L’époux de la jihadiste Shamima Begum se défend contre des allégations de traite

Yago Riedijk (G) qui avait 23 ans lorsqu’il a épousé Shamima Begum (D), âgée de 15 ans à l’époque, a déclaré que le couple avait un bon mariage. (Captures d’écran)
Yago Riedijk (G) qui avait 23 ans lorsqu’il a épousé Shamima Begum (D), âgée de 15 ans à l’époque, a déclaré que le couple avait un bon mariage. (Captures d’écran)
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Publié le Samedi 03 décembre 2022

L’époux de la jihadiste Shamima Begum se défend contre des allégations de traite

  • Yago Riedijk affirme que lui et l’écolière « s’étaient mis d’accord sur les conditions du mariage »
  • Begum fait appel d’une décision du gouvernement britannique de lui retirer sa citoyenneté

LONDRES : L’époux de Shamima Begum, mariée Daëch, a insisté que son mariage avec l’écolière britannique était heureux, a reporté le Daily Mail.

Yago Riedijk, qui avait 23 ans lorsqu’il a épousé Begum alors âgée de 15 ans, a déclaré que le couple avait eu un bon mariage en Syrie, malgré les affirmations de Begum d’avoir été victime de traite.

Begum a quitté son domicile de l’est de Londres en février 2015 et a épousé Riedijk, hollandais converti et soldat de Daëch, quelques jours après son arrivée en Syrie.

Le couple a eu trois enfants tous morts de maladie ou de malnutrition.

Les avocats de Begum –  qui fait appel de la décision du gouvernement britannique de lui retirer sa citoyenneté – ont déclaré au tribunal spécial de l’immigration la présence de preuves « accablantes » montrant que la jeune fille aurait été victime de la traite par Daëch à des fins « d’exploitation sexuelle et de mariage avec un homme adulte. »

Nick Squires KC, membre de son équipe juridique, a déclaré à la Commission spéciale des recours en matière d’immigration : « Elle a suivi un schéma bien connu selon lequel ISIS (un autre terme pour désigner le groupe terroriste) recrutait cyniquement et préparait des enfants de sexe féminin dès l’âge de 14 ans afin qu’elles soient offertes comme épouses à des hommes adultes. »

Cependant, Riedijk a déclaré lors d’un entretien depuis la prison du nord de la Syrie que le mariage était consensuel et initialement heureux.

« En fait, je cherchais à me marier et un de mes amis m’a dit qu’il y a une fille qui voulait également se marier et m’a demandé si cela m’intéressait ; je l’ai donc accepté. »

Il ajoute : « Nous avions discuté et nous sommes mis d’accord sur les conditions de mariage. »

« Ce n’était vraiment pas aussi important. C’était comme n’importe quelle autre petite chose ; comme faire du shopping par exemple. »

« Elle a demandé à ce que je lui accorde quelques libertés : du shopping, voir ses amies et d’autres choses très basiques que j’ai acceptées. Nous nous sommes mis d’accord sur une dot – tout ce qu’elle a demandé en retour était une traduction anglaise du Coran que j’ai également acceptée. »

Après l’éviction de Daëch du dernier territoire dont il s’était emparé en Syrie et en Irak en mars 2019, le gouvernement britannique a déclaré que Begum était un risque et a donc annulé sa citoyenneté.

Le MI5, le service de sécurité britannique a conclu que son voyage en Syrie était en fait volontaire et qu’elle avait « fait preuve de détermination et d’engagement » afin de rejoindre le groupe terroriste.

Le MI5 a d’ailleurs déclaré dans un communiqué que les recrues de Daëch étaient susceptibles d’avoir été radicalisées et ont probablement reçu une formation militaire afin de se battre pour la défense du groupe.

« Elles ont été exposées à des actes routiniers extrêmement violents qui auraient eu pour effet de les désensibiliser et les encourager à considérer l’activité terroriste violente comme une ligne de conduite acceptable et légitime. »

« (Daëch) s’est engagé à perpétuer la violence contre ceux qu’ils considéraient comme ennemis de l’Islam, notamment le Royaume-Uni. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: une frappe israélienne endommage un site protégé par l'Unesco à Tyr

 Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
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  • Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban
  • Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés

TYR: Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes.

"Je lance un appel pour éviter de cibler les sites archéologiques du pays (..) en particulier les ruines de Tyr qui sont dans le patrimoine commun de l'humanité", a déclaré Ghassan Salamé à l'AFP.

Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés.

Cette ville est la cible d'une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'armée israélienne avait émis un nouvel ordre d'évacuation dimanche pour une zone qui inclut l'un des deux sites, comprenant des vestiges romains, avant de mener des frappes.

Des correspondants de l’AFP ont pu voir une partie de la zone proche des colonnes antiques recouverte de débris, fragments de métal tordu, branches d’arbres brisées.

Des gravats de béton et de métal parsèment un escalier de pierre menant à l’intérieur du site.

"L'ampleur des débris et des dégâts dans le site est importante", selon Ali Badaoui.

Les frappes se sont abattues sur des bâtiments avoisinants et l'une a touché un bureau administratif du site, rapporte le responsable.

"Certains artéfacts archéologiques ont été endommagés lorsque des gravats les ont atteints, car une pluie de débris est tombée sur un vaste périmètre", visant "colonnes, chapiteaux, bases de colonnes, mosaïques", énumère-t-il.

Ghassan Salamé a souligné que que les autorités évalueraient les dégâts "dès qu'un cessez-le-feu aura lieu ou que nous pourront avoir accès aux ruines sans mettre en danger la vie de nos archéologues".

Il a souligné qu'Israël "ne respecte pas" la Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé, ni les "Boucliers bleus", un emblème symbolique mis en place par un comité lié à l'Unesco pour protéger le site de Tyr.

Depuis une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2023-2024, l’Unesco a placé plus de 70 sites patrimoniaux au Liban, dont Tyr, sous " protection renforcée provisoire".

Le site de Tyr "est un site civil, un site inscrit au patrimoine mondial, ce n’est absolument pas un site militaire, et il n’y a aucune activité militaire sur place", a assuré M. Badaoui.

L’autre site protégé de Tyr, El‑Bass, a aussi été endommagé depuis le début de la guerre le 2 mars, a-t-il ajouté.


L'armée israélienne dit qu'elle poursuivra ses opérations «dans tout le Liban»

L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
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  • "Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin
  • "Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth.

"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.

"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".


L'armée israélienne annonce un nouveau barrage de missiles iraniens

Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
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  • L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien
  • "Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace"

JERUSALEM: L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.

"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.