Charles Michel va rencontrer Xi Jinping en Chine le 1er décembre

Outre Xi Jinping, le président du Conseil européen rencontrera le Premier ministre Li Keqiang et le président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, Wu Bangguov (Photo, AFP).
Outre Xi Jinping, le président du Conseil européen rencontrera le Premier ministre Li Keqiang et le président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, Wu Bangguov (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 25 novembre 2022

Charles Michel va rencontrer Xi Jinping en Chine le 1er décembre

  • Le chef de l'instance représentant les 27 pays membres de l'UE a négocié cette entrevue lors du dernier sommet du G20
  • «Nous discuterons des défis mondiaux ainsi que de sujets d'intérêt commun», a précisé Charles Michel, dans un tweet

BRUXELLES: Le président du Conseil européen Charles Michel a annoncé jeudi qu'il allait rencontrer le président chinois Xi Jinping à Pékin le 1er décembre, alors que l'UE cherche le soutien de cet allié de la Russie pour obtenir la fin de la guerre en Ukraine.

Le chef de l'instance représentant les 27 pays membres de l'UE, qui cherchait depuis des mois à ouvrir un dialogue avec Xi Jinping, a négocié cette entrevue lors du dernier sommet du G20, selon des sources européennes.

"Nous discuterons des défis mondiaux ainsi que de sujets d'intérêt commun", a précisé Charles Michel, dans un tweet.

Les dirigeants de l'UE lui ont confié un mandat pour discuter avec la Chine, a expliqué un responsable européen, sous couvert d'anonymat. Outre Xi Jinping, le président du Conseil européen rencontrera le Premier ministre Li Keqiang et le président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, Wu Bangguo.

Au menu des discussions: la guerre menée par la Russie en Ukraine et les tensions autour de Taïwan, considéré par la Chine comme partie intégrante de son territoire.

Pour l'Europe, selon ce même responsable, il est crucial que la Chine ne fournisse pas d'armes à la Russie et qu'elle n'aide pas Moscou à contourner les sanctions économiques occidentales.

"Ce qui est essentiel c'est que les règles restent le fondement de l'ordre international", a-t-il ajouté. "Nous avons besoin d'un monde où l'Onu reste au centre du jeu, et l'agression de la Russie tout comme un éventuel conflit autour de Taïwan sont de véritables dangers".

Concernant l'économie, le responsable européen a expliqué que Charles Michel cherchait à réduire le déficit commercial de l'UE avec la Chine, estimé selon lui à 700 millions d'euros par jour. "C'est énorme, il faut trouver un moyen de rééquilibrer cela", a-t-il dit.

Ce voyage intervient dans un contexte d'intenses discussions entre Européens sur la façon de se positionner face à la Chine, et de trouver leur propre voix alors que les tensions s'aggravent entre Washington et Pékin.

Charles Michel doit composer d'un côté avec un pays comme l'Allemagne, qui a d'importants intérêts économiques en Chine, et d'autres Etats membres comme la Lituanie, qui s'est attiré la colère de Pékin en établissant des liens avec Taïwan.

Discours annulé

Illustration des tensions entre Bruxelles et Pékin, la diffusion d'un discours de Charles Michel, prévue en inauguration d'une foire commerciale à Shanghai début novembre, a été annulée car les autorités chinoises souhaitaient le censurer en partie, selon plusieurs diplomates européens.

Les autorités chinoises voulaient censurer toutes les références à la guerre en Ukraine, selon l'un de ces diplomates. Le sujet est sensible en Chine, qui se veut officiellement neutre mais reste un allié stratégique de poids de la Russie.

Les relations entre la Chine et l'Union européenne se sont détériorées début 2021 quand les deux blocs ont chacun décidé de sanctions au sujet d'accusations de violations de droits de l'homme dans la région chinoise du Xinjiang.

L'Union européenne considère la Chine comme un "partenaire, concurrent économique et rival systémique", selon la formulation adoptée en 2019.

Les liens commerciaux sino-européens restent forts, en particulier pour l'Allemagne dont le chancelier Olaf Scholz a été fin octobre le premier dirigeant du G7 à se rendre en Chine depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Pékin n'a pas immédiatement commenté l'annonce du voyage de Charles Michel la semaine prochaine. "La Chine communiquera des informations en temps utile", a déclaré une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, interrogée à ce sujet.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.