Les transferts d'argent vers les pays pauvres ont moins augmenté en 2022

La hausse est estimée à 2,5% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Photo, AFP).
La hausse est estimée à 2,5% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 01 décembre 2022

Les transferts d'argent vers les pays pauvres ont moins augmenté en 2022

  • Le montant total des fonds à l'échelle mondiale s'élève à environ 626 milliards de dollars
  • Les transferts de fonds avaient grimpé de 10,2% entre 2020 et 2021, soutenus par la reprise économique en Europe et aux Etats-Unis

WASHINGTON: Les transferts d'argent des migrants vers les pays pauvres et à revenu intermédiaire ont augmenté d'environ 5% en 2022, une croissance deux fois moins forte que celle de l'an passé, qui avait accéléré avec la reprise économique, a annoncé mercredi la Banque mondiale.

Le montant total des fonds à l'échelle mondiale s'élève à environ 626 milliards de dollars, a-t-elle précisé dans son communiqué.

"La réouverture des économies d'accueil, alors que la pandémie de Covid-19 reculait, a soutenu l'emploi des migrants et leur capacité à continuer d'aider leurs familles restées au pays", a détaillé la Banque mondiale.

L'inflation, en revanche, "a eu un impact négatif sur les revenus réels des migrants. L'appréciation du rouble a également influencé la valeur des envois de fonds, ce qui s'est traduit par une valeur plus élevée, en dollars américains, des envois de fonds sortants de la Russie vers l'Asie centrale", selon la même source.

L'euro plus faible, cependant, a eu l'effet inverse.

Les transferts de fonds avaient grimpé de 10,2% entre 2020 et 2021, soutenus par la reprise économique en Europe et aux Etats-Unis.

"Les migrants aident à soulager la tension des marchés du travail dans les pays d'accueil tout en soutenant leurs familles par le biais des envois de fonds", a commenté Michal Rutkowski, directeur mondial de la protection sociale et de l'emploi à la Banque mondiale.

Les "politiques de protection sociale inclusives (...) ont des impacts mondiaux par le biais des envois de fonds et doivent être poursuivies", a-t-il ajouté.

Par région, les envois vers l'Afrique subsaharienne ont augmenté de 5,2% contre +16,4% l'année dernière.

La hausse est de 10,3% vers l'Europe et l'Asie centrale, "où l'augmentation des prix du pétrole et la demande de travailleurs migrants en Russie ont soutenu les envois de fonds, en plus de l'effet d'évaluation des devises", précise la Banque mondiale.

En Ukraine, la croissance est estimée à 2%, "car les fonds destinés aux Ukrainiens ont été envoyés aux pays qui les accueillent".

La hausse est estimée à 9,3% pour l'Amérique latine et les Caraïbes, 3,5% pour l'Asie du Sud, 2,5% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et 0,7% en Asie de l'Est et dans le Pacifique.

"En 2022, pour la première fois, un seul pays, l'Inde, est sur la bonne voie pour recevoir plus de 100 milliards de dollars en envois de fonds annuels", selon le communiqué.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.