Après 50 ans dans une valise, une robe «porte-bonheur» de Liz Taylor aux enchères

Un employé pose avec une robe Christian Dior portée par l'actrice Elizabeth Taylor, et récemment découverte avec d'autres robes dans une valise, avant leur vente chez Kerry Taylor Auctions, à Londres, le 25 novembre 2022. (Photo de Daniel LEAL / AFP)
Un employé pose avec une robe Christian Dior portée par l'actrice Elizabeth Taylor, et récemment découverte avec d'autres robes dans une valise, avant leur vente chez Kerry Taylor Auctions, à Londres, le 25 novembre 2022. (Photo de Daniel LEAL / AFP)
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Publié le Vendredi 25 novembre 2022

Après 50 ans dans une valise, une robe «porte-bonheur» de Liz Taylor aux enchères

  • Beaucoup pensaient que la robe Christian Dior à l'imprimé fleuri dans le bas, avec une rosette rouge à la taille, était soigneusement conservée depuis plus de 60 ans dans les archives de la maison de couture
  • Mais de fait, l'actrice l'avait donnée en 1971 avec une douzaine d'autres vêtements à une ancienne assistante, Anne Sanz, qui l'avait gardée dans une valise en plastique, rangée dans une chambre

LONDRES : Après avoir passé 50 ans dans une valise, une robe «porte-bonheur» portée par l'actrice Elizabeth Taylor lorsqu'elle avait gagné son premier Oscar en 1961, sera mise aux enchères début décembre à Londres.

Beaucoup pensaient que la robe Christian Dior à l'imprimé fleuri dans le bas, avec une rosette rouge à la taille, était soigneusement conservée depuis plus de 60 ans dans les archives de la maison de couture.

Mais de fait, l'actrice l'avait donnée en 1971 avec une douzaine d'autres vêtements à une ancienne assistante, Anne Sanz, qui l'avait gardée dans une valise en plastique, rangée dans une chambre.

Elizabeth Taylor, accompagnée de son quatrième mari, le chanteur Eddie Fisher, avait porté la robe créée par Marc Bohan pour la 33e cérémonie des Oscars, persuadée qu'elle ne gagnerait pas. Elle avait été nommée trois fois les trois années précédentes, sans succès. Et son mariage avec Eddie Fisher, précédemment marié avec la célèbre actrice Debbie Reynolds avait fait scandale, Elizabeth Taylor étant perçue comme une briseuse de ménage.

«Elle ne s'attendait vraiment pas à gagner, ayant été écartée précédemment et en raison de toute la presse négative sur Eddie Fisher», explique à l'AFP Kerry Taylor, dont la maison d'enchères spécialisée dans la mode vintage mettra la robe en vente le 6 décembre, et en espère entre 40.000 et 60.000 livres (46.500 à 70.000 euros).

Après avoir remporté l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans le film «La Vénus au Vison», la star avait considéré la robe comme «une sorte de porte-bonheur» et l'a emportée partout dans le monde.

«Elle l'emportait toujours avec elle 10 ans plus tard. Elle ne l'a pas portée pour d'autres occasions, elle aimait juste l'avoir avec elle», explique Kerry Taylor.

Mais la garde-robe de voyage d'Elizabeth Taylor devient de plus en plus encombrante, avec parfois plus de 40 énormes valises, alors qu'elle parcourt le monde dans les années 60 et 70 avec son cinquième mari Richard Burton, au sommet de leur gloire, mais aussi Anne Sanz et son mari Gaston, qui sert de chauffeur et garde du corps à l'actrice.

En 1971, ouvrant ses armoires à l'hôtel Dorchester à Londres, et en dépit de l'attachement sentimental qu'elle a pour sa robe Dior, elle dit à Anne Sanz, «prends ce que tu aimes».

Elle lui donnera aussi une robe de cocktail en piqué blanc et un boléro assorti pour son mariage.

Parmi les autres vêtements mis aux enchères le 6 décembre figurent des pièces de la collection Tiziani haute couture par Karl Lagerfeld et une robe noire portée par Liz Taylor dans le film de 1967 «Boom», également de Lagerfeld.

Au fil des ans, Anne Sanz a porté quelques pièces et en a donné d'autres à des amies et des membres de la famille, sans jamais les considérer comme particulièrement importantes ou précieuses.

«Anne a évidemment porté la robe en piqué pour son mariage, et elle a aussi porté une robe jaune et bleue avec manteau assorti», dit Kerry Taylor.

«Mais d'une certaine façon ce n'était que des robes d'occasion qui appartenaient à Liz Taylor», dit-elle. C'était «avant que la notion de célébrité deviennne ce qu'elle est».

Elizabeth Taylor (1932-2011) a tourné durant sa vie plus de 70 films, et gagné plusieurs Oscars et Golden Globes notamment. Elle s'était mariée huit fois.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".