Mondial: Mbappé balaye le Danemark et envoie la France en 8es

Les joueurs français célèbrent leur victoire lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la France et le Danemark au stade 974 de Doha le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
Les joueurs français célèbrent leur victoire lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la France et le Danemark au stade 974 de Doha le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 26 novembre 2022

Mondial: Mbappé balaye le Danemark et envoie la France en 8es

  • La France est devenue samedi la première nation qualifiée pour les huitièmes du Mondial-2022
  • Les Bleus seront assurés de la première place du groupe D s'ils font match nul contre la Tunisie

DOHA: Les Bleus de l'inévitable Kylian Mbappé ont fait briller leur étoile de champions du monde contre le Danemark (2-1), ex-bête noire fauchée en fin de match, avec une prestation éclairante et une qualification précoce acquise pour les 8es de finale du Mondial.

Cocorico! Didier Deschamps ne voulait pas "mettre le coq plus haut qu'il le faut" après le succès initial contre l'Australie (4-1), mais ses Bleus ont déplumé leur rival scandinave, plus fort en juin et septembre (défaites françaises 2-1 et 2-0), au bout du supense grâce à leur jeune attaquant vedette.

Le prodige du Paris Saint-Germain s'est offert un doublé décisif (61e, 86e), crucial pour les Bleus comme en huitièmes du Mondial-2018 face à l'Argentine, un adversaire qu'il pourrait recroiser d'ailleurs dans deux matches au même stade de la compétition.

Grâce à lui, l'armada tricolore aborde sa dernière rencontre du groupe D, mercredi contre la Tunisie, avec un billet en poche et la possibilité pour le sélectionneur de faire souffler des cadres et donner du temps de jeu à ses "coiffeurs", surnom des remplaçants.

Un match nul face aux Aigles de Carthage leur assurerait même la première place du groupe.

"Ce groupe est fort, solide, et a envie de faire de belles choses", a salué Deschamps sur TF1, heureux d'une qualification qui amène de "la tranquillité".

Après deux rencontres, en tout cas, la France a une belle tête de vainqueur et balaye la malédiction des anciens tenants du titre, les trois précédents (Italie, Espagne et Allemagne) ayant sombré dès le premier tour du Mondial.

Varane solide

Au stade 974 de Doha, reconnaissable à ses conteneurs maritimes colorés, les Bleus ont longtemps dominé les débats, avant d'avoir des sueurs froides en fin de match. Mais le capitaine Hugo Lloris a tenu bon la barre, avec notamment une belle parade sur une frappe rapprochée (73e).

Le vice-capitaine Raphaël Varane, enfin de retour sur un terrain, a aussi rendu une copie parfaite, une autre bonne nouvelle pour les champions du monde, submergés par une vague de blessés depuis de longues semaines et encore récemment.

Le défenseur de Manchester United est sorti après une heure et quart de combat, sans pépin visible après avoir été éloigné un mois des terrains pour une blessure musculaire à une cuisse.

Pour sa 88e sélection, l'ex-Madrilène a guidé l'arrière-garde avec sérénité, à l'image de cette intervention autoritaire suivie d'une passe longue entre deux défenseurs pour Mbappé, ceinturé par Andreas Christensen, averti d'un carton jaune à la teinte foncée (20e). Il est aussi monté aux avant-postes pour placé sa tête.

Son jeune associé Dayot Upamecano, préféré à Ibrahima Konaté, s'est hissé au même niveau, de quoi s'incruster davantage dans le "onze" de départ.

Face à la 10e nation mondiale, Deschamps a obtenu quelques certitudes de plus concernant son équipe-type, quasiment fixée après deux matches.

Dembélé intenable

S'il y avait des doutes concernant Ousmane Dembélé, l'ailier du Barça les a levées encore davantage, dans le sillage de sa performance contre l'Australie (4-1).

Le joueur de 25 ans, revenu en sélection en septembre seulement, avait des jambes de feu et le dribble facile. Il a enrhumé ses vis-à-vis dans le stade non-climatisé de Doha, de nombreuses fois, et a abattu un travail défensif remarquable, tacles à l'appui, donnant raison à son sélectionneur.

Un bémol, cependant, concernant le poste de latéral droit. Son choix d'installer Jules Koundé à la place de Benjamin Pavard, deux joueurs plus épanouis dans l'axe, n'a pas vraiment été payant.

Pas toujours rassurant dans son positionnement, ni ses relances, Koundé a écopé d'un carton jaune qui aurait pu virer au rouge après une semelle sur Nelsson peu avant la pause.

L'autre motif de regret concerne le but encaissé, sur un coup de pied arrêté, un danger pourtant pointé du doigt avant la rencontre. Après une première tête danoise, sur corner, Andreas Christensen a placé la sienne (68e) et fait douter les Tricolores.

Heureusement, Mbappé était là, comme souvent. Le buteur de 23 ans s'est d'abord appuyé sur un relais de Theo Hernandez, encore décisif, pour ouvrir le score. Puis il a offert la victoire sur un centre d'Antoine Griezmann, de nouveau très en vue dans son rôle inhabituel de quasi-milieu relayeur.


Le Parlement interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, première en Europe

Vue générale des débats consacrés au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 à l'Assemblée nationale, à Paris, le 5 décembre 2025. (AFP)
Vue générale des débats consacrés au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 à l'Assemblée nationale, à Paris, le 5 décembre 2025. (AFP)
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  • La France adopte une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, avec une entrée en vigueur dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes et au 1er janvier 2027 pour les comptes existants
  • La loi impose une vérification de l'âge par les plateformes, mais suscite des critiques sur sa faisabilité, la protection de la vie privée et la liberté d'expression

PARIS: Le Parlement a définitivement adopté mardi une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe, qui doit entrer en vigueur dès septembre pour protéger la santé des enfants et adolescents.

Après le Sénat dans l'après-midi, les députés ont adopté par 279 voix contre 81 cette réforme, promesse d'Emmanuel Macron et mesure phare de la fin de son mandat, très regardée par d'autres pays européens envisageant des législations similaires.

Le président de la République a immédiatement salué une "avancée majeure", se félicitant que la France "ouvre la voie".

L'entrée en vigueur de l'interdiction se fera en réalité en deux temps : dès le 1er septembre pour les nouveaux comptes. Pour les comptes existants, elle s'appliquera après "un délai de quatre mois", soit le 1er janvier 2027.

"Nous allons, nous Français, tous devoir prouver notre âge pendant quatre mois. Si on a moins de quinze ans le compte va être fermé", a expliqué la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff.

Alors que des parlementaires doutent de la possibilité de mettre en œuvre si rapidement l'interdiction, elle a martelé que celle-ci pourrait être "opérationnelle" dans les temps.

Le texte prévoit aussi l'interdiction du téléphone portable au lycée, comme c'est déjà le cas dans les écoles et les collèges. Des exceptions pourront être prévues par le règlement intérieur de l'établissement.

- Vérification d'âge -

Les alertes se sont multipliées récemment sur les effets néfastes des réseaux sociaux sur les enfants et adolescents, qui captent leur attention: anxiété, dépression, troubles du sommeil, harcèlement en ligne...

Concrètement, le texte ne prévoit aucune sanction pour les enfants ou parents. Il reviendra aux plateformes de mettre en place un dispositif de vérification d'âge, voire plusieurs simultanément pour laisser le choix aux utilisateurs.

Mais la manière dont sera mise en œuvre l'interdiction suscite de vives critiques.

"Comment croire sérieusement qu'en quelques semaines (...) un dispositif aussi complexe pourra être opérationnel? Qui procédera concrètement aux vérifications d'âge?", a lancé la sénatrice écologiste Mathilde Ollivier, dénonçant un texte d'"affichage".

Ces outils "existent", a martelé Anne Le Hénanff, citant par exemple France Identité, ou la filiale de La Poste Docaposte.

A Bruxelles, la Commission a également présenté en avril une application européenne de vérification d'âge. Des solutions privées sont aussi développées.

"C'est une immense part d'internet que vous allez soumettre à un contrôle d'identité", sans que l'on sache si l'application de vérification sera "publique ou privée", "française, européenne, américaine", a dénoncé à l'Assemblée le député insoumis Louis Boyard, dont le groupe a voté contre le texte.

Comme les insoumis, les socialistes saisiront le Conseil constitutionnel, a promis le député Arthur Delaporte, exprimant des craintes à la fois pour le "respect de la vie privée" et la liberté "d'information et d'expression" des mineurs.

Les sénateurs, qui avaient initialement privilégié un système de "liste noire" ciblant certains réseaux sociaux -- finalement abandonné face aux craintes de non-conformité avec le droit européen -- redoutent également une censure des Sages, a rappelé la rapporteure à la chambre haute, la centriste Catherine Morin-Desailly.

La proposition de loi prévoit quelques exceptions à l'interdiction, pour les "encyclopédies en ligne" ou encore les "projets numériques à vocation éducative".

Concernant YouTube et WhatsApp, très utilisés, la rapporteure Renaissance du texte à l'Assemblée, Laure Miller, précise que ces plateformes devront mettre en place une vérification d'âge pour la partie assimilée à un réseau social (chaînes de partage, commentaires...). Le visionnage simple de vidéos, ou la messagerie interpersonnelle, ne seraient pas concernées par l'interdiction selon elle.

- Législation européenne attendue -

D'autres avertissements ont été émis par les députés : sur les possibles contournements de l'interdiction ou les reports vers des plateformes encore moins régulées. Certains ont appelé à éduquer plutôt qu'à interdire.

Tout au long de l'examen au Parlement, les débats ont porté sur la formulation précise à adopter, finalement large et générale, pour que le texte soit conforme au droit européen.

Des parlementaires ont aussi regretté que le texte ne s'attaque pas directement aux algorithmes et logiques économiques des plateformes.

"Je partage la frustration", a déclaré la députée Miller, rappelant qu'il s'agissait de prérogatives européennes.

La Commission européenne a annoncé la semaine dernière son intention d'instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux sociaux. Un comité d'experts a recommandé une interdiction aux moins de 13 ans, mais les pays de l'UE seraient libres d'instaurer une interdiction plus tardive.

Pour Laure Miller, la loi française sera ainsi "en concordance" avec une future législation européenne.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).