Borne appelle à «une relation de confiance» avec les maires

La Première ministre française Elisabeth Borne prononce un discours lors de la 104e session du Congrès des maires organisé par l'Association des maires de France (AMF), à Paris, le 24 novembre 2022. (Photo, AFP)
La Première ministre française Elisabeth Borne prononce un discours lors de la 104e session du Congrès des maires organisé par l'Association des maires de France (AMF), à Paris, le 24 novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 24 novembre 2022

Borne appelle à «une relation de confiance» avec les maires

La Première ministre française Elisabeth Borne prononce un discours lors de la 104e session du Congrès des maires organisé par l'Association des maires de France (AMF), à Paris, le 24 novembre 2022. (Photo, AFP)
  • «Ces six premiers mois ont été l’occasion de poser les fondements d’une nouvelle relation», a affirmé la Première ministre
  • La cheffe du gouvernement, qui s'est rendue cet automne à presque tous les congrès des différentes associations d'élus, a expliqué sa méthode de travail faite de «dialogue et d’écoute» qui «repose sur un principe : la confiance»

PARIS: Elisabeth Borne a plaidé jeudi pour "une relation de confiance" avec les élus locaux à qui elle a tendu la main en reprenant certaines de leurs revendications lors du 104e congrès de l'Association des maires de France (AMF). 

"Ces six premiers mois ont été l’occasion de poser les fondements d’une nouvelle relation", a affirmé la Première ministre qui a établi un dialogue constant avec les associations d'élus depuis son arrivée à Matignon, tournant la page d'un premier quinquennat d'Emmanuel Macron marqué par de fortes tensions avec les collectivités. 

"Nous devons maintenant avancer, main dans la main. Échanger (...)", a-t-elle ajouté, dans un discours présenté par son entourage comme "une déclaration d'amour aux maires", au lendemain de la visite de M. Macron au Salon des maires où il n'a pas prononcé de discours. 

Lors de son intervention, la cheffe du gouvernement, qui s'est rendue cet automne à presque tous les congrès des différentes associations d'élus, a expliqué sa méthode de travail faite "de dialogue et d’écoute" qui "repose sur un principe : la confiance". 

"Je veux comprendre. Je veux être sûre que nous prenions bien les problèmes dans toutes leurs dimensions. D’où ces appels et échanges parfois impromptus, parfois jusqu’à des heures tardives", a souligné Mme Borne. 

Mais "la confiance ne se décrète pas. Elle passe par des actes", a-t-elle assuré, avant d'énumérer plusieurs mesures sur des thèmes qui avaient agacé l'AMF au cours des derniers mois, notamment la menace du gouvernement de sanctionner les collectivités qui s'écarteraient de leur trajectoire budgétaire. 

"J’ai entendu vos remarques. Et je l’affirme : notre intention n’est pas de maintenir un mécanisme de sanction", a-t-elle expliqué, assurant vouloir "trouver un chemin avec les parlementaires et avec vous". 

Elle a aussi répondu aux critiques des collectivités, qui ne peuvent présenter des comptes déficitaires et dénoncent régulièrement le fait que l'Etat ne fait pas assez d'efforts: "Cette trajectoire sera la même pour l'État et pour les collectivités", a-t-elle affirmé, sous les applaudissements. 

Face à la crise énergétique et la flambée des prix, elle a promis une simplification de "l'amortisseur électricité" et du "filet de sécurité", d'un montant total de 2,5 milliards d'euros, souvent perçus comme trop complexes par les collectivités. 

"Une aide, c’est fait pour être efficace, (...)pour être utilisée, (...) pour vous soulager. Aussi, j’ai décidé de simplifier ces aides", a-t-elle déclaré. 

Elle est revenue sur un autre sujet de discorde: le "zéro artificialisation nette", annonçant sa volonté de "territorialiser et de différencier nos objectifs" comme le demandent les associations d'élus. 


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.