La moitié des démocraties dans le monde sont en déclin, selon un nouveau rapport

«La tendance générale est très sombre», explique Kevin Casas-Zamora, secrétaire général de l'organisation (Photo, AFP).
«La tendance générale est très sombre», explique Kevin Casas-Zamora, secrétaire général de l'organisation (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 30 novembre 2022

La moitié des démocraties dans le monde sont en déclin, selon un nouveau rapport

  • Pour Kevin Casas-Zamora, le cas des États-Unis est particulièrement inquiétant
  • Sur les 173 pays couverts par le rapport, 52 des démocraties décomptées étaient en déclin

STOCKHOLM: La moitié des pays démocratiques connaissent une érosion de leur système politique, intensifiée par la guerre en Ukraine et la crise économique, selon un rapport publié mercredi le think-tank IDEA International, l'institut international pour la démocratie et l'assistance électorale.

"Nous voyons maintenant des facteurs extrêmement défavorables à la démocratie, qui sont intensifiés par les retombées de la crise économique enclenchée avec la pandémie et les conséquences économiques de la guerre en Ukraine", a déclaré à l'AFP Kevin Casas-Zamora, secrétaire général de l'organisation basée en Suède.

Selon lui, ce déclin peut se traduire par exemple par une remise en cause de la crédibilité d'élections, par des atteintes à l'État de droit ou encore par des entraves à l'espace civique.

Les démocraties dont l'érosion démocratique est la plus grave, que le rapport catégorise comme pays "en recul" et qui incluent les États-Unis depuis l'année dernière, ainsi que le Brésil, la Hongrie, la Pologne, l'Inde et l'île Maurice, sont passés de six à sept en 2022 avec l'ajout du Salvador.

Pour Kevin Casas-Zamora, le cas des États-Unis est particulièrement inquiétant.

Selon le rapport, le pays fait face à des problèmes de polarisation politique, de dysfonctionnements institutionnels et de menaces sur les libertés civiles.

"Il est maintenant clair que cette fièvre n'est pas redescendue avec l'élection d'un nouveau gouvernement", estime Monsieur Casas-Zamora.

Selon lui, cela se traduit notamment par des niveaux incontrôlables de polarisation et des tentatives de "compromettre la crédibilité des résultats électoraux sans aucune preuve de fraude".

Il estime que les États-Unis ont également fait "un pas en arrière visible" en matière de droits sexuels et reproductifs, "ce qui est très exceptionnel, car la plupart des pays, (...), progressent en termes d'élargissement des droits sexuels et reproductifs".

Plus d'autoritarisme

Sur les 173 pays couverts par le rapport, 52 des démocraties décomptées étaient en déclin.

En revanche, 27 pays se sont tournés vers l'autoritarisme, soit plus du double de ceux qui se sont tournés vers la démocratie.

Presque la moitié des régimes autoritaires ont également intensifié leur répression en 2022, l'Afghanistan, le Bélarus, le Cambodge, les Comores et le Nicaragua ayant quant à eux connu un "déclin général".

En Asie, où seulement 54% de la population vit dans une démocratie, l'autoritarisme se renforce, tandis que le continent africain reste "solide" face à l'instabilité, malgré le grand nombre de défis auxquels il doit faire face.

En Europe, près de la moitié des démocraties du continent, soit 17 pays, ont souffert d'une érosion démocratique ces cinq dernières années.

"Les démocraties peinent à équilibrer efficacement des environnements marqués par l'instabilité, l'anxiété. Le populisme continue de gagner du terrain dans le monde alors que l'innovation et la croissance stagnent ou déclinent", souligne le rapport.

Il note également des "tendances troublantes", même dans des pays avec des niveaux moyens ou élevés de standards démocratiques.

Ces cinq dernières années, les progrès ont stagné dans tous les indices des études du think tank, certains revenant au même niveau que dans les années 90, selon le rapport.

"Les systèmes démocratiques ont vraiment dégringolé ces deux dernières décennies et cela est devenu une question brûlante à notre époque", explique Monsieur Casas-Zamora.

Pourtant, il y a aussi des signes de progrès:

Le rapport indique ainsi que des populations se rassemblent pour pousser leur gouvernement à répondre aux demandes du 21e siècle, des droits de reproductifs en Amérique Latine aux protestations de la jeunesse pour le climat tout autour du globe.

"Mais aussi dans des pays comme l'Iran où les gens sont sortis dans la rue pour demander la liberté, l'égalité et la dignité", ajoute Monsieur Casas-Zamoras.

"Il y a quelques lueurs d'espoir, mais la tendance générale reste sombre".


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.