Trois quarts des humains de plus de 10 ans ont un téléphone portable en 2022

L'accès à internet progresse mais moins vite, après le bond enregistré pendant la pandémie de Covid et ses confinements qui ont forcé des centaines de millions de personnes à travailler ou étudier en ligne. (Photo, AFP)
L'accès à internet progresse mais moins vite, après le bond enregistré pendant la pandémie de Covid et ses confinements qui ont forcé des centaines de millions de personnes à travailler ou étudier en ligne. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 30 novembre 2022

Trois quarts des humains de plus de 10 ans ont un téléphone portable en 2022

  • Selon les chiffres collectés par l'UIT, 95% des personnes dans les pays riches ont un portable quand dans les pays défavorisés le taux de pénétration chute à 49%
  • Aujourd'hui, on estime que 5,3 milliards de personnes, soit 66% de la population mondiale, utilisent internet

GENÈVE: Près des trois quarts des humains âgés de plus de 10 ans ont en 2022 un téléphone portable facilitant l'accès à internet, et près d'un tiers de la population mondiale est encore privé de ce réseau international, a indiqué l'ONU mercredi.

"Les téléphones portables sont la passerelle la plus commune vers internet et le taux de propriété sert d'indicateur de la disponibilité et de l'accès à internet", écrit l'Union internationale des télécommunications (UIT) dans son rapport annuel sur la connectivité mondiale.

Pour autant, tous les propriétaires de portables n'ont pas accès à internet, en particulier dans les pays à faible revenu, où le haut débit reste souvent trop cher.

Selon les chiffres collectés par l'UIT, 95% des personnes dans les pays riches ont un portable quand dans les pays défavorisés le taux de pénétration chute à 49%.

«Ténèbres numériques»

L'accès à internet progresse mais moins vite, après le bond enregistré pendant la pandémie de Covid et ses confinements qui ont forcé des centaines de millions de personnes à travailler ou étudier en ligne.

Aujourd'hui, on estime que 5,3 milliards de personnes, soit 66% de la population mondiale, utilisent internet. La quasi-totalité de ceux qui n'y sont pas connectés se trouvent dans les pays les plus pauvres.

Ce pourcentage n'a cessé d'augmenter ces dernières années et a connu une forte "bosse" en 2020, a expliqué à l'AFP l'économiste principal de l'UIT, Thierry Geiger.

Mais il reste encore du chemin à parcourir, parce que "trop de gens vivent encore dans les ténèbres numériques", a déclaré Doreen Bogdan-Martin, qui début 2023 deviendra la première femme à diriger cette agence.

"L'accès à internet s'accroît, mais pas aussi rapidement et uniformément dans le monde qu'il le faudrait", a-t-elle ajouté, dans un communiqué sur le rapport.

Le coût

Une mesure de référence de l'accès à internet est le prix médian des services mobiles à large bande, souvent moins onéreux que les accès fixes.

Ces prix médians sont passés de 1,9% du revenu national brut par habitant à 1,5% en 2022.

Mais le coût reste encore trop élevé pour un grand nombre de consommateurs dans les pays à faible revenu où un forfait de base de données mobiles coûte 9% du revenu moyen.

C'est bien plus que le pourcentage payé dans les pays riches pour des services similaires, selon l'UIT, qui a appelé tous les pays à garantir un accès haut débit abordable, qu'elle définit comme coûtant moins de 2% du revenu national brut mensuel par habitant.

"Nous devons maintenir l'accessibilité de l'internet alors même que la récession mondiale grève les perspectives économiques de nombreux pays", a déclaré le chef sortant de l'UIT, Houlin Zhao, dans le communiqué.

M. Geiger souligne que même si le coût de la connectivité semble poursuivre sa baisse, la hausse des prix de produits de première nécessité pourrait forcer de nombreuses personnes à se déconnecter.

Même si l'accès à internet est de plus en plus considéré comme un service essentiel, "la nourriture prévaut toujours", a-t-il déclaré. Il faudra attendre l'année prochaine pour voir les éventuels effets de la crise actuelle.

La fracture numérique persistante entre riches et pauvres et aussi une fracture entre genres.

Si les femmes représentent environ la moitié de la population mondiale, elles sont quelque  259 millions de moins que les hommes à avoir accès à internet et seulement 63% des femmes vont en ligne contre 69% des hommes, indique le rapport.


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.