Biens mal acquis libanais: une proche du gouverneur de la banque centrale mise en examen en France

Dans cette photo publiée par la Banque centrale du Liban le 24 novembre 2022, le gouverneur de la Banque centrale Riad Salameh se tient à côté de piles de lingots d'or au siège de la banque dans la capitale libanaise Beyrouth. (Photo, AFP)
Dans cette photo publiée par la Banque centrale du Liban le 24 novembre 2022, le gouverneur de la Banque centrale Riad Salameh se tient à côté de piles de lingots d'or au siège de la banque dans la capitale libanaise Beyrouth. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 02 décembre 2022

Biens mal acquis libanais: une proche du gouverneur de la banque centrale mise en examen en France

Dans cette photo publiée par la Banque centrale du Liban le 24 novembre 2022, le gouverneur de la Banque centrale Riad Salameh se tient à côté de piles de lingots d'or au siège de la banque dans la capitale libanaise Beyrouth. (Photo, AFP)
  • Anna K., Ukrainienne âgée de 46 ans et présentée comme très proche de Riad Salamé, a été mise en examen pour «association de malfaiteurs» (…)
  • Riad Salamé, âgé de 72 ans et qui n'est pas mis en cause à ce stade en France, s'est défendu à plusieurs reprises dans les médias, estimant être le «bouc émissaire» de la crise économique

PARIS: Une femme proche du gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salamé, a été mise en examen le 14 juin dans l'enquête à Paris sur le patrimoine potentiellement frauduleux acquis par celui-ci en France, a appris vendredi l'AFP de source judiciaire, confirmant une information de Mediapart. 

Anna K., Ukrainienne âgée de 46 ans et présentée comme très proche de Riad Salamé, a été mise en examen pour "association de malfaiteurs", "blanchiment en bande organisée", "blanchiment de fraude fiscale aggravée" et "recel de délit puni de 10 ans d'emprisonnement", puis placée sous contrôle judiciaire, a confirmé la source judiciaire. 

Selon son interrogatoire, dont l'AFP a eu connaissance, Anna K. est notamment suspectée d'avoir "participé à des montages financiers complexes permettant de dissimuler l'origine des fonds détournés par Riad Salamé au préjudice de la banque du Liban (...) et le bénéficiaire effectif final des fonds". 

Sollicité, son avocat n'a pas répondu à l'AFP. 

Fin mars, la France, l'Allemagne et le Luxembourg avaient annoncé geler 120 millions d'euros d'avoirs libanais à la suite d'une enquête pour blanchiment d'argent, un mouvement visant M. Salamé et quatre de ses proches. 

En France, un certain nombre de biens immobiliers suspectés d'appartenir de fait à M. Salamé, parmi lesquels des appartements dans le XVIe arrondissement de Paris et des espaces situés sur les Champs-Elysées, ainsi que des comptes bancaires, avaient été saisis. 

C'est la première mise en examen dans ce dossier initié à la suite de plaintes d'associations et confié depuis juillet 2021 à des juges d'instruction financiers parisiens qui enquêtent sur le riche patrimoine en France de Riad Salamé, gouverneur de la Banque centrale libanaise depuis 1993. 

Riad Salamé, âgé de 72 ans et qui n'est pas mis en cause à ce stade en France, s'est défendu à plusieurs reprises dans les médias, estimant être le "bouc émissaire" de la crise économique. 

"Cette mise en examen date du mois de juin dernier", a réagi son avocat français, Me Pierre-Olivier Sur, saluant ensuite ses "performances" concernant l'économie libanaise "dont il est le seul maître à bord". 

Parmi les nombreuses procédures visant à travers le monde le gouverneur de la banque centrale libanaise, une a été ouverte dans son pays en 2021 concernant son patrimoine, après une demande d'aide de la Suisse qui mène sa propre enquête. 

Malgré les nombreuses plaintes, convocations, enquêtes et une interdiction de voyager émise à son encontre en janvier, M. Salamé est toujours à son poste de gouverneur. 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.