Le Canada sanctionne une société iranienne accusée d'avoir livré des drones à la Russie

Parmi les cibles de ces mesures de rétorsion, l'entreprise aérienne commerciale et de fret Safiran Airport Services a «coordonné des vols militaires russes entre l'Iran et la Russie» et est accusée d'avoir aidé à livrer des drones iraniens à Moscou pour qu'ils soient utilisés en Ukraine (Photo, Armée iranienne via AFP).
Parmi les cibles de ces mesures de rétorsion, l'entreprise aérienne commerciale et de fret Safiran Airport Services a «coordonné des vols militaires russes entre l'Iran et la Russie» et est accusée d'avoir aidé à livrer des drones iraniens à Moscou pour qu'ils soient utilisés en Ukraine (Photo, Armée iranienne via AFP).
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Publié le Samedi 03 décembre 2022

Le Canada sanctionne une société iranienne accusée d'avoir livré des drones à la Russie

  • En novembre, le Canada avait déjà sanctionné deux entreprises iraniennes d'armement accusées d'envoi de drones et personnel à la Russie
  • Le journal iranien ultraconservateur Javan, «qui diffuse des messages antisémites et la propagande du régime iranien», figure également sur la liste

MONTRÉAL: Le Canada a pris des mesures vendredi contre une entreprise iranienne accusée d'avoir fourni des drones à la Russie, dans une nouvelle série de sanctions en réponse "au comportement odieux du régime iranien, tant au pays qu'à l'étranger".

En novembre, le Canada avait déjà sanctionné deux entreprises iraniennes d'armement accusées d'envoi de drones et personnel à la Russie pour attaquer l'Ukraine.

Ottawa impose donc des sanctions contre quatre personnes et cinq entités "pour leur rôle dans les violations flagrantes et systématiques des droits de la personne et les actions commises par le régime qui menacent toujours la paix et la sécurité internationales".

Parmi les cibles de ces mesures de rétorsion, l'entreprise aérienne commerciale et de fret Safiran Airport Services a "coordonné des vols militaires russes entre l'Iran et la Russie" et est accusée d'avoir aidé à livrer des drones iraniens à Moscou pour qu'ils soient utilisés en Ukraine.

Le Canada s'en prend aussi à Baharestan Kish Company, spécialisée dans la conception et la fabrication de drones militaires en Iran, qui a notamment conclu des accords avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), l'armée idéologique du pouvoir iranien.

En septembre, les Etats-Unis avaient déjà pris des mesures contre ces deux entreprises.

Le journal iranien ultraconservateur Javan, "qui diffuse des messages antisémites et la propagande du régime iranien", figure également sur la liste.

Parmi les responsables visés figurent Morteza Talaei, deuxième brigadier-général au sein des Gardiens, Hassan Karami, commandant des forces de l'ordre, ainsi que Ali Ghanaatkar Mavardiani, un haut magistrat et procureur.

"Le Canada ne restera pas les bras croisés pendant que le régime commet des violations des droits de la personne de plus en plus graves et étendues à l'endroit du peuple iranien", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Au total, ces dernières semaines, le gouvernement canadien a imposé des sanctions contre 99 personnes et 181 entités iraniennes, dont la police des moeurs.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.