Le Sénat critique la décision du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme en Égypte

Le président du Sénat égyptien, Abdel Wahab Abdelrazek, au centre, reçoit une délégation de l’ambassade indienne. (Photo, Twitter)
Le président du Sénat égyptien, Abdel Wahab Abdelrazek, au centre, reçoit une délégation de l’ambassade indienne. (Photo, Twitter)
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Publié le Lundi 28 novembre 2022

Le Sénat critique la décision du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme en Égypte

Le président du Sénat égyptien, Abdel Wahab Abdelrazek, au centre, reçoit une délégation de l’ambassade indienne. (Photo, Twitter)
  • Le président du Sénat a accusé le Parlement européen d’adopter des positions fondées sur «des hypothèses fragiles et des idées fausses»
  • Pour Abdel Wahab Abdelrazek, «ces politiques rappellent un héritage colonial européen et ne révèlent rien d’autre qu’un désir caché de répandre la culture d’une civilisation particulière»

LE CAIRE: Le Sénat égyptien a affirmé qu’une résolution du Parlement européen critiquant les progrès de l’Égypte en matière de droits de l’homme était fondée sur des «hypothèses fragiles et des idées fausses».

Le président du Sénat, Abdel Wahab Abdelrazek, a déclaré lors d’une séance plénière de la Chambre des représentants que cette décision était inacceptable et allait à l’encontre des «règles et normes internationales».

La résolution du Parlement européen met l’accent sur ce qu’elle décrit comme «un manque d’amélioration de la situation des droits de l’homme en Égypte», notamment en ce qui concerne le droit à la liberté d’expression, de réunion pacifique ou d’association, et la liberté de presse.

Appelant à un réexamen des relations de l’UE avec l’Égypte à la lumière des «progrès très limités en matière de droits de l’homme», le Parlement européen a également exigé la «libération immédiate et inconditionnelle d’un certain nombre de militants politiques, de journalistes, d’avocats et d’influenceurs sur les réseaux sociaux».

«Nous avons tous reçu avec déplaisir la décision émise par le Parlement européen le 24 novembre concernant la situation des droits de l’homme en Égypte», a indiqué M. Abdelrazek dans un discours.

Il a accusé le Parlement européen d’adopter continuellement des positions et des politiques fondées sur «des hypothèses fragiles et des idées fausses, dans une tentative de prétendre qu’il a l’autorité d’évaluer et de tenir les autres pour responsables en dehors des frontières de ses pays membres, en violation des règles et des normes internationales». 

«Malheureusement, ces politiques sont dépassées, rappellent un héritage colonial européen et ne révèlent rien d’autre qu’un désir caché de répandre la culture d’une civilisation particulière. Ce sont des questions qu’aucun pays libre, en particulier l’Égypte, n’acceptera», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié vendredi, le Parlement égyptien a souligné que la résolution «montre une fois de plus que le Parlement européen insiste pour adopter une approche arrogante à l’égard de l’Égypte, se donnant le droit d’utiliser une série de mensonges purs et simples pour porter un jugement sur certains développements récents en Égypte».

M. Abdelrazek a noté que l’Égypte avait renforcé les efforts visant à améliorer la vie de ses citoyens. Il a rappelé que l’Initiative «Vie décente» était l’un des projets les plus importants du pays, qui réunit les secteurs public et privé, ainsi que la société civile, pour contribuer à améliorer le niveau de vie des plus démunis en Égypte.

Il a ajouté que l’Égypte avait lancé un dialogue national afin d’identifier les questions qui préoccupent les citoyens et qu’elle avait également réactivé le Comité des grâces présidentielles qui s’efforçait auparavant d’amnistier les condamnés et de les réintégrer dans la société.

En outre, des millions de réfugiés et de demandeurs d’asile ont été accueillis en Égypte, a précisé M. Abdelrazek, assurant que les efforts visant à promouvoir et à préserver tous les droits de l’homme dans le cadre d’une vision nationale se poursuivaient.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trois morts dans l'incendie d'un hôpital du Caire

Les pompiers égyptiens éteignent un incendie qui s'est déclaré à l'hôpital caritatif al-Noor al-Mohammadi  au Caire, le 1er février 2023. (Photo, AFP)
Les pompiers égyptiens éteignent un incendie qui s'est déclaré à l'hôpital caritatif al-Noor al-Mohammadi au Caire, le 1er février 2023. (Photo, AFP)
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  • «Le feu est parti du département de radiologie d'un hôpital d'une organisation caritative dans le quartier de Matariya», dans le nord de la capitale, a précisé le porte-parole du ministère, Hossam Abdelghaffar
  • Dans la mégalopole tentaculaire du Caire, où des millions de personnes vivent dans des quartiers informels, des incendies accidentels font régulièrement des victimes

LE CAIRE: Trois personnes ont été tuées et 32 blessées dans un incendie qui s'est déclaré mercredi dans un hôpital d'un quartier populaire du Caire, a indiqué le ministère égyptien de la Santé.

"Le feu est parti du département de radiologie d'un hôpital d'une organisation caritative dans le quartier de Matariya", dans le nord de la capitale, a précisé le porte-parole du ministère, Hossam Abdelghaffar, cité par les médias d'Etat.

Le ministère ne précise pas les raisons exactes du départ de feu.

Dans la mégalopole tentaculaire du Caire, où des millions de personnes vivent dans des quartiers informels, des incendies accidentels font régulièrement des victimes.

Ces départs de feux, notamment provoqués par des court-circuits, ne sont pas rares en Egypte, pays de plus de 104 millions d'habitants aux infrastructures publiques souvent déliquescentes.

L'un des plus meurtriers ces dernières années avait tué 41 fidèles coptes en pleine messe l'été dernier. Le 14 août, un climatiseur avait pris feu, remplissant de fumée l'étroit immeuble où une petite église de quartier avait été installée.

Bloqués dans les escaliers étroits d'un bâtiment sans aucune mesure de sécurité, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants ont suffoqué alors que les secours tardaient, peinant à circuler dans les ruelles étroites.


Nouvelle panne de navire sur le canal de Suez, le trafic reste normal

Un remorqueur tire le transporteur de matières en vrac pavillon des îles Marshall M/V Glory dans le canal de Suez. (Fichier, AFP)
Un remorqueur tire le transporteur de matières en vrac pavillon des îles Marshall M/V Glory dans le canal de Suez. (Fichier, AFP)
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  • «Une avarie de moteur a provoqué une panne sur ce bateau alors qu'il remontait le canal de Suez», a expliqué, sous couvert de l'anonymat, ce responsable de l'Autorité du canal de Suez (SCA)
  • Le scénario d'un arrêt du trafic sur le canal est redouté par les marchés mondiaux qui n'ont pas oublié le blocage ultra-médiatisé d'un porte-conteneurs géant, l'Ever Given, pendant plusieurs jours en 2021

ISMAÏLIA: Un nouveau navire a eu mercredi une panne dans le canal de Suez, selon une source au sein de l'autorité égyptienne de ce passage, sans toutefois perturber le trafic sur cette voie stratégique reliant Europe et Asie, où transite 10% du commerce maritime mondial. 

"Une avarie de moteur a provoqué une panne sur ce bateau alors qu'il remontait le canal de Suez", a expliqué, sous couvert de l'anonymat, ce responsable de l'Autorité du canal de Suez (SCA). "Le trafic n'a pas été perturbé et une opération est en cours pour secourir ce navire", a-t-il poursuivi. 

Début janvier déjà, un vraquier transportant du maïs ukrainien s'était brièvement échoué dans le canal de Suez avant d'être remis à flot sans perturber le trafic. 

Le scénario d'un arrêt du trafic sur le canal est redouté par les marchés mondiaux qui n'ont pas oublié le blocage ultra-médiatisé d'un porte-conteneurs géant, l'Ever Given, pendant plusieurs jours en 2021. 

L'opération de sauvetage avait duré six jours et coûté la vie à un agent de la SCA. L'Egypte avait perdu entre 12 et 15 millions de dollars par jour de fermeture alors que les assureurs estimaient à des milliards de dollars par jour les pertes pour le commerce maritime mondial. 

L'immense ouvrage inauguré en 1869 puis agrandi et modernisé à plusieurs reprises, qui relie la mer Rouge et la Méditerranée, est un joyau pour l'Etat égyptien, l'un des cinq au monde désormais en danger de ne pas pouvoir payer sa dette extérieure. Le canal de Suez lui a rapporté en 2022 un bénéfice record de 7,5 milliards d'euros. 

Avec une inflation à 22% officiellement - mais en réalité de plus de 100% selon les experts de l'hyperinflation - l'Egypte est lancée dans la chasse au dollar: le FMI a accepté de lui prêter trois milliards de dollars sur quatre ans, loin des 42 que le pays doit rembourser pour sa dette en 2022-2023. 


Une roquette tirée depuis Gaza interceptée par Israël

Les sirènes ont retenti dans le sud d'Israël et un missile a été intercepté en provenance de Gaza alors que les tensions montaient entre les Palestiniens et le nouveau gouvernement ultra-nationaliste du pays. (Fichier, Reuters)
Les sirènes ont retenti dans le sud d'Israël et un missile a été intercepté en provenance de Gaza alors que les tensions montaient entre les Palestiniens et le nouveau gouvernement ultra-nationaliste du pays. (Fichier, Reuters)
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  • L'armée israélienne avait auparavant rapporté que des sirènes d'alerte avaient retenti dans la ville israélienne de Sderot (sud) et dans le secteur autour de Gaza
  • En Cisjordanie, des gardes israéliens ont tué dimanche un Palestinien et les forces israéliennes ont tué lundi un Palestinien

JÉRUSALEM: Une roquette tirée depuis le territoire palestinien de Gaza a été interceptée mercredi par le système de défense antiaérien israélien, au lendemain de la visite du secrétaire d'Etat américain Antony Blinken qui a exhorté Israéliens et Palestiniens à éviter une nouvelle escalade. 

L'armée israélienne avait auparavant rapporté que des sirènes d'alerte avaient retenti dans la ville israélienne de Sderot (sud) et dans le secteur autour de Gaza. 

"Une roquette a été tirée depuis la bande de Gaza. La roquette a été interceptée par le système de défense aérien de l'armée", indique un communiqué militaire. 

Le tir n'a pas été revendiqué dans l'immédiat par les groupes armés dans la bande de Gaza, territoire de 2,3 millions d'habitants sous blocus israélien depuis 2007. 

"Je demande une réunion urgente du cabinet (de sécurité) ce soir pour examiner les manières de répondre au tir de roquette de Gaza", a réagi dans un communiqué le ministre de la Sécurité nationale et figure de l'extrême droite en Israël, Itamar Ben Gvir. 

Vendredi, l'armée israélienne avait mené des frappes contre des infrastructures du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, après des tirs de roquettes vers le territoire israélien. 

Il n'y avait pas eu de victime. 

Ces échanges de tirs faisaient suite au raid israélien le plus meurtrier depuis des années en Cisjordanie survenu jeudi. Dix personnes, des combattants et des civils, ont péri dans cette opération dans le camp de réfugiés de Jénine (nord de la Cisjordanie). 

Dans la foulée, sept personnes sont mortes vendredi dans une attaque palestinienne à Jérusalem-Est, secteur occupé et annexé par Israël. Et samedi un Palestinien a blessé deux Israéliens, un père et son fils, également à Jérusalem-Est, avant d'être blessé et arrêté. 

En Cisjordanie, des gardes israéliens ont tué dimanche un Palestinien et les forces israéliennes ont tué lundi un Palestinien. 

« Faire baisser la température » 

"Toutes les parties doivent prendre des mesures pour empêcher une nouvelle escalade de la violence et rétablir le calme", a déclaré Antony Blinken mardi à la fin de sa tournée moyen-orientale durant laquelle il a rencontré des responsables israéliens, palestiniens et égyptiens. 

Il a annoncé que des membres de son équipe allaient rester dans la région pour continuer les discussions, en vue de prendre des "mesures concrètes", "pour faire baisser la température, favoriser une plus grande coopération et renforcer la sécurité". 

L'escalade des dernières jours est intervenue après l'année la plus meurtrière depuis 2005 en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël, d'après l'ONU. 

En 2022, les violences ont fait 235 morts, à près de 90% palestiniens, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles israéliennes et palestiniennes. 

En août 2021, 49 Palestiniens ont été tués en trois jours à Gaza lors d'une escalade entre le groupe armé Jihad islamique et Israël. 

A Gaza, le mouvement Hamas a jugé que la visite de M. Blinken reflétait un "soutien absolu" à "l'occupation" israélienne.