Les prix mondiaux des produits alimentaires restent stables en novembre, selon la FAO

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent stables en novembre, selon la FAO
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Publié le Vendredi 02 décembre 2022

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent stables en novembre, selon la FAO

  • L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a très légèrement diminué par rapport à son niveau du mois d'octobre
  • L'ONU a lancé jeudi un appel de fonds record pour 2023 et réclamé 51,5 milliards de dollars pour répondre à l'aggravation des besoins humanitaires

PARIS : Les prix mondiaux des produits alimentaires ont continué de se stabiliser en novembre, avec une baisse des prix des céréales liée notamment à la prolongation du corridor maritime en mer Noire, a annoncé vendredi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a très légèrement diminué par rapport à son niveau du mois d'octobre, et «n'est plus que de 0,3% supérieur à son niveau de novembre 2021».

L'indice FAO des prix des céréales a amorcé une baisse de 1,3% en novembre, le blé se repliant de 2,8% et le maïs de 1,7%, «en partie sous l'effet de la prolongation de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire».

L'indice des prix des huiles végétales, à l'inverse, «a augmenté de 2,3% en novembre, mettant fin à sept mois consécutifs de baisse», souligne la FAO, sous l'effet d'une hausse de l'huile de palme et du soja.

Par ailleurs, l'indice FAO des prix du sucre a rebondi de 5,2% en novembre. Les retards de récolte dans les principaux pays producteurs et l'abaissement du quota d'exportation en Inde suscitent des tensions et entraînent une recrudescence des achats. L'organisation économique a une nouvelle fois abaissé vendredi ses perspectives de production céréalière mondiale: elle devrait se replier de 2% en 2022 comparé à l'année précédente, une réduction qui «reflète en partie les faibles perspectives de production de maïs en Ukraine».

«45 pays, dont 33 en Afrique, neuf en Asie, deux en Amérique latine et dans les Caraïbes et un en Europe ont besoin d'une aide alimentaire extérieure pour faire face aux conflits, aux évènements météorologiques extrêmes et à l'inflation galopante», rappelle aussi la FAO vendredi.

L'ONU a lancé jeudi un appel de fonds record pour 2023 et réclamé 51,5 milliards de dollars pour répondre à l'aggravation des besoins humanitaires. Ils ont été dopés ces derniers mois par le conflit en Ukraine et par les effets du changement climatique, qui est à l'origine d'une sécheresse dramatique dans la Corne de l'Afrique.

Pour «sauver la vie et préserver les moyens de subsistance des personnes les plus exposées à l'insécurité alimentaire aiguë», la FAO aura besoin de 1,9 milliard de dollars l'an prochain, une somme qui devrait permettre de fournir une assistance «vitale» à 48 millions de personnes.


Ryanair prévoit une hausse des prix des billets pour cet été de 5 à 10%

 Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary (Photo, AFP)
Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary (Photo, AFP)
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  • Le transporteur irlandais a annoncé lundi un bénéfice net de 211 millions d'euros au troisième trimestre décalé de l'exercice 2022/2023 contre une perte de 96 millions d'euros un an plus tôt
  • Au Portugal, la compagnie aérienne a annoncé 19 nouvelles destinations (Barcelone, Rome ou Toulouse) en provenance ou à destination des aéroports de Faro (sud) et Porto (nord)

LISBONNE: Les prix des billets d'avion de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair devraient augmenter de 5 à 10% l'été prochain par rapport à 2022, dans un contexte de forte inflation, a estimé mercredi à Lisbonne son directeur Michael O'Leary.

"Je pense que cet été les prix des billets augmenteront de 5 à 10 %" par rapport à l'été dernier, dans un contexte international sans événement particulier, a expliqué M. O'Leary lors d'une conférence de presse.

Ryanair prévoit "une forte demande" pour cet été, portée notamment par le marché asiatique, après la levée des restrictions sanitaires en Chine, et par les clients américains "qui bénéficient d'un dollar fort", a-t-il ajouté.

Le transporteur irlandais a annoncé lundi un bénéfice net de 211 millions d'euros au troisième trimestre décalé de l'exercice 2022/2023, porté par le rebond de la demande notamment pour la période des fêtes de fin d'année, contre une perte de 96 millions d'euros un an plus tôt.

Au Portugal, la compagnie aérienne a annoncé 19 nouvelles destinations (Barcelone, Rome ou Toulouse) en provenance ou à destination des aéroports de Faro (sud) et Porto (nord).

Ryanair, qui comptera alors un total de 164 destinations depuis le Portugal, précise toutefois ne pas être en mesure de croître à Lisbonne "en raison de l'absence de créneaux de décollage" disponibles due, entre autres, à la saturation de l'aéroport et "des hausses des taxes aéroportuaires".

Le Portugal pourrait accueillir le nouveau centre de formation de Ryanair dans la région de Porto (nord), a indiqué le responsable de Ryanair en précisant que la décision sera connue dans les prochaines semaines.


Algérie/Qatar: signature d’une convention pour l’investissement dans la filière hôtelière

Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie  Retaj. (Photo fournie)
Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie Retaj. (Photo fournie)
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  • Abdelaziz Ali al-Naama, ambassadeur du Qatar en Algérie, indique que les relations entre les deux pays sont un modèle de l’intégration interarabe
  • «D’autres conventions et d’autres contrats seront conclus entre les deux pays», a indiqué Yacine Hammadi, le ministre algérien du Tourisme

PARIS: L’année 2022 a marqué l’entrée en vigueur d’un nouvel élan dans les relations entre l’Algérie et le Qatar. Le Haut-Commissariat algéro-qatari a tenu de nombreuses rencontres à Doha et à Alger afin d’accompagner les opérateurs économiques et de superviser les opportunités d’affaires entre les deux pays. Ces rencontres ont permis l’aboutissement d’accords de partenariat. Ils concernent notamment la création d’un hôpital algéro-qatari-allemand, l’accès au marché de la production laitière, le développement des activités et l’extension de la société de sidérurgie algéro-qatarie dans la zone industrielle de Bellara, et d’autres projets dans le secteur des transports. 

Dans un entretien pour Algérie Presse Service (APS), Abdelaziz Ali al-Naama, ambassadeur du Qatar en Algérie, indique que les relations entre les deux pays sont un modèle de l’intégration interarabe. «Les perspectives de coopération économique reposent sur la ferme conviction que les deux pays frères parviendront à un rapprochement plus étroit; c’est ce à quoi aspirent leurs directions éclairées.»

Le Qatar, un investisseur puissant 

Interrogé par Arab News en français sur le développement des relations bilatérales, Souhil Meddah, expert en ingénierie financière et en capitalisation, considère qu’elles sont «anciennes et historiques». Il ajoute que «les relations de l’Algérie avec les pays arabes sont appelées à être consolidées, avec un objectif de renforcement de la coopération économique». L’expert affirme que le Qatar, considéré comme un investisseur puissant et un très important bailleur de fonds, se positionne, comme beaucoup de pays, dans des espaces multipolaires, notamment dans la période post-Covid. 

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Souhil Meddah, expert en ingénierie financière et en capitalisation. (Photo fournie)

«Les accords de coopération conclus récemment entre les deux pays entrent dans le cadre de cette dynamique. D’un côté, l’Algérie, qui cherche à dynamiser et à diversifier son économie, peut être considérée comme une terre d’accueil pour les projets de partenariats.

«Les relations de l’Algérie avec les pays arabes sont appelées à être consolidées, avec un objectif de renforcement de la coopération économique», déclare l’expert Souhil Meddah.

Le Qatar apparaît quant à lui comme une zone de multipolarité dans un objectif de dynamisation économique et commerciale entre les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.» Souhil Meddah rappelle que l’Algérie réserve une place importante aux pays arabes, parmi lesquels le Qatar, dans ses projets de coopération économique.

L’Algérie et le Qatar ont procédé à la signature d’une convention-cadre qui porte sur le renforcement de la coopération et de l’investissement dans le domaine du développement et de la gestion des structures hôtelières. Elle concerne le groupe Hôtellerie tourisme et thermalisme (HTT) et la société qatarie Retaj Hotels Hospitality.  

 

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Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG du groupe HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du Conseil d’administration de la société qatarie  Retaj. (Photo fournie)

Promouvoir les unités hôtelières 

Signée le 2 janvier 2023 par Mohamed Anouar Benabdelouahad, PDG de HTT, et cheikh Nayef ben Eid al-Thani, président du conseil d’administration de Retaj, en présence du ministre algérien du Tourisme, Yacine Hammadi, cette convention prévoit la mobilisation des investissements nécessaires pour promouvoir les unités hôtelières conformément aux standards internationaux et pour améliorer la qualité des services dans ce domaine. 

Cet accord permettra à la société qatarie d’apporter son assistance en matière de gestion, de réhabilitation et d’amélioration des services de soixante-treize établissements qui appartiennent au groupe algérien à travers le territoire national. «D’autres conventions et d’autres contrats seront conclus pour hisser le niveau des relations bilatérales dans divers domaines, notamment dans le secteur du tourisme», a indiqué Yacine Hammadi lors de la signature de l’accord. 

Rappelons que la délégation qatarie, conduite par le président du conseil d'administration du Groupe Retaj Hotel and Hospitality, qui est aussi vice-président du conseil d'administration du Fonds de développement du tourisme arabe et membre de l'Association des hôtels qataris, cheikh Nayef ben Eid al-Thani, a effectué une visite de travail en Algérie. Elle a été reçue par le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane. Son objectif est d’explorer les différentes opportunités offertes dans le secteur du tourisme.


Automobile: sixième mois de léger rebond pour le marché français

Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers. (AFP)
Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers. (AFP)
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  • Les ventes, ralenties par les pénuries de puces électroniques et les problèmes logistiques, restent cependant loin de leurs niveaux d'avant-crise
  • Les constructeurs avaient vendu plus de 150 000 véhicules en janvier 2019

PARIS: Le marché français des voitures neuves a poursuivi sa légère embellie au mois de janvier, avec 111.939 véhicules écoulés (+8,8%), a indiqué mercredi la Plateforme automobile (PFA), qui représente constructeurs et équipementiers.

Les ventes, ralenties par les pénuries de puces électroniques et les problèmes logistiques, restent cependant loin de leurs niveaux d'avant-crise: les constructeurs avaient vendu plus de 150.000 véhicules en janvier 2019.

Le mois de janvier 2023 a notamment été emmené par Dacia (+54% à 11.538 unités) qui classe sa Sandero en tête des ventes. Renault enregistre également un rebond avec 17.097 unités (+9,16%).

Le groupe Stellantis continue de souffrir fortement des problèmes logistiques, avec 33.782 voitures vendues (-9,48%), et des ventes limitées chez Peugeot comme chez Citroën.

Toyota, dont la Yaris Cross a été la voiture la plus produite en France en 2022, enregistre au contraire une belle performance avec 8.965 voitures vendues (+18%).

Le groupe Volkswagen affiche également un fort rebond avec 15.241 voitures vendues (+22%).

Les électriques ont représenté 13% des ventes en janvier, en léger recul par rapport la fin de l'année 2022.

Les hybrides et hybrides rechargeables ont représenté 32,5% des ventes, et les voitures à essence 38,7%.