

Ronaldo, qui avait notamment quitté ses coéquipiers et le stade avant même la fin d'un match de Premier League contre Tottenham après avoir refusé d'entrer en jeu, était pourtant loin d'être irréprochable.

Il n'entrait en tout cas plus du tout dans les plans de Ten Hag, nommé sur le banc de Manchester cet été et qui a été renforcé par les très bons résultats obtenus en se passant des services de "CR7".

Il restait cantonné à des minutes en fin de match et aux rencontres "secondaires", comme la Ligue Europa, lui qui avait cumulé 183 matches de Ligue des champions (et 140 buts) avec Manchester, le Real Madrid et la Juventus en 19 saisons au plus haut niveau.

Déjà cet été, le Portugais avait fait des pieds et des mains pour quitter le club où il avait explosé lors de son premier passage, entre 2003 et 2009.

La mort d'un de ses jumeaux nouveaux-nés en avril avait aussi profondément marqué le joueur qui n'avait pas repris l'entraînement avec son club ni participé à la tournée d'avant-saison, cet été, invoquant ses "problèmes familiaux".

Dans le même temps, son agent, Jorge Mendes, faisait le tour de l'Europe pour proposer ses services et si des noms comme le Bayern, Chelsea, Naples ou le Sporting Portugal à Lisbonne, son club formateur, ont été plus ou moins sérieusement mentionnés, la seule offre concrète était venue d'Arabie saoudite.

Le Mondial comme vitrine 

Il semble d'ailleurs difficile d'envisager qu'il en soit autrement d'ici à l'ouverture du mercato d'hiver le 1er janvier. Ronaldo, désormais libre de s'engager où il le veut, dit vouloir jouer au-delà de ses 40 ans, mais il affiche un niveau de jeu qui peut encore éventuellement intéresser quelques clubs, mais très certainement pas des clubs de l'élite et surtout pas s'il ne met pas son égo de côté.

Le Sporting reste une destination qui aurait un côté séduisant, en "bouclant la boucle", et le nom de Chelsea revient aussi parfois timidement, les nouveaux propriétaires américains pouvant être séduits par son aura "marketing". La troisième piste l'enverrait en MLS américaine où l'Inter Miami rêverait de le faire venir, ainsi que Lionel Messi.

La dernière inconnue est de savoir si cette annonce va affecter ses prestations en Coupe du monde. "Je suis dans une forme fantastique", a-t-il assuré lundi avant d'ajouter que l'épisode de son interview incendiaire peut "ébranler un joueur, mais n'ébranler(a) pas l'équipe".


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.