Un Casque bleu marocain tué dans une attaque en Centrafrique

Un casque bleu marocain se tient à la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Bangassou le 25 octobre 2017. (Photo, AFP)
Un casque bleu marocain se tient à la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Bangassou le 25 octobre 2017. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 25 novembre 2022

Un Casque bleu marocain tué dans une attaque en Centrafrique

  • Un casque bleu du contingent marocain est décédé suite à une attaque survenue jeudi matin à l'aérodrome d'Obo alors qu'il sécurisait, avec d'autres éléments de son contingent, le périmètre d'un aérodrome pour un atterrissage
  • La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a déployé une force de maintien de la paix depuis 2014, avec un effectif de plus de 14.000 militaires aujourd'hui

BANGUI : Un Casque bleu marocain a été tué jeudi dans une attaque dans le sud-est de la Centrafrique, pays en proie à une guerre civile depuis 2013, a annoncé vendredi l'ONU, qui n'a pas identifié les assaillants.

«Un casque bleu du contingent marocain (...) est décédé suite à une attaque survenue jeudi matin à l'aérodrome d'Obo alors qu'il sécurisait, avec d'autres éléments de son contingent, le périmètre d'un aérodrome pour un atterrissage», a précisé dans un communiqué la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui a déployé une force de maintien de la paix depuis 2014, avec un effectif de plus de 14.000 militaires aujourd'hui.

La Minusca précise qu'une enquête a été ouverte pour déterminer les «circonstances exactes» de cette attaque et a rappelé que «toute atteinte à la vie d'un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre».

Les derniers Casques bleus tombés en Centrafrique étaient trois militaires bangladais tué le 4 octobre dans l'explosion d'un engin au passage de leur véhicule dans le nord-ouest.

Une énième guerre civile a éclaté en Centrafrique en 2013 quand une rébellion dominée par les musulmans, la Séléka, a renversé le président François Bozizé, et que le camp du chef de l'Etat déchu a lancé en représailles des milices d'autodéfense à majorité chrétienne et animiste, les anti-balakas.

L'ONU a déployé ses Casques bleus à partir de 2014.

Les combats entre ces deux groupes, dont les civils ont été les principales victimes, ont culminé en 2018 avant que la guerre civile, jusqu'alors très meurtrière, ne baisse d'intensité. Anti-balakas et Séléka ont, tous deux, été accusés par l'ONU de crimes de guerre et contre l'humanité.

Le conflit a considérablement baissé d'intensité depuis 2018 mais les groupes armés issus de l'ex-Séléka et des anti-balakas se sont ensuite partagé plus des deux-tiers de la Centrafrique jusque début 2021.

Depuis, à l'appel du président Faustin Archange Touadéra, la Russie a déployé des centaines de paramilitaires du groupe de sécurité privé Wagner qui ont permis de repousser les groupes armés de la plupart des territoires qu'ils occupaient.

La présence et l'autorité de l'État n'ont toutefois pu être réinstallées partout et durablement.


La résidence balnéaire de Biden perquisitionnée, aucun document confidentiel retrouvé

Sur cette photo prise le 7 novembre 2021, le président américain Joe Biden et la première dame Jill Biden marchent sur la plage de Rehoboth, Delaware. La police fédérale américaine a mené mercredi une perquisition dans la résidence balnéaire de Joe Biden à Rehoboth sans y trouver de document classé confidentiel (Fichier, AFP)
Sur cette photo prise le 7 novembre 2021, le président américain Joe Biden et la première dame Jill Biden marchent sur la plage de Rehoboth, Delaware. La police fédérale américaine a mené mercredi une perquisition dans la résidence balnéaire de Joe Biden à Rehoboth sans y trouver de document classé confidentiel (Fichier, AFP)
Short Url
  • Après 3H30 de recherche, «aucun document portant mention de classification n'a été trouvé», a fait savoir Bob Bauer dans un communiqué
  • La police fédérale avait déjà fouillé récemment une autre maison de Joe Biden dans le Delaware, située dans la ville de Wilmington, à la recherche de documents confidentiels datant des anciennes fonctions de vice-président et de sénateur

WASHINGTON: La police fédérale américaine a mené mercredi une perquisition dans la résidence balnéaire de Joe Biden à Rehoboth (Delaware, est) sans y trouver de document classé confidentiel, a annoncé l'avocat personnel du président.

Après 3H30 de recherche, "aucun document portant mention de classification n'a été trouvé", a fait savoir Bob Bauer dans un communiqué à la mi-journée.

Il ajoute toutefois que les enquêteurs "ont emporté certains documents et notes manuscrites qui semblent remonter au temps de sa vice-présidence, afin de les passer en revue".

En début de journée, l'avocat personnel du président démocrate avait annoncé que la résidence de son client faisait l'objet d'une fouille menée par le FBI, et que Joe Biden coopérait "pleinement" avec ce dernier.

"Pour des raisons de sécurité et de procédure, (le FBI) voulait procéder à cette action sans communication publique préalable et nous avons décidé de coopérer", avait-il précisé.

La police fédérale avait déjà fouillé récemment une autre maison de Joe Biden dans le Delaware, située dans la ville de Wilmington, à la recherche de documents confidentiels datant des anciennes fonctions de vice-président et de sénateur du démocrate de 80 ans.

Le président passe le plus souvent ses week-ends soit à Wilmington soit, moins régulièrement, à Rehoboth.

Depuis le mois de novembre dernier, une série de documents confidentiels, dont le nombre exact et la teneur restent inconnus à ce jour, ont été trouvés soit dans un bureau qu'occupait Joe Biden dans un cercle de réflexion de Washington, soit dans la maison de Wilmington.

Ces documents remontent à la vice-présidence de Joe Biden (2009-2017) et à ses trois décennies au Sénat, au cours desquelles il s'est beaucoup occupé de politique étrangère.

Le ministère de la Justice a nommé un procureur spécial pour enquêter sur ces découvertes, embarrassantes pour le président démocrate car elles évoquent, malgré de nombreuses différences, une affaire d'archives officielles emportées en Floride par son prédécesseur Donald Trump.

La loi aux Etats-Unis oblige les présidents et les vice-présidents à transférer l'ensemble de leurs documents officiels, communications, et autres notes aux Archives nationales.

L'ancien vice-président de Donald Trump, le très conservateur Mike Pence, avait lui aussi révélé fin janvier qu'un "petit nombre de documents portant la mention 'confidentiel'" avait été découvert dans sa résidence.


La Russie met en garde Israël contre toute livraison d'armes à l'Ukraine

La Russie a mis en garde Israël contre d'éventuelles livraisons d'armes à l'Ukraine, après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué «examiner la question». (Photo, AFP)
La Russie a mis en garde Israël contre d'éventuelles livraisons d'armes à l'Ukraine, après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué «examiner la question». (Photo, AFP)
Short Url
  • «S'agissant des livraisons d'armes (à l'Ukraine), on ne classe pas les pays selon la géographie», a dit la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova
  • Mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que son pays envisageait une aide militaire pour l'Ukraine, tout en se proposant comme médiateur dans le conflit ukrainien

MOSCOU: La Russie a mis en garde Israël mercredi contre d'éventuelles livraisons d'armes à l'Ukraine, après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué "examiner la question".

"S'agissant des livraisons d'armes (à l'Ukraine), on ne classe pas les pays selon la géographie. Nous disons que tous les pays qui livrent des armes doivent comprendre que nous considèrerons (ces armes) comme des cibles légitimes pour les forces armées russes", a dit la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, au sujet de la possibilité d'approvisionnements israéliens.

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en février dernier, Israël a cherché à rester neutre dans ce conflit, ne fournissant par exemple pas d'armes à Kiev malgré les demandes répétées du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Israël a par ailleurs fait valoir des liens privilégiés avec Moscou, l'Etat hébreu comptant plus d'un million de citoyens originaires de l'ex-Union soviétique et la Russie disposant de troupes en Syrie, pays voisin d'Israël.

Mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a cependant déclaré que son pays envisageait une aide militaire pour l'Ukraine, tout en se proposant comme médiateur dans le conflit ukrainien.

"Toute tentative -- réalisée ou même non réalisée, mais annoncée -- de livrer des armements supplémentaires, nouveaux, ou autres, aboutit et va aboutir à une escalade de cette crise. Tout le monde doit s'en rendre compte", a souligné Mme Zakharova.

Ces derniers jours, plusieurs pays occidentaux ont exprimé leur intention de fournir rapidement des chars lourds à l'Ukraine, à l'instar du Royaume-Uni qui compte fournir des Challenger fin mars et de l'Allemagne qui entend envoyer ses premiers Leopard 2 "fin mars-début avril".

Mais l'Ukraine réclame également à l'Occident des avions de combat et de l'artillerie lourde.


Une experte des droits humains de l'ONU bientôt à Guantanamo, une première

Sur cette photo prise le 16 octobre 2018, la porte principale de la prison à Guantanamo à la base navale des États-Unis à Cuba. (Photo, AFP)
Sur cette photo prise le 16 octobre 2018, la porte principale de la prison à Guantanamo à la base navale des États-Unis à Cuba. (Photo, AFP)
Short Url
  • La Rapporteuse spéciale sur les droits de l'homme et la lutte antiterroriste, Fionnuala Ní Aoláin, effectuera une «visite technique» aux Etats-Unis à partir du 6 février, a indiqué l'ONU dans un communiqué
  • Devenue une épine dans le pied de Washington, accusé de détention illégale, violations des droits humains et torture, la prison a compté jusqu'à près de 800 «prisonniers de guerre», la plupart incarcérés malgré des preuves fragiles sur leur implication

GENÈVE: L'ONU a annoncé mercredi qu'une experte des droits humains allait se rendre ces prochains jours dans la prison militaire américaine de Guantanamo, une première après deux décennies de demandes. 

La Rapporteuse spéciale sur les droits de l'homme et la lutte antiterroriste, Fionnuala Ní Aoláin, effectuera une "visite technique" aux Etats-Unis à partir du 6 février, a indiqué l'ONU dans un communiqué. 

Du 6 au 14 février, cette experte irlandaise, mandatée par le Conseil des droits de l'homme mais qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, se rendra à Washington puis au centre de détention de la base militaire américaine de Guantanamo Bay. 

L'experte publiera une déclaration, incluant des conclusions et des recommandations, à la fin de la visite. Le 15 mars 2022, elle avait annoncé avoir reçu une invitation préliminaire de Washington pour organiser une visite technique. 

Durant les trois mois suivant sa visite, Mme Ní Aoláin réalisera une série d'entretiens avec différentes personnes aux Etats-Unis et à l'étranger, sur la base du volontariat, notamment des victimes et des familles de victimes des attentats terroristes du 11 septembre 2001 et d'anciens détenus de Guantanamo. 

Les experts indépendants des droits de l'homme de l'ONU cherchent à avoir accès à cette prison militaire, dans le sud-est de Cuba, depuis son ouverture en 2002 aux détenus de la "guerre contre le terrorisme" menée par les Etats-Unis, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. 

Devenue une épine dans le pied de Washington, accusé de détention illégale, violations des droits humains et torture, la prison a compté jusqu'à près de 800 "prisonniers de guerre", la plupart incarcérés malgré des preuves fragiles sur leur implication. 

Il n'en reste plus aujourd'hui qu'environ une quarantaine.