Mondial: Les supporters optent pour l'atmosphère détendue de Dubaï plutôt que de celle du Qatar

Les supporters des pays participants ont opté pour l’ambiance plus détendue et la vie nocturne animée de Dubaï plutôt que pour l'atmosphère plus collet monté de Doha. (Reuters/Photos d'archives)
Les supporters des pays participants ont opté pour l’ambiance plus détendue et la vie nocturne animée de Dubaï plutôt que pour l'atmosphère plus collet monté de Doha. (Reuters/Photos d'archives)
Des personnes regardent un match de football à Dubaï, aux Émirats arabes unis. (Reuters)
Des personnes regardent un match de football à Dubaï, aux Émirats arabes unis. (Reuters)
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Publié le Vendredi 25 novembre 2022

Mondial: Les supporters optent pour l'atmosphère détendue de Dubaï plutôt que de celle du Qatar

  • Un aller-retour quotidien au Qatar permet aux supporters d'assister aux matchs tout en profitant de la vie nocturne de la ville
  • «Dubaï est un endroit sûr et plus libéral selon les normes occidentales. C'est la destination la plus attrayante», selon James Swanston, expert du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord à Capital Economics

LONDRES: Dubaï a connu un énorme essor touristique en raison des milliers de supporters de football qui ont décidé de s'installer aux Émirats arabes unis (EAU) pendant la Coupe du monde après avoir été attirés par l'atmosphère détendue de la ville, selon le Financial Times.

Les supporters auraient préféré l’animation des EAU, faisant des voyages quotidiens au Qatar sur les vols de navette qui relient les deux pays pendant les compétitions. Ils ont opté pour l’ambiance plus détendue et la vie nocturne animée de Dubaï plutôt que pour l'atmosphère plus collet monté de Doha.

«Si vous ne pouvez pas rester au Qatar, Dubaï est l'endroit que vous aimerez le plus comme touriste étranger», a affirmé James Swanston, expert du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord à Capital Economics. «C'est un endroit sûr et plus libéral selon les normes occidentales. C'est la destination la plus attrayante.»

Des préoccupations ont été exprimées dans les semaines précédant la compétition concernant la disponibilité dans les chambres d'hôtel au Qatar, tandis qu'un revirement controversé de dernière heure visant à interdire l'alcool dans et autour des stades a poussé de nombreux supporters à changer de lieu de séjour.

Dubaï bourdonne depuis quelques jours de supporters du monde entier, qui se sont joint aux nombreux touristes de la ville à la recherche du soleil d'hiver. Le nombre de passagers a dépassé les six millions par mois au cours du dernier trimestre, surpassant les niveaux d'avant la pandémie, selon les chiffres publiés par les opérateurs aéroportuaires.

«Dubaï répond à une très forte demande en cette période de l'année, et je suis sûr qu'il y aura des personnes qui passeront par Dubaï pour se rendre à la Coupe du monde», a indiqué Issam Kazim, directeur général de Dubai Tourism. «Ces compétitions constitueront un stimulant pour toute la région.»

Bien que les chiffres exacts n'aient pas encore été rendus publics, le Conseil des sports de Dubaï a précisé que la ville s'attendait à environ un million de visiteurs supplémentaires au cours de la compétition.

Paul Griffiths, PDG de Dubaï Airports, avait précédemment décrit la ville comme «la principale porte d'entrée» à la Coupe du monde et avait prévu qu'elle accueillerait plus de touristes que le Qatar.

Les responsables affirment toutefois que le nombre de supporters visitant l'émirat dans le seul but d'assister à des matchs au Qatar ne dépassera probablement pas quelques dizaines de milliers, soit l'équivalent d'une augmentation de trois points du pourcentage d’occupation des hôtels.

De nombreux billets de matchs ont été vendus à des expatriés vivant dans la ville, qui constituent jusqu'à 90 % des 3,5 millions d'habitants de Dubaï.

Bien qu'il soit encore trop tôt pour évaluer l'impact de la Coupe du monde dans la région, la demande de chambres d'hôtel a connu une importante augmentation par rapport à 2021.

De nombreux supporters qui ont choisi Dubaï comme base pour se rendre au Qatar, ou comme principal centre pour s'immerger dans l'atmosphère de la Coupe du monde, ont eu l'occasion non seulement de profiter du style de vie effréné de la ville, mais aussi de visiter ses attractions touristiques de niveau international.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com