Mondial: Benzema «n'occupe pas l'esprit» de Deschamps

Le vainqueur du Ballon d'Or s'est blessé à la cuisse gauche à l'entraînement le 19 novembre 2022, ce qui a porté un coup fatal aux espoirs de la France de conserver le trophée au Qatar. (AFP).
Le vainqueur du Ballon d'Or s'est blessé à la cuisse gauche à l'entraînement le 19 novembre 2022, ce qui a porté un coup fatal aux espoirs de la France de conserver le trophée au Qatar. (AFP).
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Publié le Mardi 29 novembre 2022

Mondial: Benzema «n'occupe pas l'esprit» de Deschamps

  • Forfait pour la Coupe du monde après une blessure au Qatar contractée à la veille du match d'ouverture, Benzema est arrivé mardi matin vers 09h20 (06h20 à Paris) à La Réunion
  • La présence du joueur à la Réunion affaiblit l'hypothèse d'un retour à l'entraînement du Real Madrid dès jeudi, avancée lundi par quelques médias espagnols, qui spéculaient sur un retour possible de Benzema en équipe de France pendant le Mondial

DOHA : La situation de Karim Benzema, forfait pour le Mondial et arrivé mardi sur l'île de La Réunion, ne fait pas partie "des choses qui occupent mon esprit", a balayé le sélectionneur Didier Deschamps, préférant s'"occuper des 24 joueurs qui sont là" avec l'équipe de France.

La présence du joueur à la Réunion affaiblit l'hypothèse d'un retour à l'entraînement du Real Madrid dès jeudi, avancée lundi par quelques médias espagnols, qui spéculaient sur un retour possible de Benzema en équipe de France pendant le Mondial.

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Le footballeur français Karim Benzema (C) arrive à l'aéroport Roland-Garros de La Réunion, à Sainte-Marie, le 29 novembre 2022. (AFP). 

Forfait pour la Coupe du monde après une blessure au Qatar contractée à la veille du match d'ouverture, Benzema est arrivé mardi matin vers 09h20 (06h20 à Paris) à La Réunion, selon un correspondant de l'AFP.

Le Ballon d'Or 2022, en visite privée, doit séjourner une semaine dans l'océan Indien, a-t-on appris auprès d'un proche du joueur. Il est arrivé à l'aéroport international Roland-Garros à Sainte-Marie sans faire de déclaration. En tenue décontractée et casquette rouge, il s'est directement engouffré dans un SUV.

Interrogé sur le cas du Madrilène, toujours présent administrativement dans la liste officielle des Bleus à la Coupe du monde, Didier Deschamps a évacué la question. "Vous cherchez des trucs là...", a-t-il répondu en conférence de presse avant Tunisie-France, mercredi en clôture du premier tour. "Ce ne sont pas des choses qui occupent mon esprit, je ne sais pas qui dit quoi, où, comment".

"J'ai échangé avec Karim après son départ, vous savez sa situation et le délai pour qu'il se rétablisse. Je m'occupe des 24 joueurs qui sont là. Je vous laisse ça si vous voulez en parler, débattre, imaginer. Je ne vais pas commenter des trucs qui ne concernent pas notre quotidien", a-t-il ajouté.

Mondial: Deschamps maintient le flou entre Lloris et Mandanda

Le capitaine Hugo Lloris laissera-t-il sa place au gardien N.2 Steve Mandanda contre la Tunisie, mercredi (16h00) au Mondial? "Hugo est disponible, ça rentre dans la réflexion comme tous les autres joueurs", a répondu mardi Didier Deschamps.

"Je n'ai pas répondu mais ce n'est pas grave", a glissé le sélectionneur dans un sourire, refusant en conférence de presse de donner la moindre information sur les titulaires attendus lors du troisième match de groupe, à l'intérêt relatif puisque la qualification en huitièmes de finale est déjà acquise.

La présence d'Aurélien Tchouaméni avant lui face aux médias ne veut pas forcément dire que Lloris, capitaine habituellement envoyé en veille de match, serait mis au repos face à la Tunisie, a-t-il affirmé.

"Vous en déduisez ce que vous voulez, il n'y pas d'obligation de faire venir à chaque fois le capitaine. Cela prend de l'énergie aux joueurs de venir devant vous. Il faut peser ses mots aussi", a-t-il éludé face aux journalistes, ajoutant seulement que Tchouaméni "ne sera pas capitaine" mercredi.

En cas de titularisation, Lloris égalerait le record national de sélections détenu depuis 2008 par Lilian Thuram (142 capes). Mandanda vivrait lui sa 35e sélection, la deuxième seulement en Coupe du monde, quatre ans après le Danemark-France (0-0) qui avait clôturé le premier tour au Mondial-2018.

La France, déjà qualifiée pour les huitièmes de finale, est quasiment assurée de terminer en tête de son groupe en vertu d'une différence de buts favorable.

"Cette situation me permet d'être dans la gestion, (...) il n'y a pas de risque à prendre", a déclaré Deschamps. "Je prendrai une décision demain (mercredi). Des changements, oui il y en aura. Combien ? Vous ne le saurez pas et l'adversaire surtout ne le saura pas", a-t-il dit.

En tout cas, "tout le groupe est concerné", les vingt-quatre joueurs sélectionnés "ont tous envie" de jouer et "sont tous aptes".

Lundi, seul le gardien remplaçant Alphonse Areola n'a pas pris part à l'entraînement collectif, en raison de "douleurs lombaires mineures" selon l'encadrement de l'équipe de France.

Benzema a déclaré forfait le 19 novembre, après avoir été victime d'une blessure à une cuisse à l'entraînement. Son délai de convalescence avait été évalué à trois semaines par la Fédération française.

Non remplacé par Deschamps, le Madrilène figure encore dans la liste officielle des Bleus au Mondial. Lors des deux premiers matches, son nom était bien présent sur la feuille de match, avec la mention "absent".

Sollicitée par l'AFP, la Fifa a précisé qu'en cas de sacre, elle décernerait une médaille à chaque joueur et que Benzema "aurait droit" à l'une d'elles, mais que la décision de le considérer comme champion du monde revenait en dernier ressort à la sélection française.


Gouvernement: quatre nouveaux entrants dont Catherine Pégard à la Culture

Le gouvernement compte désormais 36 membres. (AFP)
Le gouvernement compte désormais 36 membres. (AFP)
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  • Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d'Amélie de Montchalin
  • Une députée qui était pressentie pour la Fonction publique s'est désistée à la dernière minute car son suppléant à l'Assemblée a refusé de siéger pour la remplacer, pour des raisons de cumul des mandats

PARIS: Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement, dont Catherine Pégard, conseillère d'Emmanuel Macron, à la Culture en remplacement de Rachida Dati partie pour faire campagne pour la mairie de Paris, a annoncé jeudi l'Elysée dans un communiqué.

Conseillère culture de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, puis à la tête du château de Versailles avant de revenir au palais présidentiel auprès d'Emmanuel Macron, cette ancienne journaliste de 71 ans arrive rue de Valois avec une excellente connaissance du monde de la culture et un solide carnet d'adresses.

Outre cette nomination attendue, l'ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage. Elle avait été chargée de la Ville et de la Citoyenneté entre 2023 et 2024, avant d'être défaite aux législatives post-dissolution de l'Assemblée nationale.

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, proche de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, devient aussi ministre déléguée chargée de l'Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu'ingénieure spécialiste du nucléaire.

Le chef de l'Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq qui souhaitait retrouver son siège à l'Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.

Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d'Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes et remplacée dès dimanche aux Comptes publics par son ex-ministre délégué David Amiel.

Ce dernier n'a pour l'instant pas de ministre délégué à la Fonction publique, le poste qu'il occupait auparavant. Selon une source au sein de l'exécutif, une ministre déléguée sera nommée d’ici à la reprise des travaux parlementaires après les élections municipales.

Une députée qui était pressentie pour la Fonction publique s'est désistée à la dernière minute car son suppléant à l'Assemblée a refusé de siéger pour la remplacer, pour des raisons de cumul des mandats, ce qui aurait provoqué une législative partielle, selon une source au courant des tractations, qui n'a pas précisé son nom.

Parmi les nouveaux entrants, Jean-Didier Berger, maire de Clamart pendant dix ans, avait rejoint l’Assemblée à l’été 2024 après la dissolution, se faisant élire dans les Hauts-de-Seine. A l’Assemblée, il faisait partie des députés du groupe LR en pointe sur le projet de budget de l’Etat.

Il avait également déposé des propositions de loi aux accents régaliens : pour autoriser le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports en commun, ou pour interdire les signes religieux ostentatoires aux mineurs qui participent à des activités d’une association subventionnée.

Camille Galliard-Minier, élue de l'Isère, est avocate de formation et l'ancienne suppléante d'Olivier Véran qu'elle a remplacé au Parlement entre 2020 et 2022 lorsque celui-ci était ministre de la Santé.

Le gouvernement compte désormais 36 membres.


Narcotrafic: pour Amine Kessaci, il faut «protéger» les personnes menacées mais aussi leur «permettre de vivre»

Pour le militant Amine Kessaci, sous protection policière avec sa famille, il faut "protéger" les personnes menacées par le narcotrafic, mais "aussi leur permettre de vivre", a-t-il appelé jeudi avec des sénateurs écologistes, qui porteront un texte sur ce sujet le 7 mai. (AFP)
Pour le militant Amine Kessaci, sous protection policière avec sa famille, il faut "protéger" les personnes menacées par le narcotrafic, mais "aussi leur permettre de vivre", a-t-il appelé jeudi avec des sénateurs écologistes, qui porteront un texte sur ce sujet le 7 mai. (AFP)
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  • Engagé contre le narcotrafic après la mort de son frère Brahim dans un narchomicide il y a cinq ans, Amine Kessaci vit sous protection policière depuis septembre, après qu'un contrat a été placé sur sa tête
  • Son petit frère, Mehdi, a été assassiné le 13 novembre, dans un probable "crime d'intimidation" en représailles à son engagement. Sa famille vit depuis aussi sous protection

PARIS: Pour le militant Amine Kessaci, sous protection policière avec sa famille, il faut "protéger" les personnes menacées par le narcotrafic, mais "aussi leur permettre de vivre", a-t-il appelé jeudi avec des sénateurs écologistes, qui porteront un texte sur ce sujet le 7 mai.

Sans critiquer le dispositif de protection existant, il appelle le gouvernement à "aller plus loin" pour "accompagner" les personnes protégées dans leur quotidien, qu'il s'agisse d'études, d'emploi ou de logement.

Engagé contre le narcotrafic après la mort de son frère Brahim dans un narchomicide il y a cinq ans, Amine Kessaci vit sous protection policière depuis septembre, après qu'un contrat a été placé sur sa tête.

Son petit frère, Mehdi, a été assassiné le 13 novembre, dans un probable "crime d'intimidation" en représailles à son engagement. Sa famille vit depuis aussi sous protection.

Les écologistes ont fait adopter mi-février à l'Assemblée un texte visant à mieux protéger les personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée. Les sénateurs écologistes comptent le reprendre le 7 mai lors d'une journée réservée.

Ce texte "est né uniquement par l'histoire de mon petit frère (...) Mehdi, assassiné pour rien, parce qu'il était mon petit frère", explique Amine Kessaci.

Membre du parti Les Ecologistes, candidat à Marseille sur la liste du maire sortant Benoît Payan, Amine Kessaci a rappelé avoir été exfiltré début février d'un meeting à Aix-en-Provence, face à une menace imminente.

Il a salué jeudi les "policières et policiers" qui ont réagi "avec un calme absolu". "C'est important, quand beaucoup leur jettent tous les maux de la société" qu'on "leur reconnaisse ça".

S'il estime qu'une personne menacée en France "est protégée", le militant de 22 ans considère que la protection ne peut se limiter à la sécurité physique, et doit permettre de poursuivre des études, d'avoir un emploi et un logement. "On a besoin de tout ce qu'il y a à côté".

Ex-veilleur de nuit dans un foyer, il souligne que le service chargé de sa protection, habitué à protéger des personnalités comme des ministres, a fait face à la nécessité nouvelle de protéger des personnes ayant une vie étudiante ou professionnelle classique.

Il explique avoir dû déménager trois fois depuis sa mise sous protection. "J'ai dû me débrouiller", dit-il.

Il a lancé un appel au gouvernement afin qu'il s'empare du texte écologiste et l'amende, précisant avoir déjà eu des échanges avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.


Municipales à Paris: Dati incarne «un risque de retour en arrière spectaculaire», accuse Grégoire

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire". (AFP)
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire". (AFP)
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  • "Rachida Dati incarne un risque de retour en arrière spectaculaire (...), un peu à l'image de ce que fait Trump aux États-Unis: c'est mettre l'écologie de côté au risque d'exposer les plus vulnérables, les plus fragiles"
  • "Notre seul adversaire dans cette élection, c'est Rachida Dati (...) Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche. Mes relations avec LFI sont notoirement dégradées"

PARIS: Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire".

"Rachida Dati incarne un risque de retour en arrière spectaculaire (...), un peu à l'image de ce que fait Trump aux États-Unis: c'est mettre l'écologie de côté au risque d'exposer les plus vulnérables, les plus fragiles, ceux qui sont exposés à la pollution, ceux qui sont exposés aux risques de la vie et à la précarité économique", a-t-il déclaré au micro de Sud Radio.

"Notre seul adversaire dans cette élection, c'est Rachida Dati (...) Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche. Mes relations avec LFI sont notoirement dégradées", a-t-il ajouté, réitérant son choix de ne pas faire alliance avec la candidate LFI Sophia Chikirou au second tour.

"Elle ne le souhaite pas et je ne le souhaite pas", a-t-il balayé, alors qu'à Lyon, le maire écologiste sortant s'est dit prêt mardi à une alliance.

L'ex-Premier adjoint de la maire PS Anne Hidalgo a également dit vouloir "incarner la probité, la droiture".

"Moi, je veux que les Parisiens soient fiers de moi comme maire. Je ne veux pas qu'ils aient un maire qui soit convoqué au tribunal pour corruption (...). Je serai un maire indépendant, libre de toute influence d'argent, de toute influence étrangère", a-t-il attaqué, faisant notamment référence au renvoi de Rachida Dati en procès pour corruption en septembre.

Le député de Paris a encore critiqué Mme Dati sur "les chiffres cités" qui seraient selon lui "fantasques", notamment le coût de la préemption d'immeubles par la Ville pour faire du logement social.

"C'est un peu le problème qu'on a avec Mme Dati. Elle ne connaît rien de nos dossiers. Elle refuse le débat. Et elle refuse le débat précisément parce qu'elle n'y connaît rien", a-t-il déclaré alors que Rachida Dati a jusqu'à présent exclu de participer à un débat télévisé avant le premier tour de l'élection.

"Rachida Dati, elle est planquée dans son ministère. (...). Elle aurait dû être +démissionnée+ depuis des mois. Aujourd'hui, on est à deux semaines du premier tour, elle est encore en train d'utiliser le ministère dans une confusion des rôles (...). Sur le plan démocratique, c'est extrêmement choquant", a-t-il ajouté, accusant le président Emmanuel Macron d'avoir "une responsabilité morale et politique immense".