Le dirigeant du Yémen en Jordanie pour demander des sanctions contre les Houthis

Le gouvernement internationalement reconnu du Yémen a intensifié ses pressions diplomatiques pour obtenir un soutien international (Agence de presse jordanienne).
Le gouvernement internationalement reconnu du Yémen a intensifié ses pressions diplomatiques pour obtenir un soutien international (Agence de presse jordanienne).
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Publié le Mardi 29 novembre 2022

Le dirigeant du Yémen en Jordanie pour demander des sanctions contre les Houthis

  • Le ministre yéménite des Affaires étrangères exhorte la communauté internationale à soutenir les efforts du gouvernement pour sanctionner la milice
  • Malgré la pression du gouvernement, les Houthis continuent de lancer dans tout le pays des attaques sur des sites contrôlés par l'État

AL-MUKALLA: Rashad al-Alimi, président du Conseil présidentiel du Yémen, est arrivé lundi à Amman pour appeler à des sanctions internationales contre les Houthis pour leurs attaques répétées sur les zones contrôlées par le gouvernement et sur l'infrastructure pétrolière du pays.
L'agence de presse officielle yéménite a rapporté qu'Al-Alimi, qui était accompagné de deux membres du conseil, rencontrera le roi Abdallah II ainsi que d'autres responsables jordaniens pour discuter de la guerre au Yémen et faire pression pour obtenir un soutien international de façon à contrer les menaces des Houthis contre le trafic maritime international au large des côtes du pays.
Le gouvernement internationalement reconnu du Yémen a intensifié ses pressions diplomatiques pour obtenir un soutien international visant à qualifier la milice houthie de groupe terroriste et persuader le monde de les condamner publiquement pour avoir ciblé des terminaux pétroliers dans le sud du Yémen au cours des deux derniers mois.
La visite d'Al-Alimi en Jordanie a eu lieu un jour après que le Conseil présidentiel a approuvé, après trois jours de délibérations, un certain nombre de mesures en réponse aux attaques de drones houthis contre les installations pétrolières. Ces mesures comprennent l'inscription sur la liste noire des dirigeants et organisations houthis, et le fait de sanctionner les commerçants qui traitent avec eux ou les soutiennent, dans le but de cibler les ressources financières de la milice.
Le conseil a également ordonné la relance des agences gouvernementales concernées par les mesures de lutte contre le terrorisme et la défense des infrastructures de l'État contre les menaces des Houthis.
Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Ahmed Awadh ben Mubarak, a exhorté la communauté internationale à soutenir les efforts du Yémen pour sanctionner les Houthis. Il a déclaré à l'ambassadeur américain dans le pays, Steven H. Fagin, que la désignation des Houthis comme terroristes contribuerait à freiner leurs attaques meurtrières et les pousserait à cesser de bloquer les efforts de paix visant à mettre fin à la guerre.
Malgré la pression du gouvernement, les Houthis continuent de lancer dans tout le pays des attaques sur des sites contrôlés par l'État, occasionnant des victimes et des dégâts matériels.
Selon les médias locaux ce lundi, de violents combats ont éclaté entre les soldats gouvernementaux et les Houthis dans la province de Lahj située au sud, au cours des dernières vingt-quatre heures, tandis que les Houthis lançaient une nouvelle offensive dans le district d'Al-Qabbabeh. Plusieurs soldats gouvernementaux et un migrant africain auraient été tués ou blessés dans les combats.
Les Houthis ont également lancé un tir de barrage de roquettes Katioushas sur un village à l'ouest du district de Hays dans la province ouest de Hodeidah, ont rapporté les médias locaux. Il n'y a pas eu de victimes. Les Forces conjointes du gouvernement dans la région ont réagi en ciblant les Houthis responsables de ces lancements.
À Sanaa dimanche, les Houthis ont organisé des cortèges funèbres pour neuf militaires de divers grades qui avaient été tués lors de batailles contre les troupes gouvernementales.
Par ailleurs, au moins dix soldats ont été blessés lundi dans la province d'Abyan au sud, au cours d'une patrouille, lorsque leur véhicule a déclenché une bombe en bordure de route dans la vallée d'Omaran, a déclaré à Arab News un responsable militaire local. Des engins similaires ont tué trois soldats et en ont blessé quinze dans la vallée et les zones voisines depuis le début de la semaine dernière, a indiqué cette source.
En septembre, les forces yéménites pro-indépendance ont déclaré avoir pris le contrôle total de la vallée d'Omaran, qui a longtemps été utilisée par les militants d'Al-Qaïda comme base pour se cacher, s'entraîner et planifier des attaques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

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Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.


L'armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
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  • L'armée israélienne affirme avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, où un soldat israélien a également été blessé
  • Malgré le cessez-le-feu, les tensions persistent, le Hezbollah rejetant l'accord-cadre tandis que Beyrouth dénonce la poursuite des opérations israéliennes

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué plusieurs combattants du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban et indiqué qu'un soldat israélien avait été blessé malgré le cessez-le-feu.

L'armée a affirmé avoir identifié dans la nuit plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.

"Après leur identification, les soldats ont frappé les terroristes et les ont éliminés afin d'écarter la menace", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Elle avait précédemment annoncé qu'un soldat avait été blessé dans un "affrontement rapproché" avec le Hezbollah, et a confirmé dans son second communiqué que le soldat avait été "modérement" blessé.

Il a été évacué vers un hôpital, selon les communiqués militaires.

Le Hezbollah pro-iranien n'a revendiqué aucune attaque depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avec Israël le 20 juin.

Contacté par l'AFP à Beyrouth, le mouvement chiite libanais n'a pas fait de commentaire.

Un accord-cadre parrainé par les Etats-Unis, signé fin juin par le Liban et Israël, vise à mettre un terme aux hostilités. Il prévoit le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ainsi que le retrait de l'armée israélienne de "zones pilotes", où les forces libanaises seront ensuite déployées.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël.

L'accord est intervenu plus de trois mois après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant des roquettes sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre.

Si les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d'un accord préliminaire entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que de l'accord entre le Liban et Israël, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et des tirs d'artillerie dans le sud du pays.

L'armée libanaise a récemment condamné la poursuite des activités militaires israéliennes qui, selon elle, empêchent son déploiement complet conformément à l'accord-cadre.