L’ONU devrait mener une enquête sur les violations des droits de l’homme en Iran, selon HRW

Les organisations de défense des droits de l’homme se penchent sur la mort de 434 personnes au cours des neuf dernières semaines. (Photo, AFP)
Les organisations de défense des droits de l’homme se penchent sur la mort de 434 personnes au cours des neuf dernières semaines. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 23 novembre 2022

L’ONU devrait mener une enquête sur les violations des droits de l’homme en Iran, selon HRW

Les organisations de défense des droits de l’homme se penchent sur la mort de 434 personnes au cours des neuf dernières semaines. (Photo, AFP)
  • Human Rights Watch a signalé des dizaines de cas où les forces de sécurité ont fait un usage excessif de la force meurtrière contre des manifestants pacifiques
  • Les organisations de défense des droits de l’homme se penchent sur la mort de 434 personnes, dont 60 enfants, au cours des neuf dernières semaines

BEYROUTH: Jeudi, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU tiendra une session extraordinaire pour discuter des violations des droits de l’homme en Iran.

Mercredi, l’organisation Human Rights Watch (HRW) a déclaré que les membres du Conseil devraient voter en faveur de la création d’une mission d’enquête indépendante afin d’enquêter sur la répression meurtrière des manifestations antirégime.

Les organisations de défense des droits de l’homme se penchent sur la mort de 434 personnes, dont 60 enfants, au cours des neuf dernières semaines. HRW a signalé des dizaines de cas où les forces de sécurité ont fait un usage excessif de la force meurtrière contre des manifestants pacifiques dans plusieurs villes.

D’après le Kurdistan Human Rights Network, les autorités ont également intensifié la répression des manifestations dans plusieurs villes kurdes, faisant au moins 39 morts.

Les images qui circulent en ligne montrent des forces spéciales et des unités du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) utilisant des mitrailleuses lourdes et des fusils d’assaut contre les manifestants, selon HRW.

«Les autorités iraniennes semblent déterminées à faire usage de la force brutale pour réprimer les manifestations et ont ignoré les appels à enquêter sur les très nombreuses preuves de violations graves des droits de l’homme», a déclaré Tara Sepehri Far, chercheuse principale sur l’Iran à HRW.

Des milliers de personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations en septembre, à la suite de la mort de Mahsa Amini, 22 ans. Selon HRW, les détenus sont maintenus dans des cellules surpeuplées, et sont soumis à la torture et au harcèlement sexuel.

Le 24 octobre, le porte-parole des autorités judiciaires, Massoud Setayeshi, a annoncé aux médias que les autorités avaient commencé à poursuivre les manifestants. En l’absence de normes internationales en matière de droits humains, les tribunaux ont régulièrement recours à des aveux forcés, et les accusés n’ont pas accès à l’avocat de leur choix.  

Selon Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCR), au moins six personnes liées aux manifestations auraient été condamnées à mort pour «guerre contre Dieu» ou «corruption sur terre».

«Le Conseil des droits de l'homme de l’ONU devrait braquer les projecteurs sur la répression croissante et créer un mécanisme indépendant pour enquêter sur les violations du gouvernement iranien et demander des comptes aux responsables», a estimé Mme Far.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.