Naâr, sirène de sidi fredj: La bande dessinée, moyen d’expression de l’identité nationale

La rupture avec la vision colonialiste est d'autant plus évidente dans l'oeuvre de Abderrahmane Madoui (Photo, DK News).
La rupture avec la vision colonialiste est d'autant plus évidente dans l'oeuvre de Abderrahmane Madoui (Photo, DK News).
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Publié le Dimanche 27 novembre 2022

Naâr, sirène de sidi fredj: La bande dessinée, moyen d’expression de l’identité nationale

  • La série de Slim va «algérianniser» la BD dans sa forme et ses contenus
  • La bande dessinée algérienne n'a cessé d'être un moyen d'expression de l'identité nationale

Depuis son avènement au cours de la deuxième moitié des années 1960, la bande dessinée algérienne n'a cessé d'être un moyen d'expression de l'identité nationale, après la longue instrumentalisation du 9e art durant la période coloniale, vitrine alors de l'idéologie et de la culture française et européenne. Créée en 1967 par le doyen des bédéistes algériens, Mohamed Aram (1934-2020), la première série algérienne «Naâr, sirène de Sidi Fredj», inspirée de «Super-Man», a été publiée dans l'hebdomadaire «Algérie-Actualités», avant «Moustache et les frères Belgacem» de Slim (Menouer Merabtine), une BD publiée en 1968 par le même journal, qui avait alors consacré la rupture avec la vision colonialiste.

La série de Slim va «algérianniser» la BD dans sa forme et ses contenus, racontant notamment des évènements de la glorieuse Révolution avec des personnages vêtus de Haïk, de gandoura et de chachia, et évoluant dans les quartiers algériens. La rupture avec la vision colonialiste est d'autant plus évidente dans l'oeuvre de Abderrahmane Madoui (1925-2013) qui a réussi à dissiper les effets néfastes des BD étrangères sur l'imaginaire algérien, en créant notamment en 1969 la revue «M'Kidèche», premier roman graphique algérien. Ces nouvelles planches, alors unique exutoire des artistes et amateurs de BD algérienne durant cinq ans, avaient pour mission essentielle de restituer l'Identité nationale et d'opérer une rupture avec les orientations culturelles françaises et occidentales.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Iran: Des failles à la frontière

Les forces terrestres de l'armée iranienne participent à un exercice militaire à Nasrabad, dans la province centrale d'Ispahan (Photo, AFP).
Les forces terrestres de l'armée iranienne participent à un exercice militaire à Nasrabad, dans la province centrale d'Ispahan (Photo, AFP).
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  • Cela donne au régime iranien et à ses services de sécurité un moyen de sauver la face
  • Selon des médias d'État iraniens les drones qui ont mené les attaques avaient été lancés depuis l'intérieur de l'Iran

Les Iraniens ont recentré leur récit sur l'opposition kurde, l'accusant de collaborer avec les ennemis de l'Iran et de comploter contre le régime islamique. En effet, les médias gouvernementaux ont accusé l'opposition du Kurdistan irakien d'être impliquée, sur ordre d'un appareil de sécurité étranger, dans le transport de matériel utilisé lors de l'attentat d'Ispahan.

Cependant, la position des médias d'État iraniens, qui équivaut presque à une confirmation officielle de l'État, est que les drones qui ont mené les attaques contre des installations militaires dans la ville d'Ispahan samedi soir avaient été lancés depuis l'intérieur de l'Iran, et non depuis un autre pays.

Cela impliquerait que les agences de sécurité étrangères impliquées dans l'attaque ont profondément infiltré l'Iran, réussissant à atteindre leurs objectifs avec facilité. D'une part, ce fait révèle à quel point les services secrets étrangers ont réussi à pénétrer l'Iran. D'un autre côté, cela nous montre à quel point les services de sécurité iraniens ont échoué à contrer ces efforts.

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L’incursion dans… la vie éternelle

 C’est le réveil des Titans, à cette différence près qu’aujourd’hui les dieux ne sont plus là pour engager la lutte contre eux et les repousser dans les entrailles de la terre (Photo, La Presse).
C’est le réveil des Titans, à cette différence près qu’aujourd’hui les dieux ne sont plus là pour engager la lutte contre eux et les repousser dans les entrailles de la terre (Photo, La Presse).
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  • Il le fait cependant sans pouvoir résister à un détour
  • L’échange se poursuit entre nos trois amis – le philosophe, le poète et le médecin

Autour de la question des récits, et de la traduction possible de ceux qui sont issus des traditions païennes dans le langage de ceux qu’inspire le Verbe et qui prolongent le récit de la Création, l’échange se poursuit entre nos trois amis – le philosophe, le poète et le médecin. Il le fait cependant sans pouvoir résister à un détour qui les mène à une autre question : celle de la résurrection et de la vie éternelle… Il est vrai que, sur le chemin, des rencontres ont surgi, tout aussi inattendues : les Titans !

Md : En venant à notre rendez-vous, m’est venue une image au sujet de nos rencontres dont je me suis promis de vous faire part… Mais j’hésite à le faire, du moins aussi vite, car nous venons à peine d’arriver. En même temps, tel que je connais nos échanges, quand les propos commencent à s’enchaîner selon la loi de la dialectique, je me dis qu’il y a un risque important que nous arrivions au moment qui est pour nous celui de nous séparer sans que l’occasion ne se présente de revenir sur mon sujet…

Po : Venant de toi, et au vu de l’urgence que tu donnes à l’affaire, je doute que cette image soit anodine. Il est vrai que, la dernière fois, nous nous sommes quittés en nous lançant un gros défi, presque sans crier gare. Et que, pour le relever, il me semble que nous aurons besoin de beaucoup d’effort et d’attention.

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Au cœur du Championnat d’Afrique des nations : La richesse linguistique africaine

Eliminés dès la phase de poule, les kino-congolais sont un peuple expressif, que cela soit dans la gestuelle ou dans les paroles (Photo, El Watan).
Eliminés dès la phase de poule, les kino-congolais sont un peuple expressif, que cela soit dans la gestuelle ou dans les paroles (Photo, El Watan).
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  • Toujours en course pour la victoire finale, les hommes du coach Romuald sont soutenus par les cris de leurs supporters
  • Etes-vous plutôt boubou maure, kente ou shemma ?

La 7e édition du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN-2023), organisée en Algérie du 13 janvier au 4 février, a été l’occasion d’étaler toute la richesse culturelle et linguistique africaine, avec la présence de 17 équipes, représentant 17 modes de vie bien différents, symboles de cette richesse de ce beau continent. Parlez-vous, wolof, lingala, pidgin, ou encore maîtrisez-vous le douala ? Etes-vous plutôt boubou maure, kente ou shemma ? On vous laisse le choix, les goûts et les couleurs cela ne se discute pas ! Surtout quand ces derniers sont dignement représentés lors du rendez-vous d’Algérie. L’équipe de Madagascar, le Baréa, est d’une élégance sans nom.

Toujours en course pour la victoire finale, les hommes du coach Romuald sont soutenus par les cris de leurs supporters : «nanao izany izahay, nandresy izahay !», ce qui se traduit par «on a réussi, on a gagné !». Un slogan d’une belle assonance que seule le malagache, la langue véhiculaire de la Grande Ile, est prête à nous offrir. Autre demi-finaliste, le Sénégal. Son sélectionneur Pape Thiaw s’est donné de la voix. Il n’est pas rare de l’entendre encourager ses poulains en wolof. Cette langue est maîtrisée par la plupart des Sénégalais. La République Démocratique du Congo (RDC) ne réussira pas la passe de trois. Eliminés dès la phase de poule, les kino-congolais sont un peuple expressif, que cela soit dans la gestuelle ou dans les paroles.

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