L'Etat de New York interdit une partie du « minage» de cryptomonnaies

Plusieurs pays ont déjà interdit le minage de cryptomonnaies, dont la Chine. Elle était, de très loin, le leader mondial de la création de devises virtuelles jusqu'en juin 2021, date de la suspension. (Photo, AFP)
Plusieurs pays ont déjà interdit le minage de cryptomonnaies, dont la Chine. Elle était, de très loin, le leader mondial de la création de devises virtuelles jusqu'en juin 2021, date de la suspension. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 23 novembre 2022

L'Etat de New York interdit une partie du « minage» de cryptomonnaies

  • La gouverneure démocrate Kathy Hochul a promulgué mardi un texte voté, au printemps, par le parlement de l'Etat, et qui prévoit un moratoire visant les activités de minage consommant des énergies fossiles
  • Plusieurs sociétés spécialisées ont repris, ces dernières années, de vieilles centrales électriques dans l'Etat de New York pour alimenter des opérations de minage

NEW YORK: L'Etat de New York a interdit pour une durée de deux ans une partie des activités de "minage" de cryptomonnaies, la création de devises virtuelles considérée comme trop gourmande en énergie.

Il s'agit du premier Etat américain à suspendre tout ou partie de ces activités.

La gouverneure démocrate Kathy Hochul a promulgué mardi un texte voté, au printemps, par le parlement de l'Etat, et qui prévoit un moratoire visant les activités de minage consommant des énergies fossiles.

Plusieurs sociétés spécialisées ont repris, ces dernières années, de vieilles centrales électriques dans l'Etat de New York pour alimenter des opérations de minage.

Selon le cabinet spécialisé Digiconomist, le minage ou création d'un bitcoin, la cryptomonnaie la plus populaire au monde, nécessite environ 1 150 kilowattheures, soit la consommation moyenne d'un foyer américain durant 40 jours.

L'interdiction promulguée mardi concerne la méthode de minage dite "proof of work", considérée comme la plus gourmande en énergie et la plus utilisée actuellement.

Elle consiste à faire effectuer par un ordinateur une série de calculs complexes le plus rapidement possible pour être désigné vainqueur et se voir attribuer une ou plusieurs unités de cryptomonnaies.

Ce procédé est de plus en plus souvent remplacé par le protocole dit "proof of stake", qui ne nécessite pas de calcul et requiert donc beaucoup moins d'électricité.

Ce moratoire doit laisser le temps à l'Etat de New York de procéder à une évaluation de l'impact environmental de l'activité de minage sur son territoire.

Plusieurs pays ont déjà interdit le minage de cryptomonnaies, dont la Chine. Elle était, de très loin, le leader mondial de la création de devises virtuelles jusqu'en juin 2021, date de la suspension.

La mise hors la loi du minage en Chine a entraîné un exode qui a largement bénéficié aux Etats-Unis, autosuffisants en énergie et devenus depuis le premier producteur de cryptomonnaies au monde.

En Europe, le Kosovo a également banni le minage en janvier 2022, alors que le pays connaissait des problèmes d'approvisionnement en énergie, à l'origine de coupures de courant récurrentes.


Ryanair prévoit une hausse des prix des billets pour cet été de 5 à 10%

 Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary (Photo, AFP)
Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary (Photo, AFP)
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  • Le transporteur irlandais a annoncé lundi un bénéfice net de 211 millions d'euros au troisième trimestre décalé de l'exercice 2022/2023 contre une perte de 96 millions d'euros un an plus tôt
  • Au Portugal, la compagnie aérienne a annoncé 19 nouvelles destinations (Barcelone, Rome ou Toulouse) en provenance ou à destination des aéroports de Faro (sud) et Porto (nord)

LISBONNE: Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary.

"Je pense que cet été les prix des billets augmenteront de 5 à 10 %" par rapport à l'été dernier, dans un contexte international sans événement particulier, a expliqué M. O'Leary lors d'une conférence de presse.

Ryanair prévoit "une forte demande" pour cet été, portée notamment par le marché asiatique, après la levée des restrictions sanitaires en Chine, et par les clients américains "qui bénéficient d'un dollar fort", a-t-il ajouté.

Le transporteur irlandais a annoncé lundi un bénéfice net de 211 millions d'euros au troisième trimestre décalé de l'exercice 2022/2023, porté par le rebond de la demande notamment pour la période des fêtes de fin d'année, contre une perte de 96 millions d'euros un an plus tôt.

Au Portugal, la compagnie aérienne a annoncé 19 nouvelles destinations (Barcelone, Rome ou Toulouse) en provenance ou à destination des aéroports de Faro (sud) et Porto (nord).

Ryanair, qui comptera alors un total de 164 destinations depuis le Portugal, précise toutefois ne pas être en mesure de croître à Lisbonne "en raison de l'absence de créneaux de décollage" disponibles due, entre autres, à la saturation de l'aéroport et "des hausses des taxes aéroportuaires".

Le Portugal pourrait accueillir le nouveau centre de formation de Ryanair dans la région de Porto (nord), a indiqué le responsable de Ryanair en précisant que la décision sera connue dans les prochaines semaines.


Algérie/Qatar: signature d’une convention pour l’investissement dans la filière hôtelière

Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie  Retaj. (Photo fournie)
Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie Retaj. (Photo fournie)
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  • Abdelaziz Ali al-Naama, ambassadeur du Qatar en Algérie, indique que les relations entre les deux pays sont un modèle de l’intégration interarabe
  • «D’autres conventions et d’autres contrats seront conclus entre les deux pays», a indiqué Yacine Hammadi, le ministre algérien du Tourisme

PARIS: L’année 2022 a marqué l’entrée en vigueur d’un nouvel élan dans les relations entre l’Algérie et le Qatar. Le Haut-Commissariat algéro-qatari a tenu de nombreuses rencontres à Doha et à Alger afin d’accompagner les opérateurs économiques et de superviser les opportunités d’affaires entre les deux pays. Ces rencontres ont permis l’aboutissement d’accords de partenariat. Ils concernent notamment la création d’un hôpital algéro-qatari-allemand, l’accès au marché de la production laitière, le développement des activités et l’extension de la société de sidérurgie algéro-qatarie dans la zone industrielle de Bellara, et d’autres projets dans le secteur des transports. 

Dans un entretien pour Algérie Presse Service (APS), Abdelaziz Ali al-Naama, ambassadeur du Qatar en Algérie, indique que les relations entre les deux pays sont un modèle de l’intégration interarabe. «Les perspectives de coopération économique reposent sur la ferme conviction que les deux pays frères parviendront à un rapprochement plus étroit; c’est ce à quoi aspirent leurs directions éclairées.»

Le Qatar, un investisseur puissant 

Interrogé par Arab News en français sur le développement des relations bilatérales, Souhil Meddah, expert en ingénierie financière et en capitalisation, considère qu’elles sont «anciennes et historiques». Il ajoute que «les relations de l’Algérie avec les pays arabes sont appelées à être consolidées, avec un objectif de renforcement de la coopération économique». L’expert affirme que le Qatar, considéré comme un investisseur puissant et un très important bailleur de fonds, se positionne, comme beaucoup de pays, dans des espaces multipolaires, notamment dans la période post-Covid. 

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Souhil Meddah, expert en ingénierie financière et en capitalisation. (Photo fournie)

«Les accords de coopération conclus récemment entre les deux pays entrent dans le cadre de cette dynamique. D’un côté, l’Algérie, qui cherche à dynamiser et à diversifier son économie, peut être considérée comme une terre d’accueil pour les projets de partenariats.

«Les relations de l’Algérie avec les pays arabes sont appelées à être consolidées, avec un objectif de renforcement de la coopération économique», déclare l’expert Souhil Meddah.

Le Qatar apparaît quant à lui comme une zone de multipolarité dans un objectif de dynamisation économique et commerciale entre les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.» Souhil Meddah rappelle que l’Algérie réserve une place importante aux pays arabes, parmi lesquels le Qatar, dans ses projets de coopération économique.

L’Algérie et le Qatar ont procédé à la signature d’une convention-cadre qui porte sur le renforcement de la coopération et de l’investissement dans le domaine du développement et de la gestion des structures hôtelières. Elle concerne le groupe Hôtellerie tourisme et thermalisme (HTT) et la société qatarie Retaj Hotels Hospitality.  

 

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Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie  Retaj. (Photo fournie)

Promouvoir les unités hôtelières 

Signée le 2 janvier 2023 par Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG de HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du conseil d’administration de Retaj, en présence du ministre algérien du Tourisme, Yacine Hammadi, cette convention prévoit la mobilisation des investissements nécessaires pour promouvoir les unités hôtelières conformément aux standards internationaux et pour améliorer la qualité des services dans ce domaine. 

Cet accord permettra à la société qatarie d’apporter son assistance en matière de gestion, de réhabilitation et d’amélioration des services de soixante-treize établissements qui appartiennent au groupe algérien à travers le territoire national. «D’autres conventions et d’autres contrats seront conclus pour hisser le niveau des relations bilatérales dans divers domaines, notamment dans le secteur du tourisme», a indiqué Yacine Hammadi lors de la signature de l’accord. 

Rappelons que la délégation qatarie, conduite par le président du conseil d'administration du Groupe Retaj Hotel and Hospitality, qui est aussi vice-président du conseil d'administration du Fonds de développement du tourisme arabe et membre de l'Association des hôtels qataris, cheikh Nayef ben Eid al-Thani, a effectué une visite de travail en Algérie. Elle a été reçue par le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane. Son objectif est d’explorer les différentes opportunités offertes dans le secteur du tourisme.


Automobile: sixième mois de léger rebond pour le marché français

Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers. (AFP)
Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers. (AFP)
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  • Les ventes, ralenties par les pénuries de puces électroniques et les problèmes logistiques, restent cependant loin de leurs niveaux d'avant-crise
  • Les constructeurs avaient vendu plus de 150 000 véhicules en janvier 2019

PARIS: Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers.

Les ventes, ralenties par les pénuries de puces électroniques et les problèmes logistiques, restent cependant loin de leurs niveaux d'avant-crise: les constructeurs avaient vendu plus de 150.000 véhicules en janvier 2019.

Le mois de janvier 2023 a notamment été emmené par Dacia (+54% à 11.538 unités) qui classe sa Sandero en tête des ventes. Renault enregistre également un rebond avec 17.097 unités (+9,16%).

Le groupe Stellantis continue de souffrir fortement des problèmes logistiques, avec 33.782 voitures vendues (-9,48%), et des ventes limitées chez Peugeot comme chez Citroën.

Toyota, dont la Yaris Cross a été la voiture la plus produite en France en 2022, enregistre au contraire une belle performance avec 8.965 voitures vendues (+18%).

Le groupe Volkswagen affiche également un fort rebond avec 15.241 voitures vendues (+22%).

Les électriques ont représenté 13% des ventes en janvier, en léger recul par rapport la fin de l'année 2022.

Les hybrides et hybrides rechargeables ont représenté 32,5% des ventes, et les voitures à essence 38,7%.