Les États-Unis et Israël: vers des exercices militaires conjoints pour simuler une attaque contre l'Iran

Selon Aviv Kochavi, «malgré les nombreuses pressions économiques, militaires et internes auxquelles l'Iran est soumis, il continue de développer son programme nucléaire» (Photo, AFP).
Selon Aviv Kochavi, «malgré les nombreuses pressions économiques, militaires et internes auxquelles l'Iran est soumis, il continue de développer son programme nucléaire» (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 23 novembre 2022

Les États-Unis et Israël: vers des exercices militaires conjoints pour simuler une attaque contre l'Iran

  • Le moment est critique et nécessite l'accélération des plans opérationnels, selon le chef d'état-major israélien Aviv Kochavi
  • L'enrichissement de l’uranium à 60 % a commencé sur le site de Fordow, en Iran, selon les médias locaux

RIYAD : Les États-Unis et Israël envisagent d'organiser des exercices militaires conjoints pour simuler une attaque contre l'Iran et ses mandataires au Moyen-Orient, ont rapporté mardi les médias américains.

Le chef d'état-major israélien Aviv Kochavi et le président des chefs d'état-major interarmées américain, le général Mark Milley envisagent d'organiser un exercice de l'armée de l'air pour former des soldats à un éventuel conflit avec l'Iran et ses mandataires, a rapporté Fox News Digital, affirmant que cela pourrait se produire dans les prochaines semaines.

Au cours de la discussion avec Milley, Kochavi a déclaré que « le moment est critique et nécessite l'accélération des plans opérationnels et de la coopération contre l'Iran et ses mandataires terroristes dans la région ».

Selon Kochavi, « malgré les nombreuses pressions économiques, militaires et internes auxquelles l'Iran est soumis, il continue de développer son programme nucléaire, ce qui mène l’armée israélienne à établir des plans opérationnels pour contrer la menace iranienne ».

Lors de leur réunion au Pentagone, les deux chefs militaires ont discuté « des questions de sécurité régionale, des opportunités d'une plus grande coopération et coordination bilatérales pour se défendre contre un large éventail de menaces posées par l'Iran dans la région », selon le compte rendu de la réunion dans lequel il est également précisé que « les États-Unis et Israël entretiennent de solides relations militaires en tant que partenaires clés engagés pour la paix et la sécurité dans la région du Moyen-Orient. »

Mardi, les médias iraniens ont rapporté que l'enrichissement de l’uranium à 60 % avait commencé sur le site nucléaire souterrain de Fordow. L'Iran enrichit déjà de l'uranium à 60 %, bien en dessous des 90 % nécessaires pour un enrichissement militaire, mais au-delà des 20 % qu'il produisait avant l'accord de 2015 qui plafonnait l'enrichissement à 3,67 %.

Sous l'administration du président américain Donald Trump, les États-Unis s’étaient retirés de l'accord sur le nucléaire signé avec l’Iran qui avait pour but, et en échange d'un assouplissement des sanctions, de limiter le développement du nucléaire iranien et prévenir sa transformation en un programme militaire. Trump avait alors fait valoir que l'allègement des sanctions a permis à l'Iran d'accroître son agression au Moyen-Orient, une position partagée par les alliés américains dans la région.

L’accord permettait à l'Iran d'utiliser uniquement des centrifugeuses IR-1 de première génération, mais, avec son effondrement en 2018, Téhéran a installé des cascades de centrifugeuses avancées plus efficaces, telles que les IR-2m, IR-4 et IR-6.

La situation est tendue dans la région notamment après une attaque la semaine dernière contre un pétrolier lié à un milliardaire israélien. Les enquêteurs de la marine américaine qui se penchent sur cette affaire depuis l’incident ont conclu qu'un drone iranien avait été utilisé pour le bombardement.

L'attaque par drone contre le pétrolier Pacific Zircon, battant pavillon libérien, mardi dernier au large des côtes d'Oman semble faire partie de la longue guerre de l'ombre entre Israël et son ennemi juré l'Iran, qui a inclus le ciblage de navires liés à Israël dans les eaux stratégiques du Moyen-Orient.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite fournit plus de 142 milliards de dollars d’aide à 173 pays

Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
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  • Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient considérablement intensifiés

LONDRES : Le Dr Abdullah Al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, a souligné le rôle de premier plan joué par l'Arabie saoudite dans l'action humanitaire mondiale.

Lors d’une conférence sur l’humanité en médecine au Zayed Centre for Research into Rare Disease in Children, au Great Ormond Street Hospital de Londres, Al-Rabeeah a indiqué que le Royaume avait réalisé 8 406 projets humanitaires, de secours, de développement et caritatifs, pour une valeur de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays.

Cela le classe au premier rang du monde arabe et en fait l’un des principaux donateurs au niveau international.

Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient fortement développés.

Depuis sa création en 2015, KSrelief a à lui seul mis en œuvre 3 881 projets d’une valeur de plus de 8,25 milliards de dollars dans 109 pays, couvrant des secteurs clés tels que la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation et l’eau.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les forces israéliennes tuent 13 personnes lors d'une opération dans le sud de la Syrie

Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
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  • Des troupes israéliennes ont arrêté des membres présumés de ce que l’armée a appelé l’organisation Jemaah islamique lors d’une opération nocturne dans le village syrien de Beit Jinn
  • Au moins 10 personnes auraient été tuées lors du raid, selon la télévision d’État syrienne.

DUBAÏ : Au moins 13 personnes ont été tuées et 24 blessées par les forces israéliennes lors d’un raid nocturne sur le village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, selon l’agence syrienne SANA.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné l’opération comme un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « enflammer la région ».

« Nous dormions quand nous avons été réveillés à trois heures du matin par des tirs », a raconté le blessé Iyad Taher à l’AFP depuis l’hôpital Al-Mouwassat à Damas.

« Nous sommes sortis pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’armée israélienne dans le village, des soldats et des chars. Puis ils se sont retirés, l’aviation est arrivée et les obus ont commencé à tomber. J’ai été touché au cou par des éclats. »

Un responsable local a indiqué à l’AFP que les forces israéliennes avaient fait irruption dans le village pour capturer trois hommes, déclenchant des affrontements.

« Après les affrontements, les forces d’occupation israéliennes ont bombardé la zone à l’artillerie et aux drones », a déclaré le responsable du village, Abdul Rahman Al-Hamrawi.

À l’hôpital, Ahmad Kamal a raconté à l’AFP que lui et d’autres « avaient ouvert le feu sur la patrouille israélienne pour se défendre et les empêcher de nous emmener. Mon frère a été tué et j’ai été blessé. »

Les troupes israéliennes affirment avoir arrêté des membres présumés de la Jamaa Islamiya, groupe basé au Liban et allié au Hamas palestinien, lors de l’opération nocturne.

Selon l’armée israélienne, les soldats ont essuyé des tirs et ont riposté avec un soutien aérien, faisant six blessés dans leurs rangs.

L’armée affirme que toutes les cibles recherchées ont été arrêtées et que plusieurs combattants ont été tués, ajoutant que des troupes restent déployées dans la zone.

Israël a mené de nombreuses frappes en Syrie en 2025, visant des secteurs autour de Damas et dans le sud du pays, affirmant vouloir contrer des menaces et protéger la communauté druze proche de la frontière.

Israël dit agir contre des groupes qu’il considère comme hostiles, tandis que les autorités syriennes affirment que les frappes ont tué des soldats.

Depuis la chute du président syrien Bachar Al-Assad en décembre 2024 et l’arrivée d’un nouveau leadership à Damas, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie.

Israël a également envoyé des troupes dans la zone tampon patrouillée par l’ONU, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan depuis 1974.

Israël occupe le Golan syrien depuis 1967 et l’a annexé en 1981, une décision non reconnue par la communauté internationale.

Dans une résolution adoptée le 6 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a réaffirmé son ferme soutien à la « souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité nationale » de la Syrie.

Au cours de l’été, des contacts de haut niveau ont eu lieu entre responsables israéliens et syriens, avec l’aide de Paris et Washington.

L'envoyée spéciale adjointe de l’ONU pour la Syrie, Najat Rochdi, a condamné l’attaque israélienne, la qualifiant de « violation grave et inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le métro de Riyad bat le record Guinness du plus long réseau sans conducteur

Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
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  • Le métro de Riyad comprend six lignes intégrées et 85 stations, et intègre des technologies de pointe
  • Le système de transports publics de Riyad, incluant le métro et les bus, soutient le trafic, l’économie, le développement urbain et la vie sociale de la ville

LONDRES : Le Guinness World Records a officiellement certifié le métro de Riyad comme le plus long réseau de métro sans conducteur au monde, avec 176 kilomètres, mettant en lumière les avancées rapides de l’Arabie saoudite dans le domaine des transports modernes.

Le métro de Riyad constitue un élément essentiel de l’initiative de transport public dans la capitale saoudienne. Il comporte six lignes intégrées, 85 stations, et fait appel à des technologies de pointe.

Le système fonctionne selon un modèle automatisé sans conducteur, géré par des salles de contrôle avancées garantissant des niveaux élevés de précision, de sécurité et de qualité, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

L'ouvrage de référence annuel indique que le métro de Riyad a été « conçu pour améliorer la mobilité urbaine, réduire les embouteillages et promouvoir la durabilité grâce à des solutions de transport respectueuses de l'environnement ».

Le réseau de transports publics de Riyad, incluant métro et bus, soutient le trafic de la ville, son économie, son développement urbain et sa vie sociale.

Cette réalisation met en avant les efforts de la Commission royale pour la ville de Riyad visant à adopter des concepts de transport urbain innovants et durables, démontrant son engagement en faveur d’infrastructures modernes qui améliorent la qualité de vie et soutiennent la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, ajoute la SPA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com